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Entre deux mondes
Tlali Miriam
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782738405555
La scène se passe à Johannesburg en 1966-1967, dans un magasin de meubles et radios. "Le patron entra." Il est blanc. Il est riche ; mi-Harpagon, mi-Charlot. Quant à Muriel, la narratrice, elle est là depuis longtemps (depuis des siècles, en fait). Mais elle est noire, donc invisible. " J'attendais mon tour, debout. Le gros caissier assis derrière ses barreaux de fer parut soudain se souvenir de ma présence... "Ah oui ! La fille là-bas, c'est la nouvelle dactylo. Elle vient du Bureau de chômage." " Ainsi commence ce conte philosophique à la fois sobre et fou, féroce et tendre. Sans jamais quitter son bureau, Muriel nous fait découvrir tout l'univers de l'apartheid, coupé en deux par la "barrière de couleur", ce mur de la honte et du profit. Mais derrière le magasin des préjugés raciaux et des tabous sexuels, Muriel découvrira aussi l'arrière-cour de toutes les transgressions. Et elle observe : c'est Candide en Afrique du Sud, un crime contre l'humanité vu par une "ingénue". Jusqu'au jour où la révolte l'emporte et où les Blancs se retrouveront seuls en cage avec leur tiroir-caisse.
On pourrait volontiers adapter l'adage du petit prince et de son renard en évoquant Hamda Dniden. Au creux de la colline de Sidi Bou Saïd, derrière la seule porte jaune du village, dans son minuscule atelier, le plus discret de nos peintres poursuit dans le calme et la sérénité un parcours fait de belles fulgurances. On le rencontre au rythme qu'il a fixé, fidèle à la galerie qu'il a privilégiée dans les vergers de la Soukra. Et suivre son parcours n'est pas dénué de surprises. Des constantes dans son travail. Une addiction assumée à ses géantes, femmes antiques, déesses titulaires, que l'on a pu comparer à tort à Botero, mais qui, récusant l'anecdote, s'affirment en majesté, idoles terriennes, telluriques, à la puissance sourdement inquiétante. Une complaisance affirmée pour les portraits de familles, les tableaux de foules, les agrégats compacts de personnages imbriqués, impliqués dans des alliances foetales, soudés dans des fusions primaires.
Résumé : Depuis combien d'années, seule avec Sââd, son vieux serviteur noir, dans sa maison au coeur de la steppe, Horïa EI-Gharib vient-elle s'adosser à la terrasse pour contempler le jour qui s'éteint sur la Montagne du Lion ? La lumière bouge le long des rochers ocre et du sable roux, toujours pareille, jamais pareille. De la montagne de la légende, conquise par ses ancêtres, rayonne sur Horïa la paix du soir. Ses deux fils sont dans le vaste monde, l'aîné dans une Amérique inconcevable, le plus jeune combat elle ne sait où pour la liberté. La lumière du soleil qui s'adoucit sur la montagne, c'est la consolation de toute sa vie, la sérénité pour toujours... Hélas, Horïa, ce n'est plus vrai. Demain tu ne verras plus la Montagne du Lion. Elle va disparaître à ta vue derrière un centre de tourisme, un hôtel, un restaurant, un abri d'autocar. Ils seront là demain pour poser la première pierre... Non, dit Horïa... Tu ne peux rien, sois raisonnable... Non, dit Horïa, ils n'ont pas le droit, mais ce qu'elle allait faire, avec Sââd et la mitrailleuse...
Adel Safi, originaire d'un village du Sud tunisien, a eu à Paris une maîtresse, Tara Matheson, Américaine d'origine irlandaise, dont nous apprenons que de retour à New York elle a été assassinée dans des circonstances obscures. Safi est le secrétaire d'un diplomate, le docteur Hussein, porte-parole des pays sous-développés. En fait Hussein ne s'intéresse qu'à une thèse qu'il écrit pour prouver que si les Grecs ont eu leur passion avec Socrate et les chrétiens avec Jésus, l'Islam a eu la sienne avec le martyre de Hallaj. L'itinéraire spirituel d'Adel le mènera finalement au Cambodge où il se mêlera aux Khmers rouges. Tous ces personnages et ces événements se réfractent dans un héros central, Albert Nelli, vieil écrivain juif tunisien exilé à New York qui sombre dans une folie dépressive. Mais Albert Nelli n'est lui-même qu'un personnage de roman, celui du livre qu'écrit Adel Safi. Ainsi cette "fiction généralisée" , semblable à un miroir à facettes, reflète le déracinement d'une poignée d'hommes du tiers monde, mal adaptés à la civilisation de l'extrême Occident.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.