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Hellfire
Tosches Nick
ALLIA
18,50 €
Épuisé
EAN :9782844850768
Je veux que les choses soit bien claires. Hellfire de Nick Tosches est le plus beau livre jamais écrit sur un interprète de rock'n'roll - il est sans égal. Mais il est loin de n'être que cela. Tôt ou tard, Hellfire sera reconnu comme un classique américain." Ainsi s'ouvre la préface de Greil Marcus à ce qui est à ce jour le livre le plus célèbre, et peut-être le chef-d'oeuvre de Nick Tosches. Cette biographie de Jerry Lee Lewis est plus proche d'un roman de Faulkner que des pesantes compilations de documents qui constituent habituellement les biographies dites "à l'américaine". Elevé dans le Sud profond et marqué à vie par les prédicateurs de l'Eglise du Saint-Esprit, Jerry Lee Lewis est persuadé que le rock est la musique du Diable, et qu'il sera damné. En matière d'excès en tous genres (alcool, drogues, bigamie, tentative d'homicide), Jerry Lee Lewis, "the Killer", est sans égal dans l'histoire du rock'n'roll. Alors qu'il était en passe de détrôner Elvis Presley, Jerry Lee a vu sa carrière brusquement interrompue par le scandale que causa la révélation de son mariage avec sa cousine de treize ans, sans qu'il ait pris la peine de divorcer de son épouse précédente. A partir de là il s'enfonce dans l'autodestruction, avant de revenir au premier plan pour replonger à nouveau. La fin de sa vie, sombre, terrifiante, n'est qu'une suite d'arrestations, de divorces, de deuils. Avec cette matière digne d'une tragédie antique Tosches a composé un livre d'une paradoxale sobriété, dense, concis, dans un style biblique somme toute en parfait accord avec son sujet.
Finalement, Nick Tosches a toujours su dompter son principal défaut. Car vénérer systématiquement les héros de la marge, les loosers flamboyants et autres oubliés magnifiques peut rapidement lasser. Jerry Lee plutôt qu'Elvis, Sonny Liston plutôt que Muhammad Ali, Dino plutôt que Franky, Space Cooley plutôt qu'Hank Williams, Tosches a choisi son camp par conviction profonde, non pour le fameux gimmick "si c'est trop connu, ça ne m'intéresse plus !". Aussi, lorsqu'en 1984 il publie Héros oubliés du rock'n'roll, il est déjà plus que le simple gratte-papier d'une belle brochette de publications (Creem, Penthouse, Rolling Stone, Vanity Fair...). Souvent plus essentiel que Tom Wolfe, Tosches compte rafraîchir la mémoire à l'inconscient collectif américain. Elvis certes, mais aussi Joe Turner, Jesse Stone, Wynonie Harris... Ainsi, tout au long de Héros oubliés du rock'n'roll, notre homme se transforme en procureur général d'un tas d'oubliés de la cause rock'n'roll. De ces personnages de roman héroïques ou pathétiques, sans qui le King et sa cour feraient encore du crochet chez Phildar Memphis. Mais là où l'écrivain américain excelle, c'est autant dans la mine d'informations et d'anecdotes qu'il brasse brillamment que dans le style vif et souvent hilarant qu'il manie avec génie. Trois mots lui suffisent pour réviser l'histoire américaine, trois mots pour mettre le nez de la bannière étoilée dans ses réalités. Logique donc que Samuel Beckett ait considéré Héros oubliés du rock'n'roll comme "le seul livre sur le rock'n'roll qui sait de quoi il parle !" --Marc Zisman
Une maîtrise olympienne de la langue: c'est comme lire du Tennyson sous la plume de Bukowski." Library Journal "Un de ces rares écrivains qui peul à la fois séduire, choquer, exalter ou offusquer." New York Times "Tosches combine avec art le minimalisme d'un Jim Thompson et les débordements d'un Bukowski. Son écriture est puissante et souvent très belle." Wall Street Journal "Il y a peu de romanciers qui auraient l'idée meule d'un tel livre, encore moins le culot de l'écrire... Tosches est prêt à prendre la place qui lui revient au premier- rang de la littérature américaine contemporaine." San Francisco Chronicle "Un des écrivains les plus envoûtants et agaçants qui soient... Un chroniqueur lyrique de la culture mafieuse doublé d'un formidable érudit." Book Magazine Né en 1949 dans le New Jersey, Nick Tosches a, dit-il, "été élevé par des loups venus de l'autre rive" - Manhattan. Romancier, journaliste, célèbre critique rock, il est l'auteur d'une oeuvre considérable, parmi laquelle Trinités; Dino et Hellfire, biographies de Dean Martin et Jerry Lee Lewis; Confessions d'un chasseur d'opium et, récemment, Night Train. Autodidacte, il a appris le latin, le grec et l'italien médiéval avant de consacrer une grande partie de sa vie à l'étude de Dante. Son dernier roman La main de Dante a été l'un des grands événements littéraires de l'année aux États-Unis.
Un gang chinois et un gang italien se battent pour le contrôle du trafic d'héroïne à New York. Ce simple affrontement inter-ethnique autour de la possession d'un territoire devient aussi un conflit entre plusieurs générations de gangsters, pour qui la lutte contre les membres de leur propre famille peut être aussi mortelle. Trinités est un roman qui, sous les dehors d'une saga classique, renouvelle complètement le genre et pose un regard neuf, précis, documenté, très contemplatif, presque méditatif sur la nouvelle génération des mafieux, fils d'immigrés mais désormais complètement américanisés, confrontés à leur désir d'expansion et au respect des valeurs ancestrales. Nick Tosches est reconnu comme l'un des journalistes les plus doués de sa génération. Son œuvre littéraire est traversée par une seule et unique obsession : la mafia, ou continent la minorité italienne dont il est issu s'est constituée en bandes organisées pour finir par contrôler le monde du crime. Et ce, de La religion des ratés, son premier roman, jusqu'à sa biographie hallucinante de Dean Martin, où Tosches laisse de côté la figure mythique du crooner de Las Vegas pour s'intéresser à un fils d'immigrés italiens dont l'ascension dans le showbiz doit tout à la mafia. " Trinités marque le sommet de l'œuvre de Tosches : il est à coup sûr le livre le plus marquant écrit sur la mafia depuis Burnett et Le Parrain.
Résumé : " Un livre aussi dérangeant qu'irrésistiblement drôle. En un mot : brillant. " Publishers Weekly Dans un recoin des archives secrètes de la bibliothèque vaticane, Nick Tosches découvre un codex vieux de deux mille ans qui relate les mémoires d'un aristocrate romain : Gaius Fulvius Falconius. Orateur de talent chargé d'écrire les discours de l'empereur Tibère, il tombe un jour en disgrâce et doit s'exiler en Judée. Il y fait la connaissance d'un jeune vagabond juif sans foi ni loi, obsédé par l'argent et le sexe, qui le fascine littéralement. Lui vient alors une idée : faire passer ce jeune homme au charisme indéniable pour le Messie tant attendu... Jésus de Nazareth revu et corrigé par l'auteur du Roi des Juifs : il fallait l'irrévérence et l'érudition de l'un des derniers hors-la-loi de la littérature américaine pour s'emparer d'un tel sujet. Se moquant de la religiosité et la morale, Nick Tosches dérange, choque, bouscule, et confirme une fois de plus sa virtuosité.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu'il est impossible à définir. Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ? Tout cela, et - bien sûr - beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut - à la rigueur - vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange - et bien téméraire. Qu'on en juge. Quel autre ouvrage peut se targuer d'offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire "je t'aime" dans 44 langues différentes (dont le morse) ? Dans quel autre ouvrage trouvera-t-on réunis, sur la même page, le nom des coups du golf, l'histoire de la taxe sur les chapeaux, la liste des morts violentes dans l'histoire du rock, celle des insultes utilisées par Shakespeare dans ses pièces et les couleurs du drapeau de la Guadeloupe ? Où donc, si ce n'est dans Les Miscellanées de Ben Schott, pourra-t-on trouver la liste des 12 travaux d'Hercule, celle des différents modes opératoires des crimes élucidés par Mrs Marple ou des fournisseurs officiels de la reine d'Angleterre ? On l'aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu'indispensables : elles offrent la quintessence de l'esprit et de l'humour anglais, mélange de rigueur et d'absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c'est qu'au bout du compte, l'ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l'attention maniaque portée par l'auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d'une grande élégance.
Publiées de façon posthume en 1845, ces Pensées sur le caractère des hommes et leur conduite dans la société présentent, sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires, l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale.