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Hamda Dniden. Peintre de Sidi Bou Saïd
Tlili Houcine
NIRVANA
40,00 €
Épuisé
EAN :9789938940312
On pourrait volontiers adapter l'adage du petit prince et de son renard en évoquant Hamda Dniden. Au creux de la colline de Sidi Bou Saïd, derrière la seule porte jaune du village, dans son minuscule atelier, le plus discret de nos peintres poursuit dans le calme et la sérénité un parcours fait de belles fulgurances. On le rencontre au rythme qu'il a fixé, fidèle à la galerie qu'il a privilégiée dans les vergers de la Soukra. Et suivre son parcours n'est pas dénué de surprises. Des constantes dans son travail. Une addiction assumée à ses géantes, femmes antiques, déesses titulaires, que l'on a pu comparer à tort à Botero, mais qui, récusant l'anecdote, s'affirment en majesté, idoles terriennes, telluriques, à la puissance sourdement inquiétante. Une complaisance affirmée pour les portraits de familles, les tableaux de foules, les agrégats compacts de personnages imbriqués, impliqués dans des alliances foetales, soudés dans des fusions primaires.
Adel Safi, originaire d'un village du Sud tunisien, a eu à Paris une maîtresse, Tara Matheson, Américaine d'origine irlandaise, dont nous apprenons que de retour à New York elle a été assassinée dans des circonstances obscures. Safi est le secrétaire d'un diplomate, le docteur Hussein, porte-parole des pays sous-développés. En fait Hussein ne s'intéresse qu'à une thèse qu'il écrit pour prouver que si les Grecs ont eu leur passion avec Socrate et les chrétiens avec Jésus, l'Islam a eu la sienne avec le martyre de Hallaj. L'itinéraire spirituel d'Adel le mènera finalement au Cambodge où il se mêlera aux Khmers rouges. Tous ces personnages et ces événements se réfractent dans un héros central, Albert Nelli, vieil écrivain juif tunisien exilé à New York qui sombre dans une folie dépressive. Mais Albert Nelli n'est lui-même qu'un personnage de roman, celui du livre qu'écrit Adel Safi. Ainsi cette "fiction généralisée" , semblable à un miroir à facettes, reflète le déracinement d'une poignée d'hommes du tiers monde, mal adaptés à la civilisation de l'extrême Occident.
Résumé : 1966 : l'Algérien Jalal Ben Chérif, correspondant du journal L'humanité socialiste auprès de l'Organisation de la Sécurité internationale (O.S.I.) de New York, rencontre un jeune Noir violent, révolté, animé par la soif du meurtre. En compagnie de ce frère de couleur comme lui meurtri, explosant de haine, il va vivre une nuit de sang, d'érotisme, d'alcool et de lucidité qui va faire surgir ses souvenirs du passé : la guerre d'Algérie, la mort de son père pendu par les Français, celle de sa mère brûlée vive elle aussi par les Français, son agrégation de philosophie en Sorbonne, le groupe marxiste qui façonna sa pensée... Il ne trouve plus qu'une seule issue : rejoindre les Palestiniens et combattre dans leurs rangs pour la liberté. 1995, presque trente ans après : comme l'Algérie, la Palestine a été pour Jalal Ben Chérif un " fiasco ". Dans la désillusion et la tristesse, il s'est retiré à New York pour y finir sa vie et ... méditer sur l'Histoire.
C'est à travers la vie de Ahmed Tlili, décédé prématurément à l'âge de 50 ans, que cet essai retrace la mise en place d'un régime autoritaire s'appuyant sur le parti unique et le présidentialisme. Ahmed Tlili est une personnalité insolite. Nationaliste et patriote, c'est un homme politique, un syndicaliste, qui a été en première ligne du Mouvement National Tunisien et fut le promoteur de l'insurrection armée de 1952. L'ampleur de son action dépasse le cadre tunisien. Engagé dans la Révolution Algérienne, dans la décolonisation en l'Afrique, dans le mouvement syndical international, Ahmed Tlili s'était imposé comme figure incontournable de l'Unité Maghrébine, du panafricanisme et de la solidarité internationale. Ahmed Tlili était l'un des des leaders de l'Indépendance les plus clairvoyant, c'était le seul qui prévoyait l'intenabilité de la dictature et qui s'était engagé, sacrifiant tout pour la Démocratie. Selon Ahmed Tlili, "le peuple tunisien, mérite de vivre dignement dans un régime démocratique qui respecte les libertés et la justice sociale". Ce livre est accompagné d'importants documents inédits.
Paris, mois d’août, le temps d’une soirée particulièrement chaude, limite caniculaire ... Un roman subtil, délicat, intelligent sur les rapports hommes/femmes, l’ambition professionnelle, les origines, la place de la femme dans la société patriarcale, les difficultés de s’émanciper… Un huis-clos fascinant qui raconte le fiasco annoncé d’un dîner.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
Ben Amor Ridha ; Rachdi Nabil ; Naceur Loued Moham
Le code pénal Tunisien est plus que centenaire, il fût en effet promulgué le 9 juillet 1913, c'est dire la nécessité voire l'urgence, non seulement de le dépoussiérer mais surtout de proposer une nouvelle approche normative plus adaptée à notre époque.
Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions démocratiques ou bien plutôt des obstacles à leur réalisation ? Question qu'on ne peut éviter, qui montre les dilemmes du rôle des partis au sortir de l'autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la démocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la démocratie alors qu'ils sont eux-mêmes et simultanément en voie de construction ? Il est vrai que les transitions démocratiques peuvent se faire par des institutions, mêmes improvisées, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu démocratique et pluraliste.