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Trassard Jean-Loup
GALLIMARD
12,11 €
Épuisé
EAN :9782070708369
Portraits d'instants, portraits de lieux, d'objets familiers, la serre, la pompe, un escalier, images démobilisées de l'exode, de l'Occupation, de la Libération, scènes villageoises comme celle des nègres montrés dans une baraque foraine ou celle de l'arrivée de la Vierge de Boulogne, rencontres furtives à Paris, dans la rue, le métro, une église... Ces brèves proses ont en commun avec des photographies d'être nettes quant à leur objet et cernées d'oubli, de silence, pour ce qui n'est pas à l'intérieur du cadre, l'instant d'avant et l'instant d'après. Elles jouent donc avec le discontinu de la conscience et du souvenir, mais un rapprochement ici leur permet, puzzle où les angles blessants s'ajointent aux moments de douceur, de former légende pour le narrateur, les paysages assemblés esquissent peut-être un visage où se reconnaîtra le photographe : son autoportrait lacunaire." Jean-Loup Trassard.
Une promenade. Une promenade attentive, à bicyclette, dans la campagne soviétique où normalement les touristes n'ont pas accès. C'est hors de tout contexte politique que je suis allé en URSS, en mai et juin 1988. Hors aussi de toute organisation touristique. Ce voyage dans les campagnes a été mis sur pied à ma demande par un éditeur de Moscou, qui a bien voulu m'inviter contre la promesse que je raconterais mon périple original par écrit, l'URSS de la perestroïka espérant montrer aux Français qu'il sera bientôt possible de visiter avec agrément un pays longtemps interdit. Paysages, kolkhozes, élevages divers, isbas, jardins, forêts, bêtes sauvages, saunas, rivières et portraits, surtout des Russes rencontrés et interrogés, le récit, parce que c'était le mouvement même du voyage, pénètre de plus en plus vers le coeur du pays. Jusqu'à cette fête de village, au fond de la steppe, où je fus baptisé cosaque". Jean-Loup Trassard.
«"Nous sommes le sang de cette génisse", affirment les Danaïdes au roi des Pélasges en demandant l'hospitalité. Elles descendent en effet de Io, cette vache qui d'abord a été jeune fille en Argos.Est-ce parce qu'il fut nourri au lait d'une vache particulière, ou parce que tous se frottent encore chaque jour à la rouge et chaude robe des vaches ? L'auteur réclame pour lui, ses narrateurs, ses personnages, une telle filiation cornue et mugissante, profondément enracinée avec l'herbe à brouter dans une campagne de l'Ouest.Tandis qu'en leur milieu court la haie, long territoire hors cadastre qui les partage en bocage, chacun des récits fait éclore un été. Or, dans l'odeur piquante des foins ou la chaleur des moissons, l'été, on le sait, délie les sensualités, depuis celle des vaches qui attendent le taureau jusqu'au pied délicat posant sur la rosée son empreinte incertaine.Dans un lien violent à la terre, accomplissant les tâches nécessaires au lait, à l'herbe sèche, au feu, les présences qui traversent ces récits meuglent toutes, fût-ce de façon muette, leur douceur, leur désir, et leur étonnement.»Jean-Loup Trassard.
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
Revue de presse Ayant cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau, âgé de soixante-quinze ans ou plus, demeure quand même à La Hourdais, et s’y contente des tâches que son fils lui laisse faire. Son monologue permet d’entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.