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Vie du curé d'Ars
Van Der Meersch Maxence
ALBIN MICHEL
6,85 €
Épuisé
EAN :9782226047557
En plein dix-neuvième siècle, au siècle de la machine à vapeur et du chemin de fer, sous nos yeux presque, un homme se décide. Il croit. Il s'embarque pour la gigantesque aventure. Et voilà devant les foules soulevées de délire l'âge de l'Evangile qui recommence! Les enthousiasmes des masses, les guérisons, les prophéties, les miracles." Qui réalise tout cela? Le dernier des humbles, un prêtre ordonné par raccroc, un homme qui n'a jamais pu retenir une déclinaison latine ni la grammaire française, qui n'a ni l'intelligence, ni le savoir, ni l'éclat qui fascine, ni l'éloquence qui entraîne, un déshérité de l'esprit. Avec une simplicité enfantine, il établit autour de lui le royaume de Dieu. "Et quelles sont ses armes, ses leviers d'action tout puissants? Le sacrifice et la foi. Le sacrifice dans ce qu'il a de plus effrayant, de plus absurde en apparence, jusqu'à la discipline, le cilice, les coups de chaîne de fer sur l'échine. Et la foi! la foi qui fait obéir les montagnes. Ce qui soulève les foules à Ars, ce qui arrache aux plus sceptiques un cri d'admiration, de vénération, de repentir, c'est avant tout la foi qu'on sent chez ce prêtre, une foi formidable, absolue, inébranlable, une foi qui lui fait dire au paralytique:" Jette tes béquilles! ", et qui l'emplit, l'imprègne, le submerge jusqu'à l'étouffer, l'empêcher de parler, ne plus faire de lui, à l'église, au catéchisme, en chaire, qu'une forme qui montre Dieu et qui pleure de tendresse." Quelle leçon pour nous, pour nous surtout, hommes d'aujourd'hui... ""
Voici sans doute le sujet le plus audacieux qu'ait affronté Van der Meersch avec toute la générosité d'un talent qui le portait vers les grandes causes à défendre. C'est la confession d'un homme, Emmanuel Ghelens. Né au sein d'une riche famille flamande, mal aimé de ses parents, trop sensible, il se replie tout jeune sur lui-même. Mais, bientôt, il découvre quel enfer il porte en lui. Son âme est la proie d'une lutte déchirante. Les êtres qu'il est prêt à aimer de toute son âme, ceux-là mêmes se détournent de lui avec horreur. Emmanuel soulève devant nous le masque qu'il porte d'ordinaire, et sur son visage nous voyons les stigmates de l'amour qui n'ose pas dire son nom. Emmanuel a lutté pourtant, il a fui la tentation, il a subi un examen médical. Il pense même à se marier. Mais toujours son vice l'entraîne. Et cette longue plainte pathétique se terminera par le recours à la Puissance Suprême, à vrai dire toujours présente dans ces pages, à Dieu qui comprend et pardonne toutes les fautes, sauf le mal entièrement volontaire du pécheur. Tel est ce livre terrible et vrai. Si Van der Meersch laisse au vice son nom, il engage pourtant les malheureux qui en sont la proie à ne pas désespérer. D'où leur viendra l'espoir ? Du Christ, qui par ses mérites, a payé pour toutes nos misères et infamies. En ce sens, Masque de Chair est conforme à l'esprit évangélique. Audacieux, mais sans complaisance, ce livre est un roman poignant. Par-delà la tombe, Van der Meersch fidèle à la mission qu'il s'était assignée met également en garde les jeunes gens, et leurs parents aussi, contre une des lèpres morales de notre époque.
C'est dans le cadre merveilleux de Bruges, la Venise du Nord qui a gardé son aspect médiéval, ses canaux, ses vieux quais moussus, son beffroi, que Maxence Van der Meersch a choisi de situer ce roman. Avec le souci de vérité psychologique et l'exactitude dans la peinture des décors qui caractérisent toute son oeuvre, l'auteur de L'Empreinte du dieu, Prix Goncourt 1936, nous offre une histoire simple et poignante. Celle de deux êtres ayant le même goût passionné de la vie, le même profond besoin d'aimer, et que le destin a conduit, l'un et l'autre, à une union malheureuse. Réunis par le jeu du hasard, ils succombent à la loi d'un amour infrangible et vivent une belle aventure sentimentale. Mais leur bonheur, dans l'entre-deux-guerres, ne sera que de courte durée.
Résumé : En 1897, Thérèse Martin mourait au Carmel de Lisieux à l'âge de vingt-quatre ans. Dès lors, le souvenir de cette figure lumineuse n'a cessé de grandir pour finir par être couronnée, cent ans plus tard, du titre de "docteur de l'Eglise". Publié en 1947, La petite sainte Thérèse de Maxence Van der Meersch marqua un tournant décisif dans cette histoire d'amour entre une sainte et le public. Par ses révélations sur l'attitude des autorités supérieures de Lisieux, il provoquait un véritable scandale, mais contribuait aussi à donner de Thérèse une image qui façonne encore son immense popularité. Avec son talent de grand romancier catholique proche du peuple, l'auteur parvenait à reconstituer le parcours d'un être singulièrement vivant, concret, confronté aux épreuves de la souffrance et du doute. Au-delà de l'importance historique de ce livre, analysée par Jacques Maître dans la préface de la présente édition, c'est un modèle de simplicité et d'humilité qui nous est montré dans cette oeuvre, et l'on comprend pourquoi la spiritualité thérésienne ne cesse de nourrir des fidèles issus de tous les horizons.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin