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Gaston Chaissac
Cousseau Henry-Claude
FLAMMARION
70,00 €
Épuisé
EAN :9782080280848
Improvisateur de génie, Gaston Chaissac (1910-1964) a créé une des oeuvres les plus singulières de son époque. Fils de cordonnier, il est initié à la peinture par Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss, rencontrés par hasard à Paris, en 1937. Encouragé dans cette voie, il invente très rapidement un alphabet pictural qu'il va faire évoluer tout au long de sa vie. Au cours de ces années cruciales, dans un Paris en pleine mutation, Chaissac assimile l'essentiel du contexte artistique d'alors et se forge une vaste culture. Prolifique, ludique, et polymorphe, sa production visuelle aborde tous les genres. L'étourdissant dessinateur qu'il est dès ses débuts exerce sa verve aussi bien dans le domaine de la peinture et du collage, que celui des objets récupérés, métamorphosés avec autant de faconde que de délicatesse, composant un monde paradoxal, à la fois théâtral et confidentiel. Au plasticien se superpose en même temps l'écrivain, dans une activité en miroir, qui révèle un prodigieux épistolier et un poète hors norme. Des milliers de lettres envoyées pendant plus de vingt ans tous azimuts, vont lui permettre aussi de tisser des liens avec grand nombre de ses contemporains (Albert Gleizes, André Bloc, Raymond Queneau, Jean Paulhan, Anatole Jakovsky, André Lhote, Jean Dubuffet, ...) tout en restant volontairement en marge depuis le bocage vendéen qu'il ne quittera jamais. Ce monument épistolaire unique en son genre fascine par l'aisance des jugements, la pertinence des points de vue et la lucidité avec laquelle celui qui se disait "peintre rustique moderne" , joue de son besoin paradoxal de distance et de proximité. Cette première monographie, en forme de portrait, met volontairement à égalité le peintre et l'écrivain, et dessine l'aventure de Gaston Chaissac comme l'une des mutations les plus représentatives que la modernité a connue au siècle dernier.
A travers son travail, Philippe Cognée explore les notions d, d regard, d'image et de mémoire. Il propose une réflexion sur la, condition de l'homme moderne mais également sur la question du "sujet" en peinture, les rapports entre abstraction et figuration, entre image peinte et image photographia Philippe Cognée puis inspiration dans le quotidien le plus familier. Ses paysages urbains, tours, autoroutes, supermarchés, abattoirs, containers, déchets... sont transcendés par une touche large et puissante soulignée par une technique originale de peinture à la cire. A 50 ans, Philippe Cognée compte parmi les peintres majeurs de la scène artistique française. Cette monographie est la première consacrée à son oeuvre.
Avec Pietra e albero, Idee di pietra, Gravity and Growth, etc., l'arbre est au coeur de la genèse de l'oeuvre de Giuseppe Penone. C'est lui qui jalonne, depuis plus de cinquante ans, la recherche de cet artiste, centrée, entre autres, sur une exégèse des origines séculaires de l'acte sculptural. En révélant la part cachée de l'arbre, en exhumant son coeur par un procédé spectaculaire, celui de la suppression successive des cernes de croissance, en mettant ainsi au jour sa vie antérieure, en le montrant dans sa nudité hivernale, en le fondant en bronze, en faisant de l'arbre une structure porteuse de significations cosmiques, Giuseppe Penone met en scène un véritable protocole mythographique. Au-delà de la théâtralité dont il est porteur, dans ses formes comme dans les cycles de sa vie, l'arbre, sous couvert d'allégorie, questionne la pratique de la sculpture.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)