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Nous sommes le sang de cette génisse. Récits
Trassard Jean-Loup
GALLIMARD
14,70 €
Épuisé
EAN :9782070735952
«"Nous sommes le sang de cette génisse", affirment les Danaïdes au roi des Pélasges en demandant l'hospitalité. Elles descendent en effet de Io, cette vache qui d'abord a été jeune fille en Argos.Est-ce parce qu'il fut nourri au lait d'une vache particulière, ou parce que tous se frottent encore chaque jour à la rouge et chaude robe des vaches ? L'auteur réclame pour lui, ses narrateurs, ses personnages, une telle filiation cornue et mugissante, profondément enracinée avec l'herbe à brouter dans une campagne de l'Ouest.Tandis qu'en leur milieu court la haie, long territoire hors cadastre qui les partage en bocage, chacun des récits fait éclore un été. Or, dans l'odeur piquante des foins ou la chaleur des moissons, l'été, on le sait, délie les sensualités, depuis celle des vaches qui attendent le taureau jusqu'au pied délicat posant sur la rosée son empreinte incertaine.Dans un lien violent à la terre, accomplissant les tâches nécessaires au lait, à l'herbe sèche, au feu, les présences qui traversent ces récits meuglent toutes, fût-ce de façon muette, leur douceur, leur désir, et leur étonnement.»Jean-Loup Trassard.
Résumé : "C'était hier, au XXe siècle, le forgeron d'un petit hameau de l'Ouest profond - la Mayenne - m'a permis d'entrer dans sa forge et pendant plusieurs jours d'un été incertain m'a conté son amour du métier et surtout montré son travail, les péripéties du combat entre le fer et le feu, avec l'eau qui feule sous la trempe et la corne fragile des chevaux dont le maréchal ferre le pied. Cette confiance de l'artisan me permet de vous murmurer à mon tour, dans la pénombre et l'odeur de ferraille, le poème des éléments." Jean-Loup Trassard.
Les douze récits de L'Erosion intérieure sont tous de la même veine poétique. Qu'il s'agisse d'une galerie souterraine, d'une grotte, d'un vieux sorcier habile à reconnaître les herbes, ou d'un vieux fou qui fait murer les fenêtres de sa maison pour fuir la lumière et le souvenir de celle qu'il aimait, la langue de Trassard est pleine de saveur. Par le labyrinthe des rues, des cavernes, des chambres, sous les arbres de la forêt, sous la nuit, les personnages plongent d'une manière absolue dans l'univers qui leur est propre, tel celui du sourcier ou du guérisseur par exemple, tandis qu'un mouvement intérieur, parallèle, les conduit à descendre en eux-mêmes, encore ignorants de la profondeur à laquelle ils devront se perdre. Leur démarche est une fuite, mais elle est aussi quête d'une sorte d'initiation au mystère de leur existence. Et peu à peu l'on s'aperçoit que cette lente progression vers un lieu de repos que le corps cherche sous la terre et que la pensée trouve dans l'espace des rêves - cette conscience douloureuse d'une mort inéluctable - comme enfin la présence de ces grandes maisons qui conservent le temps et dispensent leur protection... tout concourt à faire de ces textes les pas sensibles d'un retour onirique à la Mère et, par elle, à l'enfance qui était le temps sans la mort.
Résumé : "Dans tous les récits de Paroles de laine, les personnages s'appliquent à lire les signes dont la reconnaissance par odorat, toucher, enfin l'heureuse attention des cinq sens leur permet de s'enraciner dans la terre, contre le ciel, le vide, cet abîme en eux-mêmes étranger, contre la mort".
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.