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Coup de lame
Trillard Marc
PHEBUS
18,40 €
Épuisé
EAN :9782859404826
Huis-clos au large : un paradoxe qui n'en est pas pour ceux qui connaissent et la mer et les hommes. Mettons tout de suite les choses au point : Coup de lame n'a rien d'un roman " marin ". On a jeté par-dessus bord le vieux lyrisme du type " mer cruelle ", pour ne garder que ces six hommes enfermés dans une coque d'acier et qui font leur métier de pêcheurs de thon, à l'extrême pointe du XXe siècle. Ce qui compte ici, ce sont ces six personnages démarrés, et l'époque qui les a pris dans sa nasse et qui ne les lâche plus. Le capitaine en est peut-être à sa dernière campagne. La routine et le confort en ont fait un terrien malgré lui. Le bonhomme songe plus à la taille de ses pommiers qu'à la colère des patrons de barque espagnols qui font une ronde menaçante autour de son chalutier ultramoderne. Bah, on n'arrête pas le progrès, se dit-il, tout à son avenir de vieil homme rangé, tandis que ses hommes remâchent, chacun pour soi, des rêves qui ont un goût prononcé d'amertume. A ceci près que le progrès est un allié sournois... et que les coups de lame ne viennent jamais de là où on les attend. L'histoire qu'a nouée ici Marc Trillard, en serrant bien fort les nœuds de son filet, ne concerne pas seulement, on l'aura compris, cette poignée d'hommes affairés à leur métier, quelque part au large. Cette histoire est aussi bien la nôtre. Et elle fait mal, très mal.
Résumé : Un écrivain ami des mauvais chemins part à la découverte d'un archipel peu fréquenté : les îles du Cap Vert, au beau milieu de l'Atlantique. Il est rejoint en route par sa femme, une métisse originaire de l'archipel, qui a perdu de vue sa mère - et ses îles - à l'âge de trois ans. C'est donc pour elle un retour aux sources. Et pour eux deux un temps démarré ponctué d'escales, rythmé surtout par la musique...seule ressource de ce lieu déshérité. Le parcours se révélera fertile en drôles de rencontres, car les voyages ont une façon à eux de vous mener en bateau. Comme l'auteur, on en revient doucement chaviré. Convertis nous aussi aux joies subtiles du cabotage, cette navigation peu hasardeuse qui finit par apprivoiser l'errance et propose à ses adeptes une vie tout ensemble nomade et casanière. Un joli programme que les humains déboussolés devraient bien songer à acclimater ailleurs. Un récit de voyage nimbé de musique - et de fine tristesse. Et la confirmation du talent de Marc Trillard, l'auteur d'Eldorado 51 (prix Interallié 1994).
Fin juin 1979. La journaliste Gabrielle Neuville est envoyée en Nouvelle- Calédonie pour couvrir les élections territoriales. Au lendemain du scrutin, elle découvre les îles voisines des Nouvelles-Hébrides et un système de tutelle franco-anglaise qui régit l'archipel. Sur place, deux visions du monde s'opposent. Celle des anglophones presbytériens qui poussent à l'indépendance et celle des francophones païens et traditionalistes. En immersion auprès de ces derniers, elle fait l'expérience du culte du cargo, induit par la présence américaine lors de la guerre du Pacifique, et rencontre leurs adeptes, les John From. Comment ce culte messianique, parodiant les procédures de ravitaillement militaire ? avions, tours de contrôle et radios en bois à l'appui ? dans le but de voir débarquer des provisions, peut-il encore exister et cohabiter avec une réalité moderne ?4e de couverture : Fin juin 1979. La journaliste Gabrielle Neuville est envoyée en Nouvelle- Calédonie pour couvrir les élections territoriales. Au lendemain du scrutin, elle découvre les îles voisines des Nouvelles-Hébrides et un système de tutelle franco-anglaise qui régit l'archipel. Sur place, deux visions du monde s'opposent. Celle des anglophones presbytériens qui poussent à l'indépendance et celle des francophones païens et traditionalistes. En immersion auprès de ces derniers, elle fait l'expérience du culte du cargo, induit par la présence américaine lors de la guerre du Pacifique, et rencontre leurs adeptes, les John From. Comment ce culte messianique, parodiant les procédures de ravitaillement militaire ? avions, tours de contrôle et radios en bois à l'appui ? dans le but de voir débarquer des provisions, peut-il encore exister et cohabiter avec une réalité moderne ?
En exergue à son livre (sept textes dérobés à l'ample mystère du monde, ici rassemblés pour la première fois), il a placé ces vers d'Apollinaire, fanion de tous ceux qui ont des démangeaisons dans les jambes : Avec ses quatre dromadaires Don Pedro d'Alfarubeira Courut le monde et l'admira. Il fit ce que je voudrais faire Si j'avais quatre dromadaires. A défaut de dromadaires, l'on pourra toujours, d'une page à l'autre, cheminer au côté d'un voyageur à l'humeur un brin sauvage et qui a le don de mener son lecteur dans les lieux les plus improbables. Viêt-nam, Haïti, Tanzanie, Uruguay, Espagne, Inde, Sénégal : autant de pays que l'on croit connaître, et qui cachent leur jeu. L'auteur a appris à ne s'étonner de rien... mais n'a pas fini de s'émerveiller de l'ingéniosité que, partout, l'homme déploie pour simplement vivre.
Victor Levantin, médecin de son état, vit avec le sentiment que la société confortable et pacifiée où il a fait son chemin n'est pas faîte pour lui. Le seul confort qu'il cherche est celui des peaux sombres librement offertes à l'amour. Voilà pourquoi il quitte la métropole pour aller s'établir à la Concorde, modeste îlot perdu sous les Tropiques, où la France persiste à faire flotter son drapeau. Là, Victor exerce sa profession sans souci de carrière, et consacre son loisir aux beautés locales. Mais l'îlot endormi dans son rêve immobile est réveillé par la venue d'un nouveau préfet à poigne qui prétend agir au nom de l'avenir. Victor s'engagera aux côtés des indigènes insulaires en révolte contre un pouvoir qui choisit d'ignorer leurs désirs. Cet engagement, criminel aux yeux de certains, lui semble aller de soi. Le combat est perdu d'avance, car mené sans grands moyens. Peu importe. A l'heure de livrer l'ultime campagne et d'y laisser peut-être la peau, ce qui compte, c'est la simple fidélité à soi - c'est-à-dire à quelques rêves.Campagne dernière, au style si inventif et à l'imagination si puissante, place Marc Trillard comme un des écrivains importants de la littérature française contemporaine.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.