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Postcolonial/Décolonial. La preuve par l'art
Toussaint Evelyne ; Ténèze Annabelle
PU MIDI
27,00 €
Épuisé
EAN :9782810707089
Les liens entre art contemporain, histoire coloniale, postcolonialisme et mouvements décoloniaux sont anciens et multiples. Des artistes, en Occident et ailleurs, depuis plusieurs décennies déjà, revisitent opportunément des concepts que les études postcoloniales ont approfondis ou inventés - agency (agentivité), mimicry (mimétisme/simulacre) ou essentialisme stratégique -, en autant d'outils utiles à démêler la complexité des relations coloniales et, au-delà, de toutes les relations de domination. Des auteurs, relevant de ces champs d'études conservant aujourd'hui toute leur actualité politique, théorique et polémique, disent en retour tout l'intérêt qu'ils portent à la création contemporaine. Associant vingt historiens de l'art et chercheurs en littérature, philosophie, droit ou psychanalyse, Postcolonial/Décolonial. La preuve par l'art réunit des textes portant sur des productions artistiques (Betye Saar, Fred Wilson, Sarkis, Lidwien van de Ven, Voluspa Jarpa, Iris Kensmil, Jean Renoir et bien d'autres), des propositions institutionnelles (Centro de Arte y Comunicación de Buenos Aires, Biennale de Venise ou Van Abbemuseum d'Eindhoven), l'historiographie de l'histoire de l'art ou celle du droit. Une place particulière est réservée aux singularités artistiques, théoriques et juridiques en Amérique latine, lieu d'émergence des théories décoloniales.
La fragilité, la mémoire et la nécessité du témoignage sont les thèmes centraux de la démarche commune d'Anne et Patrick Poirier. Des installations de maquettes de sites archéologiques ruinés, de gigantesques sculptures-écroulements, des dizaines de journaux-herbiers, des centaines d'empreintes et de photographies instaurent des fictions paradoxales qui valent à ces artistes, depuis le début des années 1970, une reconnaissance internationale. Ce livre propose un retour aux oeuvres, afin de dissiper ambiguïtés et malentendus ayant pu laisser penser qu'Anne et Patrick Poirier s'adonnaient à la nostalgie d'un mythique passé, alors que l'axe central de leur travail est l'actualité du monde, l'affirmation post-exotique de la nécessité d'opposer l'intelligence à la violence, la culture à l'intolérance, la mémoire à l'amnésie.Evelyne Toussaint est maître de conférences en histoire de l'art contemporain à l'université de Pau et des Pays de l'Adour et conférencière au centre d'Art contemporain Le Parvis à Ibos et à l'École supérieure des arts et de la communication de Pau.
Depuis le début des années 2000, j'ai fait de nombreux voyages en Chine, je me suis rendu à Pékin, à Shanghai, à Guangzhou, à Changsha, à Nankin, à Lijiang. Rien n'aurait été possible sans Chen Tong, mon éditeur chinois. La première fois que j'ai rencontré Chen Tong, en 1999, à Bruxelles, je ne savais encore quasiment rien de lui et de ses activités multiples, à la fois éditeur, libraire, artiste, commissaire d'exposition et professeur aux Beaux-Arts. Ce livre est l'évocation du tournage de mon film The Honey dress au coeur de la Chine d'aujourd'hui. Mais, même si c'est le réel que je romance, il est indéniable que je romance.
Lorsqu'il y a rupture entre deux êtres, qui se sépare réellement de qui ? Qui souffre le plus ? Celui qui prend la décision ou celui qui la subit ? Si l'on en croit le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint, Faire l'amour, celui qui choisit de partir a la plus mauvaise place. Ici, c'est le narrateur qui est à l'initiative de la séparation. Il quitte Marie, une belle femme de la haute couture. Tous les deux sont à Tokyo. Dans un hôtel de luxe, ils vivent leur dernière nuit d'amour. Et il pleut comme il pleuvra sur tout le texte. Comment une dernière nuit d'amour peut-elle se vivre sans mélancolie ? À Marie, il ne reste que la pureté des larmes. Au narrateur, il reste une bouteille d'acide chlorhydrique qu'il promène sur lui, avec lui, qu'il sort de temps à autre pour se rappeler les ravages de la rupture. N'est-ce pas dans ses yeux, dans son propre regard, que cet acide devrait finir ? Une histoire simple. Efficace. Un texte où chacun peut revivre ses derniers moments avec un autre. Faire l'amour est le contraire de son titre, à moins qu'il ne faille l'entendre à l'impératif : faites l'amour ! Quelles que soient les ruptures, continuez à aimer ! Un texte qui bouleverse& --Isabelle Magnien
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.