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Si j'avais quatre dromadaires
Trillard Marc
PHEBUS
15,30 €
Épuisé
EAN :9782859406462
En exergue à son livre (sept textes dérobés à l'ample mystère du monde, ici rassemblés pour la première fois), il a placé ces vers d'Apollinaire, fanion de tous ceux qui ont des démangeaisons dans les jambes : Avec ses quatre dromadaires Don Pedro d'Alfarubeira Courut le monde et l'admira. Il fit ce que je voudrais faire Si j'avais quatre dromadaires. A défaut de dromadaires, l'on pourra toujours, d'une page à l'autre, cheminer au côté d'un voyageur à l'humeur un brin sauvage et qui a le don de mener son lecteur dans les lieux les plus improbables. Viêt-nam, Haïti, Tanzanie, Uruguay, Espagne, Inde, Sénégal : autant de pays que l'on croit connaître, et qui cachent leur jeu. L'auteur a appris à ne s'étonner de rien... mais n'a pas fini de s'émerveiller de l'ingéniosité que, partout, l'homme déploie pour simplement vivre.
Résumé : Je m'appelle Victor Levantin. Jusqu'à hier après-midi, j'étais directeur du zoo de cette ville. L'administration municipale m'a destitué de ma fonction en raison, je cite, d'un comportement incompatible avec les responsabilités de votre emploi, et d'événements infiniment regrettables survenus dans l'enceinte du zoo. L'expression " événements infiniment regrettables " témoigne parfaitement de la totale incompréhension de mes contemporains à l'égard de ma démarche. J'ai simplement tenté, et fait aboutir, quelques expériences qui me paraissaient dignes d'intérêt. Certains résultats, j'en conviens, furent assez spectaculaires. Mais on ne fait pas d'omelette sans casser d'?ufs.
Il y avait deux ans que l'Agence régionale de santé cherchait à effacer le canton de Theyllise de la carte des déserts médicaux, jusqu'à l'arrivée de Jeanne Ambarel au village de Malabre en remplacement de feu le docteur Malbosc. Bien décidée à s'intégrer rapidement à la population pour son premier poste, elle découvre peu à peu une communauté un peu fruste mais bon enfant, avec ses coutumes énigmatiques. Abandonnée à ce cabinet à la pesante histoire, où nul patient ne se résout à franchir le seuil, elle tente de saisir le passé médical des Malabrais. Entre processions païennes, éducation et us d'un autre temps, elle comprend que tout le village partage un secret et qu'elle ne le percera qu'en forçant son passé.
Résumé : Un écrivain ami des mauvais chemins part à la découverte d'un archipel peu fréquenté : les îles du Cap Vert, au beau milieu de l'Atlantique. Il est rejoint en route par sa femme, une métisse originaire de l'archipel, qui a perdu de vue sa mère - et ses îles - à l'âge de trois ans. C'est donc pour elle un retour aux sources. Et pour eux deux un temps démarré ponctué d'escales, rythmé surtout par la musique...seule ressource de ce lieu déshérité. Le parcours se révélera fertile en drôles de rencontres, car les voyages ont une façon à eux de vous mener en bateau. Comme l'auteur, on en revient doucement chaviré. Convertis nous aussi aux joies subtiles du cabotage, cette navigation peu hasardeuse qui finit par apprivoiser l'errance et propose à ses adeptes une vie tout ensemble nomade et casanière. Un joli programme que les humains déboussolés devraient bien songer à acclimater ailleurs. Un récit de voyage nimbé de musique - et de fine tristesse. Et la confirmation du talent de Marc Trillard, l'auteur d'Eldorado 51 (prix Interallié 1994).
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.