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Le lecteur et le livre fantôme. Essai sur la défense de l'infini de Louis Aragon
Trouvé Alain
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841741984
Le livre fantôme est ici un peu plus qu'une image. S'il renvoie au geste précis de l'autodafé de Madrid, par lequel Aragon prétendit avoir détruit, en 1927, son manuscrit de La Défense de l'infini, il est aussi à prendre dans son acception conceptuelle. Toute lecture s'enrichit en effet de la reconnaissance d'énoncés fantômes, ces possibles textuels non réalisés par l'auteur, mais encore présents à titre virtuel. Emprunté à Michel Charles, qui l'avance pour mettre en lumière les profondeurs de la littérature classique, le concept manifeste sa fécondité en présence d'un corpus radicalement différent, sur lequel semblent régner désordre, fragmentation et lacunes. La disparition de la clôture apparente de l'?uvre stimule l'activité mentale du lecteur ; s'impose en même temps la dimension herméneutique de la lecture comme complément de la réflexion sur les formes. Seul à disposer de la position d'altérité vis-à-vis du texte, le lecteur est peut-être en mesure d'accomplir cette tâche, toujours problématique. Le succès relatif de son entreprise, son échec partiel, interrogent le discours théorique sur la lecture. Il s'agit aussi de faire apercevoir l'unité souterraine qui relie ce moment de tension extrême et de décomposition aux productions ultérieures. Le rêve romantique de l'?uvre absolue n'a pas disparu, mais l'aventure se joue aux temps nouveaux du Surréalisme, dont l'onde de choc traversera le siècle. La modernité de l'écriture, bouleversant toutes les références génériques et les codes usuels, apparaît alors comme le creuset des ?uvres futures. Emergeant d'un immense intertexte, les noms de Sade et de Lautréamont font, au sein de cet ensemble, figure de références majeures.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse en priorité aux élèves des classes préparatoires aux Grandes Ecoles scientifiques et commerciales, ainsi qu'à tous ceux qui présentent des concours comportant un résumé ou une synthèse de textes (concours Sésame, concours administratifs ... ). Etant donné le coefficient souvent important alloué à ce genre d'épreuves, on conçoit que les candidats veuillent les préparer efficacement. Le présent ouvrage part de la conviction que le succès est à portée de quiconque est prêt à s'entraîner raisonnablement. Il rappelle de manière détaillée la codification des épreuves et les attentes des jurys. Surtout, il met résolument l'accent sur une véritable formation méthodique, qui dépasse les " recettes " ou les recommandations purement formelles. Outre les conseils de méthode, largement développés et illustrés par des exemples, on trouvera dans ces pages de nombreux exercices, tous corrigés et accompagnés d'aides de niveaux gradués. L'objectif est de permettre aux candidats de travailler seuls, suivant une progression adaptée à leur niveau.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse en priorité aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques et commerciales, ainsi qu'à tous ceux qui présentent des concours comportant un résumé ou une synthèse de textes (concours Sésame, concours administratifs...). Etant donné le coefficient souvent important alloué à ce genre d'épreuves, on conçoit que les candidats veuillent les préparer efficacement. Le présent ouvrage part de la conviction que le succès est à la portée de quiconque est prêt à s'entraîner raisonnablement. Il rappelle de manière détaillée la codification des épreuves et les attentes des jurys. Surtout, il met résolument l'accent sur une véritable formation méthodique, qui dépasse les " recettes " ou les recommandations purement formelles. Outre les conseils de méthode, largement développés et illustrés par des exemples, on trouvera dans ces pages de nombreux exercices, tous corrigés et accompagnés d'aides de niveaux gradués. L'objectif est de permettre aux candidats de travailler seuls, suivant une progression adaptée à leur niveau.
L'idée d'un roman de la lecture, fort ancienne, mais jamais encore exploitée systématiquement, s'impose peut-être lorsque la lecture, par sa dimension créatrice, mérite d'être appelée "littéraire" . Le texte de lecture, son corollaire, permet de le vérifier. Comme le roman, il est ce territoire où s'affrontent le processus de connaissance et son contraire. Le lecteur y poursuit une quête de savoir touchant aux trois pôles de l'oeuvre, du monde et du soi ; mais, en tant que sujet créateur, il subit une déprise de soi dont il importe de tracer les contours. Fiction et fantasme en constituent les axes majeurs. Alain Trouvé Maître de conférences de littérature du vingtième siècle, membre du Centre de Recherches sur la Lecture Littéraire de l'Université de Reims (CRLELI), il a publié Le lecteur et le livre fantôme, Essai sur "La défense de l'infini" de Louis Aragon (Kimé, 2000).
Cet ouvrage s'adresse en priorité aux élèves de classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques et commerciales et aux étudiants préparant des concours administratifs. Pour l'auteur, le succès est à la portée de chaque candidat s'entraînant régulièrement. Ce manuel met l'accent sur une véritable formation méthodique, accompagnée de nombreux exercices corrigés et accompagnés d'aides de niveaux gradués.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.