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Trinités
Tosches Nick
GALLIMARD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782070741458
Un gang chinois et un gang italien se battent pour le contrôle du trafic d'héroïne à New York. Ce simple affrontement inter-ethnique autour de la possession d'un territoire devient aussi un conflit entre plusieurs générations de gangsters, pour qui la lutte contre les membres de leur propre famille peut être aussi mortelle. Trinités est un roman qui, sous les dehors d'une saga classique, renouvelle complètement le genre et pose un regard neuf, précis, documenté, très contemplatif, presque méditatif sur la nouvelle génération des mafieux, fils d'immigrés mais désormais complètement américanisés, confrontés à leur désir d'expansion et au respect des valeurs ancestrales. Nick Tosches est reconnu comme l'un des journalistes les plus doués de sa génération. Son œuvre littéraire est traversée par une seule et unique obsession : la mafia, ou continent la minorité italienne dont il est issu s'est constituée en bandes organisées pour finir par contrôler le monde du crime. Et ce, de La religion des ratés, son premier roman, jusqu'à sa biographie hallucinante de Dean Martin, où Tosches laisse de côté la figure mythique du crooner de Las Vegas pour s'intéresser à un fils d'immigrés italiens dont l'ascension dans le showbiz doit tout à la mafia. " Trinités marque le sommet de l'œuvre de Tosches : il est à coup sûr le livre le plus marquant écrit sur la mafia depuis Burnett et Le Parrain.
Résumé : " Un livre aussi dérangeant qu'irrésistiblement drôle. En un mot : brillant. " Publishers Weekly Dans un recoin des archives secrètes de la bibliothèque vaticane, Nick Tosches découvre un codex vieux de deux mille ans qui relate les mémoires d'un aristocrate romain : Gaius Fulvius Falconius. Orateur de talent chargé d'écrire les discours de l'empereur Tibère, il tombe un jour en disgrâce et doit s'exiler en Judée. Il y fait la connaissance d'un jeune vagabond juif sans foi ni loi, obsédé par l'argent et le sexe, qui le fascine littéralement. Lui vient alors une idée : faire passer ce jeune homme au charisme indéniable pour le Messie tant attendu... Jésus de Nazareth revu et corrigé par l'auteur du Roi des Juifs : il fallait l'irrévérence et l'érudition de l'un des derniers hors-la-loi de la littérature américaine pour s'emparer d'un tel sujet. Se moquant de la religiosité et la morale, Nick Tosches dérange, choque, bouscule, et confirme une fois de plus sa virtuosité.
Finalement, Nick Tosches a toujours su dompter son principal défaut. Car vénérer systématiquement les héros de la marge, les loosers flamboyants et autres oubliés magnifiques peut rapidement lasser. Jerry Lee plutôt qu'Elvis, Sonny Liston plutôt que Muhammad Ali, Dino plutôt que Franky, Space Cooley plutôt qu'Hank Williams, Tosches a choisi son camp par conviction profonde, non pour le fameux gimmick "si c'est trop connu, ça ne m'intéresse plus !". Aussi, lorsqu'en 1984 il publie Héros oubliés du rock'n'roll, il est déjà plus que le simple gratte-papier d'une belle brochette de publications (Creem, Penthouse, Rolling Stone, Vanity Fair...). Souvent plus essentiel que Tom Wolfe, Tosches compte rafraîchir la mémoire à l'inconscient collectif américain. Elvis certes, mais aussi Joe Turner, Jesse Stone, Wynonie Harris... Ainsi, tout au long de Héros oubliés du rock'n'roll, notre homme se transforme en procureur général d'un tas d'oubliés de la cause rock'n'roll. De ces personnages de roman héroïques ou pathétiques, sans qui le King et sa cour feraient encore du crochet chez Phildar Memphis. Mais là où l'écrivain américain excelle, c'est autant dans la mine d'informations et d'anecdotes qu'il brasse brillamment que dans le style vif et souvent hilarant qu'il manie avec génie. Trois mots lui suffisent pour réviser l'histoire américaine, trois mots pour mettre le nez de la bannière étoilée dans ses réalités. Logique donc que Samuel Beckett ait considéré Héros oubliés du rock'n'roll comme "le seul livre sur le rock'n'roll qui sait de quoi il parle !" --Marc Zisman
Je veux que les choses soit bien claires. Hellfire de Nick Tosches est le plus beau livre jamais écrit sur un interprète de rock'n'roll - il est sans égal. Mais il est loin de n'être que cela. Tôt ou tard, Hellfire sera reconnu comme un classique américain." Ainsi s'ouvre la préface de Greil Marcus à ce qui est à ce jour le livre le plus célèbre, et peut-être le chef-d'oeuvre de Nick Tosches. Cette biographie de Jerry Lee Lewis est plus proche d'un roman de Faulkner que des pesantes compilations de documents qui constituent habituellement les biographies dites "à l'américaine". Elevé dans le Sud profond et marqué à vie par les prédicateurs de l'Eglise du Saint-Esprit, Jerry Lee Lewis est persuadé que le rock est la musique du Diable, et qu'il sera damné. En matière d'excès en tous genres (alcool, drogues, bigamie, tentative d'homicide), Jerry Lee Lewis, "the Killer", est sans égal dans l'histoire du rock'n'roll. Alors qu'il était en passe de détrôner Elvis Presley, Jerry Lee a vu sa carrière brusquement interrompue par le scandale que causa la révélation de son mariage avec sa cousine de treize ans, sans qu'il ait pris la peine de divorcer de son épouse précédente. A partir de là il s'enfonce dans l'autodestruction, avant de revenir au premier plan pour replonger à nouveau. La fin de sa vie, sombre, terrifiante, n'est qu'une suite d'arrestations, de divorces, de deuils. Avec cette matière digne d'une tragédie antique Tosches a composé un livre d'une paradoxale sobriété, dense, concis, dans un style biblique somme toute en parfait accord avec son sujet.
Crooner, acteur de cinéma, séducteur. Son duo ave Jerry Lewis fit de lui une des plus grosses vedettes des années 50 aux Etats-Unis. Mais qui est vraiment Dean Martin ? Homme secret, homme fantôme, il est la poignante incarnation du rêve américain dans toute sa contradiction. Agents véreux, gros bonnets de la Mafia, célébrités, hommes politiques ou femmes sublimes, il charme tout le monde, mais en fait, Dino est un menefreghista, un " type qui n'en a rien à foutre ". L'avènement du phonographe et du kinétoscope a façonné les goûts de l'Amérique populaire. Dino l'a compris, et lui qui n'a guère de passion pour les études, qui adore chanter et a découvert les trafics en tous genres à l'époque de la Prohibition, devient un rouage de la fabuleuse machine à fabriquer des rêves. Dino n'est pas une simple biographie. A travers la vie d'un personnage hors du commun, c'est l'histoire de la culture populaire américaine qui se dessine, racontée avec une virtuosité stylistique où le lyrisme côtoie les images crues et provocantes. Nick Tosches nous donne un livre mémorable : le roman de l'Amérique contemporaine. " Dino est une formidable biographie de l'industrie du spectacle, la dissection impitoyable des liens pègre/show-biz, et de la célébrité elle-même. Nick Tosches sonde l'âme vide de Dean Martin avec une précision redoutable. Ce livre est une réussite ! " James Ellroy
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.