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Anne et Patrick Poirier. Vade-mecum
Toussaint Evelyne
LETTRE VOLEE
16,50 €
Épuisé
EAN :9782873173135
La fragilité, la mémoire et la nécessité du témoignage sont les thèmes centraux de la démarche commune d'Anne et Patrick Poirier. Des installations de maquettes de sites archéologiques ruinés, de gigantesques sculptures-écroulements, des dizaines de journaux-herbiers, des centaines d'empreintes et de photographies instaurent des fictions paradoxales qui valent à ces artistes, depuis le début des années 1970, une reconnaissance internationale. Ce livre propose un retour aux oeuvres, afin de dissiper ambiguïtés et malentendus ayant pu laisser penser qu'Anne et Patrick Poirier s'adonnaient à la nostalgie d'un mythique passé, alors que l'axe central de leur travail est l'actualité du monde, l'affirmation post-exotique de la nécessité d'opposer l'intelligence à la violence, la culture à l'intolérance, la mémoire à l'amnésie.Evelyne Toussaint est maître de conférences en histoire de l'art contemporain à l'université de Pau et des Pays de l'Adour et conférencière au centre d'Art contemporain Le Parvis à Ibos et à l'École supérieure des arts et de la communication de Pau.
Africa Remix six pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie ont présenté l'exposition "Africa Remix. L'art contemporain d'un continent" à Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo, Stockholm et Johannesburg, de 2004 à 2007. Le cycle est entré dans l'histoire des grandes expositions d'art contemporain en suscitant enthousiasmes et critiques, réactualisant les débats provoqués en 1989 par les "Magiciens de la Terre" dont le commissaire, Jean-Hubert Martin, faisait également partie de l'équipe curatoriale d'"Africa Remix". Les polémiques ont d'emblée mis l'exposition "en questions" : Comment justifier la perspective géographique annoncée par le titre alors que l'art contemporain ne connaît pas de frontières? Quelle est la spécificité, s'il y en a une, de l'art contemporain africain ? Les thèmes retenus par les commissaires ("identité et histoire" ; "corps et esprit" ; "ville et terre") suffisent-ils à construire un concept d'exposition ? Quels sont ses liens avec les postcolonial studies évoqués lors d'un colloque organisé à cette occasion au Centre Pompidou ? L'ouvrage revient tant sur les propositions artistiques que sur le point de vue des commissaires, en interrogeant les résonances entre art contemporain et théories postcoloniales.
Les liens entre art contemporain, histoire coloniale, postcolonialisme et mouvements décoloniaux sont anciens et multiples. Des artistes, en Occident et ailleurs, depuis plusieurs décennies déjà, revisitent opportunément des concepts que les études postcoloniales ont approfondis ou inventés - agency (agentivité), mimicry (mimétisme/simulacre) ou essentialisme stratégique -, en autant d'outils utiles à démêler la complexité des relations coloniales et, au-delà, de toutes les relations de domination. Des auteurs, relevant de ces champs d'études conservant aujourd'hui toute leur actualité politique, théorique et polémique, disent en retour tout l'intérêt qu'ils portent à la création contemporaine. Associant vingt historiens de l'art et chercheurs en littérature, philosophie, droit ou psychanalyse, Postcolonial/Décolonial. La preuve par l'art réunit des textes portant sur des productions artistiques (Betye Saar, Fred Wilson, Sarkis, Lidwien van de Ven, Voluspa Jarpa, Iris Kensmil, Jean Renoir et bien d'autres), des propositions institutionnelles (Centro de Arte y Comunicación de Buenos Aires, Biennale de Venise ou Van Abbemuseum d'Eindhoven), l'historiographie de l'histoire de l'art ou celle du droit. Une place particulière est réservée aux singularités artistiques, théoriques et juridiques en Amérique latine, lieu d'émergence des théories décoloniales.
Lorsque j'ai commencé à passer mes après-midi dans la salle de bain, je ne comptais pas m'y installer: non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire avec le sentiment de pertinence miraculeuse que procure la pensée qu'il n'est nul besoin d'exprimer.Jean-Philippe Toussaint est né à Bruxelles en 1957. Il est écrivain et cinéaste. La Salle de bain (1985), son premier roman, a été traduit en 25 langues. Il a publié Faire l'amour en 2002 et publie Fuir en septembre 2005.
Résumé : L?un des points parmi les moins explorés de l??uvre de Marcel Duchamp correspond à son séjour à la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Il est resté pratiquement deux ans, de 1913 à 1915. C?est le seul lieu où il entreprit de s?astreindre à un travail, fuyant le statut d?artiste pour se protéger sous le masque du bibliothécaire. Situé entre voyage à Munich qui marque la fin de sa pratique de la peinture et son séjour à New York qui le voit élaborer une ?uvre sans précédent, son temps à la Bibliothèque Sainte-Geneviève se signale par un intense effort de réflexion à partir de textes et d?images qu?il découvre dans des livres consacrés à la perspective et à la géométrie. La Boîte verte et une large partie des notes seront l?expression de cette quête. Il lit, lève des dessins et retient des citations. Tout cela forme le réservoir inépuisable qui permettra à ses chefs d??uvre de s?élancer, Le Grand Verre ou Etants donnés, comme aussi à ses productions en marge. Ce temps intermédiaire qui explique la large explosion Duchamp aux Etats-Unis n?a jamais été considéré à sa vraie mesure. C?est une prise en compte complète de ce phénomène qu?Evelyne Toussaint et Yves Peyré ont souhaité réaliser, la première au grè d?une approche analytique, le second par le biais d?un regard synthétique.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Au lecteur à se faire l'écrivain de sa vie au jour le jour en s'appropriant ce livre qui deviendra, suivant l'humeur du moment et de chacun, agenda ou source d'inspiration, carnet de notes ou de croquis, journal intime ou présent.