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Le bruit dort
Tlili Mustapha
GALLIMARD
7,75 €
Épuisé
EAN :9782070297917
Adel Safi, originaire d'un village du Sud tunisien, a eu à Paris une maîtresse, Tara Matheson, Américaine d'origine irlandaise, dont nous apprenons que de retour à New York elle a été assassinée dans des circonstances obscures. Safi est le secrétaire d'un diplomate, le docteur Hussein, porte-parole des pays sous-développés. En fait Hussein ne s'intéresse qu'à une thèse qu'il écrit pour prouver que si les Grecs ont eu leur passion avec Socrate et les chrétiens avec Jésus, l'Islam a eu la sienne avec le martyre de Hallaj. L'itinéraire spirituel d'Adel le mènera finalement au Cambodge où il se mêlera aux Khmers rouges. Tous ces personnages et ces événements se réfractent dans un héros central, Albert Nelli, vieil écrivain juif tunisien exilé à New York qui sombre dans une folie dépressive. Mais Albert Nelli n'est lui-même qu'un personnage de roman, celui du livre qu'écrit Adel Safi. Ainsi cette "fiction généralisée" , semblable à un miroir à facettes, reflète le déracinement d'une poignée d'hommes du tiers monde, mal adaptés à la civilisation de l'extrême Occident.
On pourrait volontiers adapter l'adage du petit prince et de son renard en évoquant Hamda Dniden. Au creux de la colline de Sidi Bou Saïd, derrière la seule porte jaune du village, dans son minuscule atelier, le plus discret de nos peintres poursuit dans le calme et la sérénité un parcours fait de belles fulgurances. On le rencontre au rythme qu'il a fixé, fidèle à la galerie qu'il a privilégiée dans les vergers de la Soukra. Et suivre son parcours n'est pas dénué de surprises. Des constantes dans son travail. Une addiction assumée à ses géantes, femmes antiques, déesses titulaires, que l'on a pu comparer à tort à Botero, mais qui, récusant l'anecdote, s'affirment en majesté, idoles terriennes, telluriques, à la puissance sourdement inquiétante. Une complaisance affirmée pour les portraits de familles, les tableaux de foules, les agrégats compacts de personnages imbriqués, impliqués dans des alliances foetales, soudés dans des fusions primaires.
Résumé : Depuis combien d'années, seule avec Sââd, son vieux serviteur noir, dans sa maison au coeur de la steppe, Horïa EI-Gharib vient-elle s'adosser à la terrasse pour contempler le jour qui s'éteint sur la Montagne du Lion ? La lumière bouge le long des rochers ocre et du sable roux, toujours pareille, jamais pareille. De la montagne de la légende, conquise par ses ancêtres, rayonne sur Horïa la paix du soir. Ses deux fils sont dans le vaste monde, l'aîné dans une Amérique inconcevable, le plus jeune combat elle ne sait où pour la liberté. La lumière du soleil qui s'adoucit sur la montagne, c'est la consolation de toute sa vie, la sérénité pour toujours... Hélas, Horïa, ce n'est plus vrai. Demain tu ne verras plus la Montagne du Lion. Elle va disparaître à ta vue derrière un centre de tourisme, un hôtel, un restaurant, un abri d'autocar. Ils seront là demain pour poser la première pierre... Non, dit Horïa... Tu ne peux rien, sois raisonnable... Non, dit Horïa, ils n'ont pas le droit, mais ce qu'elle allait faire, avec Sââd et la mitrailleuse...
Paris, mois d’août, le temps d’une soirée particulièrement chaude, limite caniculaire ... Un roman subtil, délicat, intelligent sur les rapports hommes/femmes, l’ambition professionnelle, les origines, la place de la femme dans la société patriarcale, les difficultés de s’émanciper… Un huis-clos fascinant qui raconte le fiasco annoncé d’un dîner.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.