Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Tradition critique. Penser après la rencontre coloniale
Asad Talal ; Blouin Philippe ; Langouet Gregoire
VUES ESPRIT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782931146064
Le plus influent anthropologue vivant " selon la revue L'Homme, et pourtant ignoré en France, Talad Asad est mondialement connu pour avoir amorcé la critique du concept de " religion ". Source majeure de L'Orientalisme d'Edward Saïd et des courants décoloniaux. Cet ouvrage de synthèse inédit rassemble ses articles les plus importants. Anthropologue reconnu dans le monde entier, Talal Asad a été l'un des premiers chercheurs à critiquer les présupposés coloniaux des sciences sociales, dès les années 1970. Son approche anthropologique des sociétés modernes et sécularisées l'a conduit à mettre en évidence l'origine occidentale et chrétienne de la notion de " religion ". Le présent recueil rassemble ses essais anthropologiques les plus marquants. Ils examinent notamment la position de l'anthropologue après la " rencontre coloniale " qui traduit la parole " indigène " dans un langage qu'Asad définit comme intrinsèquement chrétien, et proposent une redéfinition de l'islam comme " tradition vivante " et non comme une religion ou un système de croyance. Alternant questions de méthode, généalogies et sensibilité aux situations concrètes, cet ouvrage fournit une introduction idéale aux propositions d'Asad. On y découvrira une pensée anthropologique exigeante et provocante - héritière de Mauss, de Certeau ou Foucault -, qui a constitué une source majeure des études post-coloniales. Les perspectives comparatistes tracées par Asad rendent sensibles le " provincialisme " de la modernité européenne, les spécificités de son sécularisme et invitent à donner un sens positif et critique à la notion de tradition. L'absence de réception francophone de son oeuvre était une anomalie. Ce livre y remédie, en donnant les moyens de prendre la hauteur nécessaire vis-à-vis de sujets sensibles mais centraux, par-delà les polémiques récentes autour de l'" islamo-gauchisme ".
Résumé : "Ce livre ne prétend pas offrir de solutions aux dilemmes moraux concernant la violence institutionnalisée. Il n'invite aucunement à justifier quelque forme de cruauté face à une autre. Son ambition ne saurait être plus opposée : elle est de déranger suffisamment le lecteur pour qu'il ou elle soit capable de prendre de la distance par rapport aux suffisances d'un discours public qui prédétermine nos réponses morales au terrorisme, à la guerre et aux attentats-suicides."
Asad Talal ; Brown Wendy ; Butler Judith ; Mahmood
Après l'affaire des "caricatures danoises" en 2005, maintes fois reprises dans la presse européenne, et notamment dans le journal français Charlie Hebdo, quatre universitaires américains, Talai Asad, Wendy Brown, Judith Butler et Saba Mahmood, se sont réunis pour discuter de la place, de la définition et de la perception de la religion et de la laïcité dans la pensée critique et dans nos sociétés. Parmi les questions soulevées, ils se sont demandé si toute entreprise critique ne peut se concevoir que dans un contexte laïc et, inversement, si la laïcité ne peut advenir que grâce au travail critique. Analysant les présupposés et amalgames à l'oeuvre dans les discours sur un prétendu conflit des valeurs, ils questionnent ainsi les représentations occidentales de la croyance et de la rationalité et les cadres normatifs qui les prédisposent. Les interrogations et les objections successives de ces intellectuels aux horizons d'étude divers permettent de repenser les oppositions conventionnelles entre Occident et Islam, liberté d'expression et censure, jugement et violence, raison et préjugé. Dans un style dialogique devenu rare, comme le note Mathieu Potte-Bonneville dans sa préface, les contributeurs font eux-mêmes oeuvre de critique et s'efforcent de s'écouter et de se répondre pour faire entendre une autre polyphonie pour mettre en relation divers langages culturels et s'interroger sur leurs traductions réciproques.
Lorsqu'une bibliothèque ambulante arrive en ville un soir d'octobre, Eiael et Lyvia ne perdent pas une seconde pour s'y rendre. Des histoires sans fin, des étagères poussiéreuses dans un manoir abandonné et des disparitions mystérieuses, ce n'est que trop tard qu'elles se rendent compte que... Eiael sombre-t-elle dans la folie ou est-ce qu'une malédiction frappe les livres de cette bibliothèque ? Plongez au coeur de cette nouvelle qui ouvre le bal des Lectures d'Octobre et aventurez vous à déceler le fin mot de l'histoire... si tant est qu'il y en ait un.
L'oeuvre de Walter Benjamin est constellée de références à l'astrologie. De ses premiers écrits sur les Affinités électives de Goethe à ses dernières thèses sur la philosophie de l'histoire, il n'a cessé de faire écho, de manière profonde et nuancée, au renouveau astrologique qui traverse l'Allemagne du début du XXe siècle. Une lecture attentive de ses écrits montre que l'astrologie n'est pas pour Benjamin un simple vernis mais qu'elle tient un rôle central dans l'élaboration de ses méthodes herméneutiques, de la même façon qu'elle fascine ses contemporains, d'Aby Warburg au cinéaste Paul Wegener. En exposant les fondements intellectuels de l'interprétation du mouvement des astres, ce livre ouvre des perspectives inattendues sur la pertinence actuelle de ce qui est après tout la plus ancienne des sciences.
Iannis Xenakis (1922-2001), ce polymathe par excellence, n'a - en fait - peut-être jamais réfléchi ni agi en tant que musicien, ou comme architecte - seulement. En fait, il incarnait intégralement son propre modèle "d'artiste concepteur", s'inspirant à la fois des sciences et de tous les arts. Louvoyant savamment entre le faire et le percevoir, Musique, Architecture, Mathématiques, Arts plastiques, Littérature, Danse, Film sont ici confrontés au sein d'autres sphères poreuses (d'ordre philosophique, esthétique, sociopolitique, culturel par exemple), n'oubliant aucunement, par devers ces disciplines complémentaires, l'espace sensible de la composition et de la création de spectacles vivants.
Présages, prémonitions, intuitions et déceptions : toutes les cultures humaines ont connu des techniques et des formes d'inspirations autorisant à deviner l'avenir, qui souvent ne se réalisent pas exactement comme prévu. Serions-nous devenus totalement sourds à de telles perceptions, ou cette capacité est-elle seulement enfouie ? L'ouvrage convie à un voyage à travers la mythologie, la littérature et des épisodes de la vie quotidienne. De la tragédie grecque ou des devins des anciennes dynasties chinoises aux rêves prémonitoires de Franz Kafka, mobilisant des descriptions de rituels oraculaires, confessions d'écrivains, souvenirs d'amis, collages émotionnels, le livre dessine par petites touches les figures de cette inéliminable puissance de connaissance de l'avenir.
Ce n'est pas nous qui attendons le Messie, mais le Messie qui nous attend. Pour répondre à cette attente, seul l'établissement d'un monde de justice et d'amour hâtera la rédemption - car la promesse faite au peuple juif possède une valeur universelle. L'enseignement que propose le rabbin Gabriel Hagaï provient d'une formation reçue à Jérusalem auprès de maîtres séfarades issus d'une longue chaîne de transmission initiatique. Porteur d'un savoir rare devenu d'autant plus précieux aujourd'hui, ses maîtres l'ont encouragé à dévoiler certaines doctrines et pratiques jusqu'ici restées secrètes, de la réincarnation aux techniques d'incorporation des anges. Si la tradition de la gabbala n'est habituellement connue que par ses textes, on se trouve ici plongé dans le coeur mystique du judaïsme non-dualiste. La démarche spirituelle de Gabriel Hagaï se prolonge dans un engagement pour la paix, la justice et le dialogue entre les religions. Sa connaissance intime des textes et du vocabulaire sacrés le pousse à rappeler sans cesse ces valeurs fondamentales. Depuis son herboristerie des hauteurs de l'est parisien, il nous invite toutes et tous à contribuer à la réparation (tiggûtn) du monde. Préface de Cheikh Khaled Bentounès.