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Femmes à l'encran. Un esclavagisme patenté
Van Der Meersch Maxence
ALBIN MICHEL
13,55 €
Épuisé
EAN :9782226045676
Ce livre, écrit en 1945, à l'époque où la France connaissait le régime déshonorant de la prostitution réglementée, n'a rien perdu de son actualité. Sans doute, la loi du 13 avril 1946 a-t-elle fermé officiellement "les maisons de tolérance" mais la prostitution n'en continue pas moins à prospérer, pour le plus grand malheur de celles qui en sont les victimes et pour le plus grand profit de ceux qui les exploitent. Ces profiteurs du vice et de l'esclavage de la femme n'ont pas perdu l'espoir de faire rouvrir les fameuses maisons et leur Amicale s'y emploie activement. A leurs arguments qui restent les mêmes, le livre de Van Der Meersch demeure encore la meilleure réponse. Cette ?uvre, en effet, est l'une des plus courageuses et des plus attachantes de l'auteur, qui y a apporté la marque de son talent et le souffle de sa charité généreuse. Femmes A L'encan a ouvert la voie à d'autres écrivains qui, depuis, ont publié des pages émouvantes et probantes sur ce sujet. On ne peut que se féliciter et se réjouir de voir réimprimer la belle ?uvre de Van Der Meersch, écrite pour que prenne fin définitivement l'esclavage des malheureuses "Femmes à l'encan".
C'est dans le cadre merveilleux de Bruges, la Venise du Nord qui a gardé son aspect médiéval, ses canaux, ses vieux quais moussus, son beffroi, que Maxence Van der Meersch a choisi de situer ce roman. Avec le souci de vérité psychologique et l'exactitude dans la peinture des décors qui caractérisent toute son oeuvre, l'auteur de L'Empreinte du dieu, Prix Goncourt 1936, nous offre une histoire simple et poignante. Celle de deux êtres ayant le même goût passionné de la vie, le même profond besoin d'aimer, et que le destin a conduit, l'un et l'autre, à une union malheureuse. Réunis par le jeu du hasard, ils succombent à la loi d'un amour infrangible et vivent une belle aventure sentimentale. Mais leur bonheur, dans l'entre-deux-guerres, ne sera que de courte durée.
Voici sans doute le sujet le plus audacieux qu'ait affronté Van der Meersch avec toute la générosité d'un talent qui le portait vers les grandes causes à défendre. C'est la confession d'un homme, Emmanuel Ghelens. Né au sein d'une riche famille flamande, mal aimé de ses parents, trop sensible, il se replie tout jeune sur lui-même. Mais, bientôt, il découvre quel enfer il porte en lui. Son âme est la proie d'une lutte déchirante. Les êtres qu'il est prêt à aimer de toute son âme, ceux-là mêmes se détournent de lui avec horreur. Emmanuel soulève devant nous le masque qu'il porte d'ordinaire, et sur son visage nous voyons les stigmates de l'amour qui n'ose pas dire son nom. Emmanuel a lutté pourtant, il a fui la tentation, il a subi un examen médical. Il pense même à se marier. Mais toujours son vice l'entraîne. Et cette longue plainte pathétique se terminera par le recours à la Puissance Suprême, à vrai dire toujours présente dans ces pages, à Dieu qui comprend et pardonne toutes les fautes, sauf le mal entièrement volontaire du pécheur. Tel est ce livre terrible et vrai. Si Van der Meersch laisse au vice son nom, il engage pourtant les malheureux qui en sont la proie à ne pas désespérer. D'où leur viendra l'espoir ? Du Christ, qui par ses mérites, a payé pour toutes nos misères et infamies. En ce sens, Masque de Chair est conforme à l'esprit évangélique. Audacieux, mais sans complaisance, ce livre est un roman poignant. Par-delà la tombe, Van der Meersch fidèle à la mission qu'il s'était assignée met également en garde les jeunes gens, et leurs parents aussi, contre une des lèpres morales de notre époque.
RESUME : "L'Empreinte du dieu" de Maxence Van der Meersch est un roman qui explore les complexités de l'âme humaine à travers une fresque sociale vibrante et poignante. Situé dans le Nord de la France, ce récit plonge le lecteur dans les tourments et les espoirs des personnages confrontés aux défis de la vie quotidienne. Van der Meersch, avec sa plume incisive et empathique, dépeint la lutte intérieure de ses protagonistes contre les forces invisibles qui semblent diriger leur destin. Le roman s'articule autour de la quête de sens et de rédemption, tout en explorant les thèmes de la foi et de la fatalité. Les personnages, profondément humains, sont dessinés avec une complexité qui reflète les tensions de la société de l'époque. A travers des descriptions riches et évocatrices, l'auteur nous invite à réfléchir sur les choix moraux et les conséquences de nos actions. Le style de Van der Meersch, à la fois lyrique et réaliste, capte l'essence des émotions humaines, créant une oeuvre qui résonne encore aujourd'hui par sa pertinence et son universalité. "L'Empreinte du dieu" est un voyage introspectif qui questionne les certitudes et explore les profondeurs de l'âme avec une acuité rare. L'AUTEUR : Maxence Van der Meersch, né le 4 mai 1907 à Roubaix, est un écrivain français dont l'oeuvre est profondément ancrée dans la réalité sociale de son temps. Issu d'une famille modeste, il puise dans ses origines pour nourrir ses récits d'un réalisme poignant. Après des études de droit, il se consacre à l'écriture, trouvant dans la littérature un moyen d'explorer les questions sociales et spirituelles qui le fascinent. Son premier roman, "La Maison dans la dune", publié en 1932, rencontre un succès immédiat et établit sa réputation. Van der Meersch est surtout connu pour ses romans sociaux, tels que "Corps et Ames", qui lui vaudra le Prix Goncourt en 1936. Son oeuvre est marquée par une profonde observation de la condition humaine, un intérêt pour les questions de foi et de morale, et une empathie sincère pour les souffrances des plus démunis. Malgré une carrière relativement brève, interrompue par sa mort prématurée en 1951, Van der Meersch laisse derrière lui une oeuvre riche et influente, qui continue d'interpeller les lecteurs par sa sensibilité et sa profondeur.
Résumé : En 1897, Thérèse Martin mourait au Carmel de Lisieux à l'âge de vingt-quatre ans. Dès lors, le souvenir de cette figure lumineuse n'a cessé de grandir pour finir par être couronnée, cent ans plus tard, du titre de "docteur de l'Eglise". Publié en 1947, La petite sainte Thérèse de Maxence Van der Meersch marqua un tournant décisif dans cette histoire d'amour entre une sainte et le public. Par ses révélations sur l'attitude des autorités supérieures de Lisieux, il provoquait un véritable scandale, mais contribuait aussi à donner de Thérèse une image qui façonne encore son immense popularité. Avec son talent de grand romancier catholique proche du peuple, l'auteur parvenait à reconstituer le parcours d'un être singulièrement vivant, concret, confronté aux épreuves de la souffrance et du doute. Au-delà de l'importance historique de ce livre, analysée par Jacques Maître dans la préface de la présente édition, c'est un modèle de simplicité et d'humilité qui nous est montré dans cette oeuvre, et l'on comprend pourquoi la spiritualité thérésienne ne cesse de nourrir des fidèles issus de tous les horizons.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.