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Masque de chair
Van Der meersch maxence
ALBIN MICHEL
11,95 €
Épuisé
EAN :9782226043092
Voici sans doute le sujet le plus audacieux qu'ait affronté Van der Meersch avec toute la générosité d'un talent qui le portait vers les grandes causes à défendre. C'est la confession d'un homme, Emmanuel Ghelens. Né au sein d'une riche famille flamande, mal aimé de ses parents, trop sensible, il se replie tout jeune sur lui-même. Mais, bientôt, il découvre quel enfer il porte en lui. Son âme est la proie d'une lutte déchirante. Les êtres qu'il est prêt à aimer de toute son âme, ceux-là mêmes se détournent de lui avec horreur. Emmanuel soulève devant nous le masque qu'il porte d'ordinaire, et sur son visage nous voyons les stigmates de l'amour qui n'ose pas dire son nom. Emmanuel a lutté pourtant, il a fui la tentation, il a subi un examen médical. Il pense même à se marier. Mais toujours son vice l'entraîne. Et cette longue plainte pathétique se terminera par le recours à la Puissance Suprême, à vrai dire toujours présente dans ces pages, à Dieu qui comprend et pardonne toutes les fautes, sauf le mal entièrement volontaire du pécheur. Tel est ce livre terrible et vrai. Si Van der Meersch laisse au vice son nom, il engage pourtant les malheureux qui en sont la proie à ne pas désespérer. D'où leur viendra l'espoir ? Du Christ, qui par ses mérites, a payé pour toutes nos misères et infamies. En ce sens, Masque de Chair est conforme à l'esprit évangélique. Audacieux, mais sans complaisance, ce livre est un roman poignant. Par-delà la tombe, Van der Meersch fidèle à la mission qu'il s'était assignée met également en garde les jeunes gens, et leurs parents aussi, contre une des lèpres morales de notre époque.
Notes Biographiques : Avocat de formation, Maxence Van der Meersch (1907-1951), préféra très tôt la plume à la robe. Son oeuvre, empreinte d'humanisme et essentiellement tournée vers la description des gens modestes du Nord, sa région natale, repose sur trois grands axes : la documentation, le reportage et l'autobiographie. Parmi une oeuvre abondante, il faut citer : La maison dans la dune (1932), Car ils ne savent pas ce qu'ils font (1933), ou encore La fille pauvre (1934). Invasion 14 manqua d'une voix le Goncourt. L'année suivante, en 1936, Maxence Van der Meersch l'obtint avec L'Empreinte de Dieu.
Ce livre, écrit en 1945, à l'époque où la France connaissait le régime déshonorant de la prostitution réglementée, n'a rien perdu de son actualité. Sans doute, la loi du 13 avril 1946 a-t-elle fermé officiellement "les maisons de tolérance" mais la prostitution n'en continue pas moins à prospérer, pour le plus grand malheur de celles qui en sont les victimes et pour le plus grand profit de ceux qui les exploitent. Ces profiteurs du vice et de l'esclavage de la femme n'ont pas perdu l'espoir de faire rouvrir les fameuses maisons et leur Amicale s'y emploie activement. A leurs arguments qui restent les mêmes, le livre de Van Der Meersch demeure encore la meilleure réponse. Cette ?uvre, en effet, est l'une des plus courageuses et des plus attachantes de l'auteur, qui y a apporté la marque de son talent et le souffle de sa charité généreuse. Femmes A L'encan a ouvert la voie à d'autres écrivains qui, depuis, ont publié des pages émouvantes et probantes sur ce sujet. On ne peut que se féliciter et se réjouir de voir réimprimer la belle ?uvre de Van Der Meersch, écrite pour que prenne fin définitivement l'esclavage des malheureuses "Femmes à l'encan".
Résumé : Invasion 14 rappelle un événement peu connu : l'occupation du Nord de la France par l'Allemagne en 1914. Maxence Van der Meersch, qui a alors 7 ans, en est le témoin attentif et apeuré. On surveille les "mobilisables", hommes de dix-sept à soixante ans. Certains sont emmenés en Allemagne, d'autres soumis au travail forcé. Vingt mille personnes, dont huit mille Roubaisiens, sont envoyées dans les Ardennes pour participer aux travaux agricoles. Les réfractaires au travail obligatoire sont envoyés à proximité de la ligne de feu, afin d'éloigner les bouches inutiles. Des dizaines de milliers d'enfants, de femmes et de vieillards sont acheminés vers le Sud de la France où se trouvent déjà trois cent mille réfugiés. Les Allemands s'installent dans les maisons, pillent, réquisitionnent, confisquent. Dans les usines, on enlève les machines, on casse. La production n'est maintenue sous la menace que pour les besoins de guerre. Le chômage et la misère ravagent la population. Dans ce contexte, résistants et collaborateurs s'opposent... Lors de sa publication en 1935, Invasion 14 déclencha la polémique. Face à un discours mythologique en usage depuis la fin de la guerre, il laissait entendre que des patrons avaient produit pour l'Allemagne, que le refus était venu du peuple, que la haute bourgeoisie loin d'être unanime avait été divisée, hésitante, souvent hypocrite, que certaines fortunes s'étaient faites grâce au marché noir....
Prix Goncourt, Grand prix de l'Académie française, l'écrivain Maxence Van der Meersch (1907-1951) est un des grands "peintres du Nord", sa région natale. Avec près de vingt romans. il a imposé une ?uvre qui s'inscrit dans la lignée d'André Maurois, François Mauriac ou Roger Martin du Gard, privilégiant la peinturé de m?urs, l'analyse humaniste, mais proposant avant tout un certain regard sur la société de l'entre-deux-guerres et le monde ouvrier. Publié en 1932, La maison dans la dune, son premier roman, eut un succès immédiat. Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent. Les hommes et leurs chiens se livrant des combats souvent mortels. La rencontre de Sylvain le contrebandier et de Jacqueline est le début d'une histoire passionnelle, à l'image de ce roman violent, vrai, et profondément humain, qui offre l'occasion de redécouvrir un grand écrivain.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.