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Africa Remix. Une exposition en questions
Toussaint Evelyne
LETTRE VOLEE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782873173913
Africa Remix six pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie ont présenté l'exposition "Africa Remix. L'art contemporain d'un continent" à Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo, Stockholm et Johannesburg, de 2004 à 2007. Le cycle est entré dans l'histoire des grandes expositions d'art contemporain en suscitant enthousiasmes et critiques, réactualisant les débats provoqués en 1989 par les "Magiciens de la Terre" dont le commissaire, Jean-Hubert Martin, faisait également partie de l'équipe curatoriale d'"Africa Remix". Les polémiques ont d'emblée mis l'exposition "en questions" : Comment justifier la perspective géographique annoncée par le titre alors que l'art contemporain ne connaît pas de frontières? Quelle est la spécificité, s'il y en a une, de l'art contemporain africain ? Les thèmes retenus par les commissaires ("identité et histoire" ; "corps et esprit" ; "ville et terre") suffisent-ils à construire un concept d'exposition ? Quels sont ses liens avec les postcolonial studies évoqués lors d'un colloque organisé à cette occasion au Centre Pompidou ? L'ouvrage revient tant sur les propositions artistiques que sur le point de vue des commissaires, en interrogeant les résonances entre art contemporain et théories postcoloniales.
Les liens entre art contemporain, histoire coloniale, postcolonialisme et mouvements décoloniaux sont anciens et multiples. Des artistes, en Occident et ailleurs, depuis plusieurs décennies déjà, revisitent opportunément des concepts que les études postcoloniales ont approfondis ou inventés - agency (agentivité), mimicry (mimétisme/simulacre) ou essentialisme stratégique -, en autant d'outils utiles à démêler la complexité des relations coloniales et, au-delà, de toutes les relations de domination. Des auteurs, relevant de ces champs d'études conservant aujourd'hui toute leur actualité politique, théorique et polémique, disent en retour tout l'intérêt qu'ils portent à la création contemporaine. Associant vingt historiens de l'art et chercheurs en littérature, philosophie, droit ou psychanalyse, Postcolonial/Décolonial. La preuve par l'art réunit des textes portant sur des productions artistiques (Betye Saar, Fred Wilson, Sarkis, Lidwien van de Ven, Voluspa Jarpa, Iris Kensmil, Jean Renoir et bien d'autres), des propositions institutionnelles (Centro de Arte y Comunicación de Buenos Aires, Biennale de Venise ou Van Abbemuseum d'Eindhoven), l'historiographie de l'histoire de l'art ou celle du droit. Une place particulière est réservée aux singularités artistiques, théoriques et juridiques en Amérique latine, lieu d'émergence des théories décoloniales.
Pourquoi m'a-t-on offert un téléphone portable le jour même de mon arrivée en Chine? Pour me localiser en permanence, surveiller mes déplacements et me garder à l'oeil? J'avais toujours su inconsciemment que ma peur du téléphone était liée à la mort - peut-être au sexe et à la mort - mais, jamais avant cette nuit de train entre Shanghai et Pékin, je n'allais en avoir l'aussi implacable confirmation.
Cet ouvrage trace une histoire de l'art du graffiti à travers l'évolution du travail de Tilt. Partant du writing, ce genre de graffiti fondé sur le dessin et la peinture de lettres dont se réclament encore aujourd'hui nombre de graffeurs - parmi lesquels Tilt - qui entendent affirmer leur spécificité et opposer une forme de résistance au tournant "street-art" de la production visuelle actuelle dans l'espace public. Tilt peint son premier tag éponyme en 1990. Il sait dès lors que le graffiti sera une passion à vie. Le graffiti traduit un rapport libertaire, voire anarchiste, invasif, à la ville, contre l'autoritarisme de l'architecture et de l'urbanisme, la sur-implantation de la publicité, l'enlaidissement de certains quartiers. Son contenu, dans la pratique de Tilt, n'a pas besoin d'être explicitement militant : ce qui est politique, ici, c'est le geste lui-même, sous une forme activiste d'intervention sur le territoire. A partir de 2016, Tilt va recréer en atelier des séries d'abstractions. Ces oeuvres provoquent le même effet de surprise que celui que suscite un graffiti dans la ville, elles sont à la fois inscrites dans les origines subversives du graffiti et dans l'histoire de la peinture. Qu'il soit "vandale" , dans la rue, où il appartient à tout le monde, ou qu'il devienne objet à vivre comme en décidèrent les premiers graffeurs qui investirent les galeries d'art newyorkaises dès les années 1970, l'histoire du graffiti continue ainsi à s'écrire.
Lorsque j'ai commencé à passer mes après-midi dans la salle de bain, je ne comptais pas m'y installer: non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire avec le sentiment de pertinence miraculeuse que procure la pensée qu'il n'est nul besoin d'exprimer.Jean-Philippe Toussaint est né à Bruxelles en 1957. Il est écrivain et cinéaste. La Salle de bain (1985), son premier roman, a été traduit en 25 langues. Il a publié Faire l'amour en 2002 et publie Fuir en septembre 2005.
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.
Au lecteur à se faire l'écrivain de sa vie au jour le jour en s'appropriant ce livre qui deviendra, suivant l'humeur du moment et de chacun, agenda ou source d'inspiration, carnet de notes ou de croquis, journal intime ou présent.