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NAISSANCE DE LA MODERNITE
COUSSEAU. HENRY
RELIEF
76,42 €
Épuisé
EAN :9782359040005
Le geste affectueux du Centaure et Faune d'Auguste Rodin en couverture de ce volume, placé sous le signe de la "naissance de la modernité" en hommage à Jacques Vilain, résume le propos du livre: Un dessin à l'encre et à la gouache de Rodin, connu par cette lithographie d'Auguste Clot, en tête d'un recueil d'essais offerts au charismatique ancien directeur du musée Rodin; un motif très ancien revisité par un artiste emblématique des tensions, à la fin du xixe siècle, entre la grande tradition et la rupture, entre l'antique et l'actuel, entre héritage et création; deux êtres hybrides, mi-divins, mi-humains - et leur geste de conciliation - qui annoncent la paradoxale unité d'un volume éclectique, comme le veut le genre. Quarante essais originaux concernant tous les domaines abordés par Jacques Vilain dans sa carrière: architecture et arts décoratifs, dessin, peinture et sculpture, mais aussi les travaux et missions menés par lui à la tête d'un des grands musées nationaux, qui en ont fait un établissement exemplaire. Dix-huit hommages, enfin, à l'homme de goût et d'esprit, à l'amoureux de la beauté et de la table, au conservateur général du patrimoine au grand style.
Ceux qui connaissent déjà les écrits de Henry-Claude Cousseau retrouveront dans L'Oeil des mots son regard de Janus à double pupille, tourné simultanément vers l'extérieur et vers l'intérieur, à l'affût de ce qui rayonne des oeuvres d'art contemporaines et des mots qu'elles font naître. Nul n'a porté si loin la recherche de la sincérité, de la clarté et de la transparence dans la confrontation d'une oeuvre et des émotions raisonnées. Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, il se dévoilera comme un écrivain captivant dont les essais réunis ici sur Gaston Chaissac, Jean-Baptiste Huyhn, Annette Messager, Marc Couturier, Emmanuel Saulnier, Philippe Cognée, Daniel Dezeuze, Giuseppe Penone, Mrinali Mukherjee, ou les portraits de Cindy Sherman, de Jean-Michel Albérola, de Robert Groborne, de Joël Kermarrec, de François Bouillon ou de William Christie sont autant de victoires sur l'"aveuglante ostentation" du réel.
Résumé : Improvisateur de génie, Gaston Chaissac (1910-1964) a créé une des oeuvres les plus singulières de son époque. Fils de cordonnier, il est initié à la peinture par Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss, rencontrés par hasard à Paris, en 1937. Encouragé dans cette voie, il invente très rapidement un alphabet pictural qu'il va faire évoluer tout au long de sa vie. Au cours de ces années cruciales, dans un Paris en pleine mutation, Chaissac assimile l'essentiel du contexte artistique d'alors et se forge une vaste culture. Prolifique, ludique, et polymorphe, sa production visuelle aborde tous les genres. L'étourdissant dessinateur qu'il est dès ses débuts exerce sa verve aussi bien dans le domaine de la peinture et du collage, que celui des objets récupérés, métamorphosés avec autant de faconde que de délicatesse, composant un monde paradoxal, à la fois théâtral et confidentiel. Au plasticien se superpose en même temps l'écrivain, dans une activité en miroir, qui révèle un prodigieux épistolier et un poète hors norme. Des milliers de lettres envoyées pendant plus de vingt ans tous azimuts, vont lui permettre aussi de tisser des liens avec grand nombre de ses contemporains (Albert Gleizes, André Bloc, Raymond Queneau, Jean Paulhan, Anatole Jakovsky, André Lhote, Jean Dubuffet, ...) tout en restant volontairement en marge depuis le bocage vendéen qu'il ne quittera jamais. Ce monument épistolaire unique en son genre fascine par l'aisance des jugements, la pertinence des points de vue et la lucidité avec laquelle celui qui se disait "peintre rustique moderne" , joue de son besoin paradoxal de distance et de proximité. Cette première monographie, en forme de portrait, met volontairement à égalité le peintre et l'écrivain, et dessine l'aventure de Gaston Chaissac comme l'une des mutations les plus représentatives que la modernité a connue au siècle dernier.
Les poètes, les philosophes et les érudits européens s'accordaient largement à penser que l'Antigone de Sophocle n'était pas seulement la plus grande des tragédies grecques mais que, de toutes les oeuvres d'art produites par l'esprit humain, c'était aussi celle qui s'approchait le plus de la perfection." George Steiner, Les Antigones (1984)
Dionysos, le dieu du théâtre en personne, clamait dans Les Grenouilles d'Aristophane quel grand plaisir il prenait au chef d'oeuvre d'Eschyle. "Ototoï! Grand Roi! Notre bonne armée! La puissance des Perses, l'immense honneur; l'harmonie des soldats, un démon les a fuit disparaître! La terre pleure ses jeunes enfants..." En 472, huit ans après la victoire remportée par les Grecs, Eschyle met en scène la bataille de Salamine, dans la tragédie la plus ancienne qui soit parvenue jusqu'à nous.
Ceux qui connaissent déjà les écrits de Henry-Claude Cousseau retrouveront dans L'Oeil des mots son regard de Janus à double pupille, tourné simultanément vers l'extérieur et vers l'intérieur, à l'affût de ce qui rayonne des oeuvres d'art contemporaines et des mots qu'elles font naître. Nul n'a porté si loin la recherche de la sincérité, de la clarté et de la transparence dans la confrontation d'une oeuvre et des émotions raisonnées. Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, il se dévoilera comme un écrivain captivant dont les essais réunis ici sur Gaston Chaissac, Jean-Baptiste Huyhn, Annette Messager, Marc Couturier, Emmanuel Saulnier, Philippe Cognée, Daniel Dezeuze, Giuseppe Penone, Mrinali Mukherjee, ou les portraits de Cindy Sherman, de Jean-Michel Albérola, de Robert Groborne, de Joël Kermarrec, de François Bouillon ou de William Christie sont autant de victoires sur l'"aveuglante ostentation" du réel.