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Voyageur du livre. Volume 1 (1960-1980)
Topor Roland ; Garnier Philippe ; Devaux Alexandre
CAHIER DESSINE
42,00 €
Épuisé
EAN :9791090875388
Premier livre consacré exclusivement aux dessins d'illustration de Topor. Roland Topor entretenait avec la littérature et l'objet livre un rapport intime et passionnel. À quinze ans, moment où il fait la découverte d'Alfred Jarry, il oriente sa culture : littérature populaire, auteurs surréalistes, polar, science-fiction, humour, poésie, fous littéraires de outes périodes et de tous pays. Gourmet, Topor savait apprécier les différents degrés de l'ivresse littéraire et bibliophilique ; l'amour du fond et de la forme. Alors qu'il avait commencé par se faire connaître comme dessinateur d'humour : Bizarre, Hara-Kiri' il a simultanément démontré son attachement aux livres. Ainsi, dès 1960 paraissent ses dessins dans des livres d'amis écrivains : Sternberg, Blavier, Jodorowsky, Ruellan' une sorte de " famille ". Ayant atteint la reconnaissance, il répond favorablement à certaines commandes : Anna Karénine (Tolstoï), La Rôtisserie de la reine Pédauque (Anatole France), Koenigsmark (Pierre Benoît), La Mare au diable & François le Champi (George Sand), Le Revizor (Gogol), Le Quatuor d'Alexandrie (Durrell), Le Baladin du monde occidental (J. M. Synge), Fantômas (Allain et Souvestre), Les Aventures de Pinocchio (Collodi), Les Contes (Perrault) ou à ses contemporains : Aymé, Vian, Ferlinghetti, etc. Topor consacre au livre un soin tout particulier qui le fait entrer dans la famille des grands enlumineurs de textes : Daumier, Doré, Grandville, Rops, Redon, Kubin, Magritte ou ses contemporains Folon, André François... Ce livre permet de réunir des dessins peu connus, souvent publiés dans des livres de bibliophilie réservés à des collectionneurs, ainsi que d'autres, pour la plupart oubliés, de ses grands travaux d'illustration pour les clubs du livre en Suisse, ou pour Marcel Aymé et Boris Vian en France. Plusieurs centaines de dessins seront remis dans leur contexte de publication permettant ainsi d'embrasser l'originalité de l'oeuvre d'un Topor illustrateur de livres.
Pour devenir populaire, une idée doit s'incarner dans un héros, prendre un visage et même un corps humain. Bref, elle doit cesser d'être une idée. Roland Topor, dessinateur, peintre, graveur, écrivain, dramaturge, se dit également dans ce Pense-Bêtes "un touche-à-tout extrêmement brimé". Il est vrai qu'être génial dans tant de domaines est très mal vu dans nos contrées et que la postérité est toujours prête à vous le faire payer. Mais c'est raté: Topor est partout. Le Pense-Bêtes, recueil d'aphorismes initialement paru en 1992, est la quintessence de l'esprit de Topor: poétique, métaphysique et évidemment gorgé d'humour noir, ce livre de chevet est fait pour être ouvert souvent, au hasard et à l'emporte-pièce. Lève-toi et rampe.
Je veille auprès de Suzanne endormie. C'est étrange, sa ressemblance avec mon pied gauche. Je sais bien qu'un pied est un pied, que Suzanne est Suzanne, mais mon pied est plus proche de Suzanne que de moi. J'avais deux pieds. Suzanne m'a pris l'autre, il ne m'en reste qu'un. Je ne suis pas en train de me plaindre, au contraire. Est-ce que je ne donnerais pas mes deux pieds pour Suzanne ? Et puis la souffrance s'est apaisée. Oh, je ne suis pas dupe. Le mieux que j'éprouve est dû au sommeil de Suzanne, je m'en rends compte. N'empêche que j'y gagne. Je respire à petits coups par crainte de la réveiller. Il faut dire qu'elle est exténuée. Il y a de quoi. Comment a-t-elle réussi à supporter mon énorme masse de graisse ? Cela me dépasse. Je ne comprendrais jamais rien aux femmes. Il pleut."
Résumé : DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle. Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots. Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".
Résumé : CE CAHIER, riche de 230 reproductions, s'adresse à ceux qui sont curieux du dessin, toujours prêts à se laisser surprendre par l'esquisse d'un peintre, la minutie d'un graveur ou l'esprit d'un humoriste. Dans cette première livraison, des artistes en apparence très différents, voire contraires, déploient leur jardin secret; et il se dessine entre eux comme un fil invisible. Quel est ce fil ? Voilà la question que posera Le Cahier dessiné deux fois par an.
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.
Folon Jean-Michel ; Weill Alain ; Scheerlinck Karl
Quelle plus belle destinée que celle d'une affiche ! Vous l'avez faite. Les autres la comprennent. Vous travaillez pour la mémoire de la rue. [... ] Et si votre affiche est bonne, elle vivra en morceaux dans la mémoire des gens". Jean-Michel Folon a réalisé près de six cents affiches. Six cents affiches qui sont autant de chefs-d'oeuvre d'inventivité, de sensibilité, de poésie. C'était sa façon à lui d' "entendre le monde en marche". Délicates aquarelles, encres irisées : tranchant avec les productions de son époque tout en photos et en surcharges typographiques, il a choisi le dessin, privilégiant la simplicité du trait et la puissance émotionnelle de la couleur. Se méfiant du monde publicitaire, avec lequel il a peu collaboré, il a mis son art au service de ses convictions : la défense de l'environnement et des droits de l'homme, le dictionnaire Larousse, le cinéma, les manifestations culturelles, scientifiques et sportives. Flèches, personnages, masques, yeux, mains, oiseaux, arbres - on retrouve ses éléments de prédilection, son humour singulier, son onirisme confinant à la métaphysique. Nous proposons ici une sélection de cent cinquante affiches, que viennent éclairer un entretien avec l'artiste, ainsi que les textes de connaisseurs tels que Karl Scheerlinck et Alain Weill.