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Le Pantin
Umit Ahmet ; Cingöz Noémi
LETHIELLEUX
26,25 €
Épuisé
EAN :9782268066226
Adnan Sözmen est un journaliste qui a eu ses heures de gloire. Du matin où il ne peut plus entrer dans le grand immeuble de son journal, à celui où, de l'hôtesse d'accueil au sommet de la hiérarchie, tout le monde se détourne de lui, sa vie bascule. De ce jour où il se fait licencier, surgit "par hasard" Dogan, son demi-frère qu'il croyait mort depuis longtemps et dont il a gardé de mauvais souvenirs en raison, entre autres, de leurs grandes divergences politiques qui jadis les avaient opposés violemment tout autant que leurs conflits familiaux. Dogan, à la fois pour des raisons obscures et effrayantes, craint pour sa vie. Il demande à Adnan de lui accorder son aide. Celui-ci, presque malgré lui, par instinct journalistique et par curiosité, va finir par s'impliquer dans une affaire complexe qui va le mettre en butte à ce qu'on appelle en Turquie le Derin Devlet, c'est-à-dire l'Etat profond ou l'Etat dans l'Etat, constitué de hauts fonctionnaires, de membre des forces de sécurité et de militaires qui agissent en dehors du gouvernement et qui sont considérés comme protecteurs des intérêts nationaux même s'ils utilisent des moyens illégaux. La machine infernale qui se met alors en marche entraîne Adnan Sözmen dans l'engrenage d'un aspect du monde turc qu'il ne soupçonnait pas, ou si peu... Ce roman est un véritable tableau vivant de la Turquie urbaine d'aujourd'hui, une fable moderne et juste, profondément ancrée dans la réalité. Une intrigue bien menée, une étude psychologique détaillée et un regard pointu nous permettent de découvrir cette littérature. Biographie de l'auteur Ahmet Umit est né en 1960 à Gaziantep. Ses premiers écrits sont publiés en 1989 parmi lesquels des chroniques, romans, essais, articles, scénarios pour la télévision.
Pour préserver le caractère laïc et unitaire du pays, la Turquie n'a pas réussi à combattre le séparatisme et le fondamentalisme et à garantir, dans le même temps, une liberté d'expression de manière conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative à l'article 10 de la Convention. Elle s'est trouvée confrontée à un choix dans sa quête des solutions au conflit entre le droit turc et le droit de la Convention en la matière : adapter progressivement son droit aux standards européens en commençant par améliorer sa législation dans le domaine de la liberté d'expression, ou considérer que les conditions politiques et sociales ne sont pas encore réunies pour procéder à une telle évolution et décider de maintenir les solutions actuelles, au risque de voir se multiplier les condamnations à Strasbourg. La Turquie a opté pour la première solution. Toutefois, il convient de constater que, malgré le fait que la Turquie a adopté plusieurs réformes en vue de mettre la Constitution, le droit pénal et la loi sur la presse en conformité avec la Convention et la jurisprudence de la Cour européenne, la situation de la liberté d'expression reste encore préoccupante, en particulier quant à l'article 301 du nouveau code pénal, disposition qui est à l'origine d'un grand nombre de poursuites pénales engagées, notamment à l'encontre de journalistes et d'universitaires à raison de l'expression d'opinions non violentes. De fait, la question de la liberté d'expression en Turquie continue de se poser et fait obstacle à une réelle démocratie pluraliste qui respecte la diversité des idées et de la société.
Résumé : Qu'est-ce que l'orthodoxie ? Qu'est-ce qu'être moine dans la tradition orientale ? Jean-Claude Noyé interroge le père Placide Deseille, fondateur des monastères de Solan (Gard) et de Saint-Laurent-en-Royans (Drôme). Il aborde avec lui les grandes thématiques liées à cet univers spirituel. Parti du monde catholique et cistercien, son parcours vers l'orthodoxie est passionnant. Au total, c'est toute une page de l'histoire de l'Eglise du XXe siècle qui s'écrit ici, faite de recherches, de tâtonnements, de convergences et de divergences, de ruptures et de rapprochements. A sa manière, le père Deseille symbolise et synthétise dans sa personne l'Eglise indivise, à laquelle il se réfère constamment. Staretz des temps modernes qui a su regrouper autour de lui un cercle de fidèles séduits par la vie mystique de l'Eglise orthodoxe, il a beaucoup à nous dire sur la vie de l'Esprit. Et sur la possibilité toujours offerte aux hommes et femmes de ce temps d'y participer...
Dans son livre Comment Jésus est devenu Dieu, Frédéric Lenoir exprime ses convictions sur l'identité de la personne de Jésus de Nazareth. Pourquoi lui "répondre"? Parce qu'il donne à penser que l'Eglise avait finalement décidé de la divinité du Christ au IVe siècle sous la pression des empereurs romains. Selon ce livre toujours, "les évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun"... Une mise au point sur un sujet aussi important apparaît donc nécessaire, faite à la fois en historien et en croyant. En historien, parce que la thèse fondamentale de l'auteur n'est pas fondée au regard des données qui ont été l'objet d'une recherche considérable. Dès l'époque apostolique les chrétiens de la "grande Eglise" ont cru que Jésus de Nazareth était Fils de Dieu et donc Dieu au sens fort de ce terme. En croyant aussi, parce que si le Jésus de Frédéric Lenoir reste un personnage exceptionnel, celui-ci semble réduire la figure de Jésus et relègue au loin tout mystère.? Les réponses solides et argumentées du théologien Bernard Sesboüé.
Dans le dialogue entre la foi et la culture, entre la conviction croyante et l'intelligence, se dressent deux belles figures lyonnaises: Joseph Vialatoux (1880-1970) et Jean Lacroix (1900-1986). Tenu à l'Université catholique de Lyon en janvier 2008, le colloque, dont ce livre rassemble les actes, a permis de valoriser l'apport et la mémoire de ces deux grands intellectuels, tous deux représentants d'une philosophie politique humaniste née à l'époque moderne et dont les valeurs permirent à leurs contemporains d'affronter avec courage et lucidité quelques-uns des grands défis que l'histoire lance à la morale, comme ce fut le cas avec l'apparition des totalitarismes. Ils témoignent ainsi dans leurs écrits et leur enseignement, en particulier dans le cadre de la Chronique et des Semaines sociales, de la fécondité du catholicisme social, prouvant ainsi la capacité de la raison et de la foi réunies de nourrir l'action. Les communications de ce colloque, marqué par le souci de la pluridisciplinarité, font valoir l'exigence d'une philosophie engagée dans l'histoire.
Avant que de savoir écrire, l'homme a su conter pour mieux s'ouvrir au mystère du monde, au rêve, à l'audace, à l'imagination, au désir. Les contes que nous offre ici Colette Nys-Mazure n'appartiennent pas pourtant au genre du fantastique ou de l'exceptionnel. Elle les a puisés d'abord à cette source qui l'inspire avec tant de bonheur: le quotidien des jours, la rencontre des visages. Celui d'Antoinette qui sait qu'elle va mourir mais qui attend la naissance de l'enfant avant de s'en aller. Celui de Monsieur Brice, l'instituteur retraité, qui n'en revient pas d'avoir allumé le plaisir d'apprendre dans les yeux de ces deux garçons qu'on prenait pour des cancres. Celui de Chantal et son impossible amour... Et tant d'autres, rencontrés... Il faut lire ces contes comme de "modernes paraboles", écrit Claude Goure dans sa préface: "A un moment précis, mystérieusement, il suffit d'un regard, d'un peu de tendresse, d'un peu d'amour pour se sentir aimé." Miracle du quotidien ordinaire, miracle de Noël toujours recommencé.
Résumé : Mariée à un riche promoteur, Peri assiste à un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore. Au cours du repas, chacun commente les événements dramatiques que traverse la Turquie pendant qu'elle repense à sa jeunesse, à l'affrontement entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis étudiante à Oxford entre ses deux amies : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle se remémore aussi sa rencontre avec Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies. Cette soirée pas comme les autres fera ressortir les contradictions de la femme d'aujourd'hui et les impasses dans lesquelles se débat une société coincée entre tradition et modernité. Elif Shafak signe une satire violente de la bourgeoisie stambouliote comme du fanatisme religieux, également aveugles aux aspirations d'une jeunesse en quête de vérité et de liberté.
Résumé : Un homme d'une trentaine d'années trouve la force de tout quitter pour fuir l'emprise économique et sociale d'Istanbul. Un matin il disparaît, entame une longue marche à travers la capitale, un périple au cours duquel il va apprendre à survivre dans le dénuement le plus extrême. Après de nombreuses aventures, au fil de rencontres d'une grande richesse ou d'une absurde violence, il parvient à trouver la sortie de la ville, traverse le Bosphore et marche jusqu'à la montagne. Dans les paysages grandioses de l'Est de la Turquie, l'homme s'arrête, enfin seul. Sa lutte pour la liberté est terminée, il apprend le silence et l'autarcie, le rythme des saisons. Dans l'infini de ses pensées, il survit. Mais aux abords de son territoire il trouve une enfant blessée qui incarne la langue de sa propre histoire. Ce roman propose un questionnement sur l'identité dans les sociétés urbaines contemporaines, sur les origines inconnues ou enfouies dans les replis du monde et de l'histoire. L'écriture, d'une remarquable efficacité, place Ayhan Geçgin entre Patrick Modiano et Yannick Haenel.
Kemal Yachar ; Dino Güzin ; Berk Sibel ; Andaç Mün
Mèmed est le premier cycle romanesque de Yachar Kemal, dont l?écriture l?a occupé pendant plus de trente ans. Le tome I a été publié en turc en 1955, le II en 1969, le III en 1984, le IV en 1987. Leslieux, les personnages et leur psychologie s?enracinent directement dans l?enfance de Kemal, né dans une tribu turkmène, dans une famille où l?on rencontrait aussi bien des bardes qui célèbrent les hauts faits des vivants et des morts et la splendeur de la nature que des bandits d?honneur qui avaient « pris le maquis », brigands qui serviront de modèles au personnage de Mèmed. La mère de Mèmed est une jeune veuve et l?enfant travaille dur dans les champs de coton, dont il revient le soir tout ensanglanté par les chardons qu?il doit arracher, pour assurer leur survie. L?agha local, un de ces paysans parvenus et sans scrupule qui ont les pleins pouvoirs sur les faibles, s?en prend à ces deux êtres sans défense. C?est là que la révolte de Mèmed prend racine et c?est ce qui fait de lui un bandit au grand coeur réfugié dans la montagne. Sa révolte ne fera que croître au cours de nombreux épisodes, dont le principal est l?amour passionné et partagé de Mèmed pour Hatché, lajeune fille qu?il enlèvera au mépris des plans de mariage décidés par l?agha. L?argent volé auxpaysans, la corruption, les trafics en tout genre, l?arbitraire, l?avidité, voilà contre quoi Mèmed valutter tout au long de cette épopée dont les rebondissements trouvent leurs sources dans la ruse et lacruauté des accapareurs de terres qui dépouillent une population sans défense, mais aussi sanscourage. Le bandit d?honneur qu?est Mèmed sauve parfois la vie des faibles, plus souvent encore leur honneur et leurs droits en usant de ruse, de violence et de meurtre. Si le terreau de l?enfance est la première source de Mèmed, une grande culture littéraire a permis à Kemal d?en opérer la transformation en chef-d?oeuvre épique.
Résumé : Le Pilier, c'est Méryémdjé, la vieille paysanne anatolienne. Comme tous ceux de son village, poussée par la faim, elle s'est mise en route vers la plaine d'Adana, où pousse le coton, où il y aura peut-être du travail et à manger. Ce voyage a inspiré à Yachar Kemal, l'auteur de l'inoubliable Mèmed le Mince, une admirable épopée.