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Corps arc-en-ciel et résurrection. La dissolution du corps dans le dzogchen et le christianisme...
Tiso Francis
VUES ESPRIT
26,00 €
Épuisé
EAN :9782960345919
Selon la tradition dzogchen tibétaine ? enseignement spirituel qui transcende toute forme religieuse particulière et vise à transmettre une connaissance complète des conditions de l?être humain ? il arrive qu?à la mort d?un maître particulièrement accompli, son corps rétrécisse puis disparaisse, le souvent au bout de quelques jours, pour se fondre en lumière. Ce phénomène est l?un des plus fascinants qui soient et sa réalité peut à bon droit susciter l?incrédulité. Pour en avoir le c?ur net, Francis Tiso s?est rendu au Tibet pour mener une enquête à propos d?un cas récent, celui du yogi khenpo A Chö, décédé en 1998, en interrogeant les témoins de sa disparition et en rencontrant les maîtres qui l?avaient connu. D?autre part, il s?est également intéressé à l?histoire de cette doctrine depuis les origines de la tradition dzogchen et aux résonances que ce phénomène peut entretenir avec la disparition du corps de Jésus-Christ et la promesse faite aux chrétiens de ressusciter en un corps de lumière. Évagre le Pontique, actif à la fin du IVe siècle, est l?auteur de textes majeurs à ce sujet. Or il se trouve que le christianisme syriaque a accordé une grande importance à ses enseignements contemplatifs, transmis le long de la Route de la soie jusqu'en Chine, où on le connaissait pour cette raison sous le nom de « religion de la lumière ». L?ouvrage explore ainsi l?hypothèse vertigineuse de rencontres et d?échanges autour de pratiques visionnaires, entre chrétiens et bouddhistes, manichéens, musulmans et hindous, au VIIIe siècle, dans des oasis d?Asie centrale, aux confins des mondes perse, indien, tibétain et chinois. La tradition dzogchen serait née de ces rencontres, proposant à ses adeptes comme réalisation ultime cette extraordinaire manière de mourir. L?enquête originale et foisonnante menée par Francis Tiso bouleverse les cloisonnements traditionnels et ouvre des perspectives nouvelles, tant sur l?histoire des religions qu?à propos des pratiques spirituelles les plus secrètes.
Le plus influent anthropologue vivant " selon la revue L'Homme, et pourtant ignoré en France, Talad Asad est mondialement connu pour avoir amorcé la critique du concept de " religion ". Source majeure de L'Orientalisme d'Edward Saïd et des courants décoloniaux. Cet ouvrage de synthèse inédit rassemble ses articles les plus importants. Anthropologue reconnu dans le monde entier, Talal Asad a été l'un des premiers chercheurs à critiquer les présupposés coloniaux des sciences sociales, dès les années 1970. Son approche anthropologique des sociétés modernes et sécularisées l'a conduit à mettre en évidence l'origine occidentale et chrétienne de la notion de " religion ". Le présent recueil rassemble ses essais anthropologiques les plus marquants. Ils examinent notamment la position de l'anthropologue après la " rencontre coloniale " qui traduit la parole " indigène " dans un langage qu'Asad définit comme intrinsèquement chrétien, et proposent une redéfinition de l'islam comme " tradition vivante " et non comme une religion ou un système de croyance. Alternant questions de méthode, généalogies et sensibilité aux situations concrètes, cet ouvrage fournit une introduction idéale aux propositions d'Asad. On y découvrira une pensée anthropologique exigeante et provocante - héritière de Mauss, de Certeau ou Foucault -, qui a constitué une source majeure des études post-coloniales. Les perspectives comparatistes tracées par Asad rendent sensibles le " provincialisme " de la modernité européenne, les spécificités de son sécularisme et invitent à donner un sens positif et critique à la notion de tradition. L'absence de réception francophone de son oeuvre était une anomalie. Ce livre y remédie, en donnant les moyens de prendre la hauteur nécessaire vis-à-vis de sujets sensibles mais centraux, par-delà les polémiques récentes autour de l'" islamo-gauchisme ".
Second ouvrage de l'auteur qui fait suite à Des empires sous la terre. Histoire écologique et raciale de la sécularisation (La Découverte, 2021). Une discussion philosophique des courants majeurs des sciences humaines actuelles montre qu'une décolonisation des savoirs ne sera possible qu'à condition d'amorcer un tournant métaphysique de l'anthropologie. A la faveur d'un dialogue entre deux courants centraux de la pensée contemporaine, le tournant ontologique de l'anthropologie (Descola, Latour) et l'anthropologie critique postcoloniale (Asad, Saïd), ce livre cherche à ouvrir une nouvelle voie en indiquant la dimension métaphysique que devrait assumer l'anthropologie. Si la discipline s'est récemment habituée à attribuer une subjectivité aux plantes ou aux animaux, en prenant au sérieux les traditions animistes, elle accorde en revanche moins d'égards aux esprits ou aux dieux. Il semble pourtant nécessaire d'élargir le spectre des non-humains qui tiennent une place centrale dans les traditions indigènes. Leurs mondes sont reliés à des réalités qui les dépassent et excèdent le visible. Ce sont de tels " bords " que ce livre invite à penser. Si la " nature " est une fiction coloniale, une construction européenne et chrétienne (Descola), il en va de même pour la " religion " (Asad). Pour se libérer d'une adhésion irréfléchie à ces concepts, la philosophie doit être mobilisée, quitte à réactiver des modes de pensée décriés depuis Kant. Car les réalités auxquelles renvoient ces traditions relèvent bien de la métaphysique. C'est ce que montre par exemple une expérience aussi commune que le rêve qui met en relation avec d'autres formes de réalité. Le livre amorce ainsi une double critique, qui porte aussi bien sur les limites de la modernité que sur les traditionalismes théologiques. Loin de proposer un retour à la religion, la perspective théorique et politique qu'il trace vise plutôt à ouvrir un nouvel horizon en montrant comment, envisagées de manière critique, les traditions spirituelles peuvent constituer des ressources créatives pour notre temps.
Ce n'est pas nous qui attendons le Messie, mais le Messie qui nous attend. Pour répondre à cette attente, seul l'établissement d'un monde de justice et d'amour hâtera la rédemption - car la promesse faite au peuple juif possède une valeur universelle. L'enseignement que propose le rabbin Gabriel Hagaï provient d'une formation reçue à Jérusalem auprès de maîtres séfarades issus d'une longue chaîne de transmission initiatique. Porteur d'un savoir rare devenu d'autant plus précieux aujourd'hui, ses maîtres l'ont encouragé à dévoiler certaines doctrines et pratiques jusqu'ici restées secrètes, de la réincarnation aux techniques d'incorporation des anges. Si la tradition de la gabbala n'est habituellement connue que par ses textes, on se trouve ici plongé dans le coeur mystique du judaïsme non-dualiste. La démarche spirituelle de Gabriel Hagaï se prolonge dans un engagement pour la paix, la justice et le dialogue entre les religions. Sa connaissance intime des textes et du vocabulaire sacrés le pousse à rappeler sans cesse ces valeurs fondamentales. Depuis son herboristerie des hauteurs de l'est parisien, il nous invite toutes et tous à contribuer à la réparation (tiggûtn) du monde. Préface de Cheikh Khaled Bentounès.
L'oeuvre de Walter Benjamin est constellée de références à l'astrologie. De ses premiers écrits sur les Affinités électives de Goethe à ses dernières thèses sur la philosophie de l'histoire, il n'a cessé de faire écho, de manière profonde et nuancée, au renouveau astrologique qui traverse l'Allemagne du début du XXe siècle. Une lecture attentive de ses écrits montre que l'astrologie n'est pas pour Benjamin un simple vernis mais qu'elle tient un rôle central dans l'élaboration de ses méthodes herméneutiques, de la même façon qu'elle fascine ses contemporains, d'Aby Warburg au cinéaste Paul Wegener. En exposant les fondements intellectuels de l'interprétation du mouvement des astres, ce livre ouvre des perspectives inattendues sur la pertinence actuelle de ce qui est après tout la plus ancienne des sciences.
Il y a près de 3 300 ans, au Proche-Orient, est apparue l'idée d'un Dieu unique. Qui est ce Dieu, par rapport aux multiples dieux qui l'environnent? Quel est le sens des Dix Commandements? Comment les Juifs voient-ils ce Dieu, que disent-ils de lui? Quels sont les liens entre la Torah écrite - la Bible - et la Torah orale - le Talmud? Quel est le sens de la Loi, de l'Exil? Qui était Jésus pour les premiers chrétiens? Pourquoi l'ont-ils appelé Christ et Fils de Dieu? Pourquoi parlent-ils d'un Dieu "Trinité"? Sans jargon, chacun avec sa science et sa conviction, trois spécialistes répondent aux questions d'Hélène Monsacré et de Jean-Louis Schlegel.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
Pourquoi mon collègue ne fréquente-t-il pas la cantine pendant certaines périodes de l'année ? Pourquoi les prêtres catholiques ne peuvent-ils se marier ? Pourquoi les chrétiens prient-ils les mains jointes quand les musulmans se prosternent les mains sur le sol ? Quelles sont les différences entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne ? Le hallal est-il l'équivalent du casher ? Quel est le sens du pèlerinage à La Mecque ? Lourdes ? Quels sont les rites des trois grands monothéismes ? Autant de questions qui nous taraudent et de réponses qui nous manquent pour comprendre les comportements religieux de l'autre. Très maniable, ce livre est un guide nécessaire aujourd'hui pour tout connaître des dogmes, des fêtes, des rites et des symboles du judaïsme, du christianisme et de l'islam. Un outil indispensable à tout esprit curieux.
L'auteur examine dans ce volume la situation de l'homme dans un monde saturé de valeurs religieuses. Son livre est une introduction à l'histoire des religions, une mise au point de nos connaissances dans ce domaine.