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Dossier de l'attentat
Uribe Alvaro ; Cordoba Marie
VERDIER
15,72 €
Épuisé
EAN :9782864325697
Qui a voulu tuer Porfirio Diaz: un fou, un ivrogne ou un anarchiste? Le saura-t-on jamais, puisque l'agresseur, Arnulfo Arroyo, est mort quelques heures après l'attentat dans les locaux de la police. Mais qui l'a éliminé? La foule en colère - comme on veut le faire croire - ou un groupe de sbires? Et dans ce cas, quelle est la main secrète qui a armé les tueurs? D'ailleurs, au final, a-t-on vraiment voulu assassiner le président ou s'agit-il d'une manipulation qui a échappé à ses propres instigateurs? Mille questions agitent la société mexicaine en ce dernier trimestre de l'année 1897, après l'attentat raté qui a marqué le défilé du jour de l'Indépendance. Dossier de l'attentat, inspiré d'un événement réel, permet à Alvaro Uribe de composer une intrigue politico-policière haletante qui dépeint avec brio la vie à Mexico entre deux siècles, dans un voyage qui part de la plus grossière des cantinas pour aboutir au palais présidentiel. Chronique qui met à jour l'opacité manoeuvrière entourant le régime de Porfirio Diaz, le roman évoque aussi clairement, en manière d'apologue, le Mexique au présent: l'enchevêtrement des réseaux de pouvoir, le rôle de la presse, l'action de la police et le poids de la raison d'Etat.
Ismael Ochoa Cuevas a 38 ans et plusieurs vies derrière lui. Ancien de la Légion espagnole, routier au Mexique où il a rencontré sa femme Irene dans un nuage de haschich, ouvrier du bâtiment en Andalousie et dealer au Maroc. Recherché par la police marocaine, il est contraint de fuir. Sans le sou, il revient à Bilbao. Grâce à des documents que lui fournit Irene, il décide de faire chanter son ami d?enfance, Julen, qui avait falsifié ses diplômes pour devenir agent d?assurances. Il s?adjoint l?aide de deux anciens terroristes.Mais des problèmes imprévus surviennent, la violence va crescendo et Ismaël va lui même de révélations en révélations sur son père et sa femme. Influencé, manipulé, trahi.
Arelis Uribe met en lumière des personnages féminins, enfants ou adultes, des femmes ordinaires, écolières, étudiantes ou travailleuses, dont on parle rarement et qui sont issues des classes moyennes ou pauvres des quartiers de Santiago ou de la périphérie. Ses nouvelles parlent des quiltras, des femmes déclassées, de la discrimination dont elles sont victimes sur le plan économique et en raison de la couleur de leur peau, des femmes jamais représentés en littérature. Les cuicos (blancs des classes aisées) connaissent parfaitement leurs origines, contrairement aux quiltras. En mapudungun (langue mapuche parlée par les indiens du Chili), quiltro signifie chien. Comme au Chili les indigènes sont méprisés, le terme signifie aujourd'hui chien sans race, sans classe, et tout ce qui est mélangé.
Uribe Carreño Enrique ; Garzon Olga Stella ; Schup
Que connaît-on en France du conflit armé en Colombie ? Quelle est l'origine de cette confrontation qui dure depuis plus de cinquante ans ? Pourquoi les processus de paix successifs ont-ils tous échoué ? Quels sont les enjeux du processus de paix actuel ? C'est à ces questions, entre autres, que les meilleurs spécialistes de la Colombie essaient de répondre dans cet ouvrage. Parmi eux, on compte Eduardo Celis, Dario Fajardo, Daniel García-Pena, Javier Giraldo, Fernán E. González, Fernando Hernández Valencia, José Dario Rodríguez Cuadros, Renán Vega Cantor, Alvaro Villarraga Sarmiento, Stephen Launay, Frédéric Massé, Daniel Pécaut...
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.