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La Montagne du lion
Tlili Mustapha
GALLIMARD
12,40 €
Épuisé
EAN :9782070713950
Depuis combien d'années, seule avec Sââd, son vieux serviteur noir, dans sa maison au coeur de la steppe, Horïa EI-Gharib vient-elle s'adosser à la terrasse pour contempler le jour qui s'éteint sur la Montagne du Lion ? La lumière bouge le long des rochers ocre et du sable roux, toujours pareille, jamais pareille. De la montagne de la légende, conquise par ses ancêtres, rayonne sur Horïa la paix du soir. Ses deux fils sont dans le vaste monde, l'aîné dans une Amérique inconcevable, le plus jeune combat elle ne sait où pour la liberté. La lumière du soleil qui s'adoucit sur la montagne, c'est la consolation de toute sa vie, la sérénité pour toujours... Hélas, Horïa, ce n'est plus vrai. Demain tu ne verras plus la Montagne du Lion. Elle va disparaître à ta vue derrière un centre de tourisme, un hôtel, un restaurant, un abri d'autocar. Ils seront là demain pour poser la première pierre... Non, dit Horïa... Tu ne peux rien, sois raisonnable... Non, dit Horïa, ils n'ont pas le droit, mais ce qu'elle allait faire, avec Sââd et la mitrailleuse...
Résumé : 1966 : l'Algérien Jalal Ben Chérif, correspondant du journal L'humanité socialiste auprès de l'Organisation de la Sécurité internationale (O.S.I.) de New York, rencontre un jeune Noir violent, révolté, animé par la soif du meurtre. En compagnie de ce frère de couleur comme lui meurtri, explosant de haine, il va vivre une nuit de sang, d'érotisme, d'alcool et de lucidité qui va faire surgir ses souvenirs du passé : la guerre d'Algérie, la mort de son père pendu par les Français, celle de sa mère brûlée vive elle aussi par les Français, son agrégation de philosophie en Sorbonne, le groupe marxiste qui façonna sa pensée... Il ne trouve plus qu'une seule issue : rejoindre les Palestiniens et combattre dans leurs rangs pour la liberté. 1995, presque trente ans après : comme l'Algérie, la Palestine a été pour Jalal Ben Chérif un " fiasco ". Dans la désillusion et la tristesse, il s'est retiré à New York pour y finir sa vie et ... méditer sur l'Histoire.
Paris, mois d’août, le temps d’une soirée particulièrement chaude, limite caniculaire ... Un roman subtil, délicat, intelligent sur les rapports hommes/femmes, l’ambition professionnelle, les origines, la place de la femme dans la société patriarcale, les difficultés de s’émanciper… Un huis-clos fascinant qui raconte le fiasco annoncé d’un dîner.
La scène se passe à Johannesburg en 1966-1967, dans un magasin de meubles et radios. "Le patron entra." Il est blanc. Il est riche ; mi-Harpagon, mi-Charlot. Quant à Muriel, la narratrice, elle est là depuis longtemps (depuis des siècles, en fait). Mais elle est noire, donc invisible. " J'attendais mon tour, debout. Le gros caissier assis derrière ses barreaux de fer parut soudain se souvenir de ma présence... "Ah oui ! La fille là-bas, c'est la nouvelle dactylo. Elle vient du Bureau de chômage." " Ainsi commence ce conte philosophique à la fois sobre et fou, féroce et tendre. Sans jamais quitter son bureau, Muriel nous fait découvrir tout l'univers de l'apartheid, coupé en deux par la "barrière de couleur", ce mur de la honte et du profit. Mais derrière le magasin des préjugés raciaux et des tabous sexuels, Muriel découvrira aussi l'arrière-cour de toutes les transgressions. Et elle observe : c'est Candide en Afrique du Sud, un crime contre l'humanité vu par une "ingénue". Jusqu'au jour où la révolte l'emporte et où les Blancs se retrouveront seuls en cage avec leur tiroir-caisse.
On pourrait volontiers adapter l'adage du petit prince et de son renard en évoquant Hamda Dniden. Au creux de la colline de Sidi Bou Saïd, derrière la seule porte jaune du village, dans son minuscule atelier, le plus discret de nos peintres poursuit dans le calme et la sérénité un parcours fait de belles fulgurances. On le rencontre au rythme qu'il a fixé, fidèle à la galerie qu'il a privilégiée dans les vergers de la Soukra. Et suivre son parcours n'est pas dénué de surprises. Des constantes dans son travail. Une addiction assumée à ses géantes, femmes antiques, déesses titulaires, que l'on a pu comparer à tort à Botero, mais qui, récusant l'anecdote, s'affirment en majesté, idoles terriennes, telluriques, à la puissance sourdement inquiétante. Une complaisance affirmée pour les portraits de familles, les tableaux de foules, les agrégats compacts de personnages imbriqués, impliqués dans des alliances foetales, soudés dans des fusions primaires.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.