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LES SORCIERES EN UNIFORME
URIBE. ARMANDO/
RELIEF
14,62 €
Épuisé
EAN :9782359040029
Lorsque le livre Interferencia secreta : 11 de septiembre de 1973 (Intervention secrète : 11 septembre 1973) de Patricia Verdugo paraît en 1998, accompagné d'un disque avec l'enregistrement des conversations des généraux chiliens le matin même du coup d'État contre le gouvernement de Salvador Allende, le monde découvrit les propos brutaux des militaires qui ont soumis le Chili à près de dix-huit années d'une dictature impitoyable. Ving-cinq ans après ce 11 septembre, Armando Uribe entame un long monologue avec lui-même à l'écoute de ces voix, auquel s'invitent les sorcières de Macbeth et le spectre qui hante Hamlet, dans un renversement continu de la réalité dans le théâtre et du théâtre dans la réalité. En 2oo8, Paulina Enriquez a adapté ce texte et l'a rendu lumineux par sa mise en scène.
Il se dégage de ce roman, structuré autour d'un vol entre Bilbao et New York, une poésie qui puise à la fois dans l'Atlantique Nord, avec ses marins et ses légendes, et dans l'histoire millénaire d'une des cultures les plus riches et singulières d'Europe: celle du Pays basque. Kirmen Uribe dessine un pont entre ses deux mondes à travers les lettres, les journaux intimes, les courriers électroniques, les entretiens et même les fragments de dictionnaire avec lesquels il reconstitue ici la destinée de trois générations de sa famille. Au cours de ce voyage vers le passé, certains tableaux révèlent ce qu'ils avaient dissimulé, des récits montrent la bravoure de ceux qu'une époque bâillonnait, et un secret soigneusement préservé vient nous rappeler que, même au XXe siècle, la générosité du coeur a su parfois ignorer les conflits d'idées. Petit kaléidoscope magique, dans ce journal de bord en forme de puzzle, les temps, les hommes et les traditions se répondent: sans jamais céder à la nostalgie, Kirmen Uribe rend un hommage soutenu à l'épopée des pêcheurs basques et à un métier qui disparaît peu à peu; mais il salue également le monde vers lequel nous allons et nous montre que, au début de ce nouveau siècle, la culture la plus locale peut devenir globale, car le particulier réside désormais au coeur de l'universel. Ce roman dont la petite musique nous invite incessamment à poursuivre la lecture en est une preuve formidable. Au-delà des frontières, il s'élève comme un hymne à la continuité de la vie qui nous impressionne par sa nouveauté, sa profondeur et sa beauté.
Uribe Carreño Enrique ; Garzon Olga Stella ; Schup
Que connaît-on en France du conflit armé en Colombie ? Quelle est l'origine de cette confrontation qui dure depuis plus de cinquante ans ? Pourquoi les processus de paix successifs ont-ils tous échoué ? Quels sont les enjeux du processus de paix actuel ? C'est à ces questions, entre autres, que les meilleurs spécialistes de la Colombie essaient de répondre dans cet ouvrage. Parmi eux, on compte Eduardo Celis, Dario Fajardo, Daniel García-Pena, Javier Giraldo, Fernán E. González, Fernando Hernández Valencia, José Dario Rodríguez Cuadros, Renán Vega Cantor, Alvaro Villarraga Sarmiento, Stephen Launay, Frédéric Massé, Daniel Pécaut...
Qui a voulu tuer Porfirio Diaz: un fou, un ivrogne ou un anarchiste? Le saura-t-on jamais, puisque l'agresseur, Arnulfo Arroyo, est mort quelques heures après l'attentat dans les locaux de la police. Mais qui l'a éliminé? La foule en colère - comme on veut le faire croire - ou un groupe de sbires? Et dans ce cas, quelle est la main secrète qui a armé les tueurs? D'ailleurs, au final, a-t-on vraiment voulu assassiner le président ou s'agit-il d'une manipulation qui a échappé à ses propres instigateurs? Mille questions agitent la société mexicaine en ce dernier trimestre de l'année 1897, après l'attentat raté qui a marqué le défilé du jour de l'Indépendance. Dossier de l'attentat, inspiré d'un événement réel, permet à Alvaro Uribe de composer une intrigue politico-policière haletante qui dépeint avec brio la vie à Mexico entre deux siècles, dans un voyage qui part de la plus grossière des cantinas pour aboutir au palais présidentiel. Chronique qui met à jour l'opacité manoeuvrière entourant le régime de Porfirio Diaz, le roman évoque aussi clairement, en manière d'apologue, le Mexique au présent: l'enchevêtrement des réseaux de pouvoir, le rôle de la presse, l'action de la police et le poids de la raison d'Etat.
Les événements qui se sont déchaînés au Chili depuis le 18 octobre 2019, et qui n'ont pas encore pris fin, feront sans aucun doute l'objet d'études dans différentes disciplines au cours des prochaines années. Voici l'une des premières, issue du domaine de la psychiatrie et plus précisément de la psychanalyse. C'est à la fois nécessaire et approprié [... ] car le pacte social et la justice pour les victimes de violations des droits de l'homme sont également une partie indissociable de ce concept de "dignité" pour lequel nous continuerons à nous battre jusqu'à ce qu'il devienne une partie de nous-mêmes, la base de tous les autres droits". Ces quelques mots sont ceux du Juge Baltasar Garzón Real qui préface l'ouvrage de Mario Uribe. Ce dernier, psychanalyste chilien, se livre à une analyse socio-politique de l'explosion sociale du 18 octobre 2019 (18-O), en accordant une attention particulière aux déclarations et aux graffitis inscrits sur les murs des grandes villes. Il démontre les effets de désubjectivation du discours capitaliste sur les citoyens, et souligne l'importance d'un signifiant qui émerge : la dignité. A celui-ci s'associent des affects tels que la colère, l'angoisse, la honte, l'humiliation, et la révolte Mario Uribe en fait une lecture en tant qu'analyste, en prenant appui sur les textes de Freud et de Lacan, mais aussi de Sophocle, de Kant et de Hegel, de Spinoza et de Pascal... Ce livre écrit par un psychanalyste, concerne chacun de nous, au-delà du Chili, et pose la question de la sortie du capitalisme. Préface du Juge Baltasar Garzón Real Postface de Marie-Jean Sauret, psychanalyste.
Ceux qui connaissent déjà les écrits de Henry-Claude Cousseau retrouveront dans L'Oeil des mots son regard de Janus à double pupille, tourné simultanément vers l'extérieur et vers l'intérieur, à l'affût de ce qui rayonne des oeuvres d'art contemporaines et des mots qu'elles font naître. Nul n'a porté si loin la recherche de la sincérité, de la clarté et de la transparence dans la confrontation d'une oeuvre et des émotions raisonnées. Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, il se dévoilera comme un écrivain captivant dont les essais réunis ici sur Gaston Chaissac, Jean-Baptiste Huyhn, Annette Messager, Marc Couturier, Emmanuel Saulnier, Philippe Cognée, Daniel Dezeuze, Giuseppe Penone, Mrinali Mukherjee, ou les portraits de Cindy Sherman, de Jean-Michel Albérola, de Robert Groborne, de Joël Kermarrec, de François Bouillon ou de William Christie sont autant de victoires sur l'"aveuglante ostentation" du réel.
Les poètes, les philosophes et les érudits européens s'accordaient largement à penser que l'Antigone de Sophocle n'était pas seulement la plus grande des tragédies grecques mais que, de toutes les oeuvres d'art produites par l'esprit humain, c'était aussi celle qui s'approchait le plus de la perfection." George Steiner, Les Antigones (1984)
Le geste affectueux du Centaure et Faune d'Auguste Rodin en couverture de ce volume, placé sous le signe de la "naissance de la modernité" en hommage à Jacques Vilain, résume le propos du livre: Un dessin à l'encre et à la gouache de Rodin, connu par cette lithographie d'Auguste Clot, en tête d'un recueil d'essais offerts au charismatique ancien directeur du musée Rodin; un motif très ancien revisité par un artiste emblématique des tensions, à la fin du xixe siècle, entre la grande tradition et la rupture, entre l'antique et l'actuel, entre héritage et création; deux êtres hybrides, mi-divins, mi-humains - et leur geste de conciliation - qui annoncent la paradoxale unité d'un volume éclectique, comme le veut le genre. Quarante essais originaux concernant tous les domaines abordés par Jacques Vilain dans sa carrière: architecture et arts décoratifs, dessin, peinture et sculpture, mais aussi les travaux et missions menés par lui à la tête d'un des grands musées nationaux, qui en ont fait un établissement exemplaire. Dix-huit hommages, enfin, à l'homme de goût et d'esprit, à l'amoureux de la beauté et de la table, au conservateur général du patrimoine au grand style.