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La folie. Histoire et dictionnaire
Thuillier Jean
BOUQUINS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782221064269
Chaque année, 800 000 Français consultent 10 000 psychiatres, et 80 000 patients sont hospitalisés pour des troubles psychiques allant de la dépression à la schizophrénie en passant par divers délires. Le public curieux s'interroge et veut comprendre la folie, qui souvent fait peur. Mais la maladie mentale est compliquée, mystérieuse, et le vocabulaire des psychiatres, aride et obscur. Quant aux journalistes et aux réalisateurs de " psy-shows ", leurs écrits et leurs présentations spectaculaires ne donnent qu'une idée banalisée et simpliste de problèmes graves. C'est pour dédramatiser la folie, la maladie mentale et la psychiatrie que ce livre a été écrit. La première partie, ponctuée de " Témoignages et documents ", retrace " l'histoire de la folie et de la psychiatrie " à travers les âges, la naissance de la psychiatrie et de la psychanalyse, la découverte des médicaments (psychotropes, tranquillisants), mais aussi des poisons de l'esprit (stupéfiants, LSD). La deuxième partie, consacrée à l'actualité et au devenir de la psychiatrie, donne la description de toutes les maladies mentales et fournit des conseils pratiques sur la dépression, les toxicomanies, les délires, la paranoïa, la schizophrénie, etc. D'autres chapitres abordent les thérapeutiques psychiatriques, l'antipsychiatrie, la criminologie, la sémantique ainsi que la folie dans ses rapports avec la littérature, l'art et le cinéma. La troisième partie, " Dictionnaire ", complète ce panorama avec ses 1 500 entrées ; il donne la description et l'explication de termes curieux et rares (tels que l'amok, le latah, le koro et le kuru, le susto, le taïjin-kyofu, le windigo...), de comportements déments ou pathologiques, ainsi que la biographie des psychiatres célèbres. Ce volume est une véritable encyclopédie de l'histoire de la rencontre inévitable de l'Homme et de la société avec la folie. Guy SCHOELLER.
Psychiatre, pharmacologue et romancier, Jean Thuillier, entré en littérature dans les années 60 sous l'égide de Roger Caillois, était bien placé pouréclairer d'un jour nuancé l'une des figures les plus controversées de l'histoire des sciences: celle de Franz Anton Mesmer (1734-1815), découvreur du "magnétisme animal" et le premier à expérimenter, cent ans avant Charcot et Freud, les vertus thérapeutiques de l'hypnose. Docteur en médecine de la faculté de Vienne, Mesmer arrive à Paris en 1778: ses théories révolutionnaires lui valent les applaudissements d'une clientèle huppée (la Du Barry, la princesse de Lamballe, La Fayette...- mais il soigne aussi les gens du menu peuple) et la malveillance de certains confrères qui ne voient en lui qu'un charlatan: il est vrai qu'il ne dédaigne ni le faste ni l'argent... Jean Thuillier reconstitue avec soin les étapes d'une existence aventureuse, conduite au galop, à travers toute l'Europe "éclairée", mais il ne se borne pas à cela. Il analyse en médecin la pratique de Mesmer et nous apporte la preuve que ce dernier fut un savant sincère, en tout cas le contraire d'un cynique: un homme qui doutait,n'hésitant pas à avouer qu'il n'arrivait pas à cerner la causalité logique de son pouvoir hypnotique. Que Freud, dans une phrase célèbre ("C'est la psychanalyse qui gère désormais l'héritage de l'hypnotisme"), l'ait clairement désigné comme l'un de ses prédécesseurs aurait dû nous faire mieux mesurer l'importance de Mesmer, père d'une médecine "autre", à l'écoute de ce qu'on n'appelait pas encore les énergies vitales. Que le grandmagnétiseur qui si bien fascina Hoffmann et les Romantiques allemands ait été en son temps l'ami intime de Mozart - avec qui il lui arriva de jouer à quatre mains - devrait nous être un autre signe: etnous rappeler que l'art de soigner les hommes ne saurait privilégier indéfiniment l'efficacité à court terme au détriment des équilibres subtils qui en secret régissent notre corps et notre esprit. Publiée en 1988 (R. Laffont), restée longtemps introuvable en librairie, la présente biographie est aujourd'hui considérée comme un classique.
Selon la tradition, les Sabines furent enlevées par Romulus et ses compagnons alors qu'elles assistaient à des compétitions hippiques. Ainsi, depuis les origines, fortement marquées par les influences étrusques, jusqu'à l'Antiquité tardive, les sports occupèrent dans la civilisation romaine une place de premier plan - et même démesurée aux yeux de certains. Les jeux du cirque, qui ne sont pas, comme on le croit trop souvent, les combats de gladiateurs, comprennent des compétitions athlétiques et hippiques dont la description détaillée révèle quelques surprises. Les courses de quadriges, avec leurs cochers vedettes, les fameux "agitateurs", étaient de loin l'épreuve sportive la plus populaire et déchaînaient des passions difficilement imaginables aujourd'hui. Les "factions" étaient l'équivalent de nos grands clubs modernes. A Rome, le Grand Cirque, qui pouvait accueillir 150 000 spectateurs, retentissait souvent des cris "Allez les Verts !". Motif favori de l'iconographie sur les mosaïques comme sur les lampes, en passant par les bas-reliefs ou les statuettes, le sport est un excellent révélateur de la civilisation romaine sur les plans politique et sociologique.
Marc Labuse est l'informaticien vedette de la Philvac, un réseau international mis en place par la CIA. Depuis plusieurs mois, tous les écrans des ordinateurs qu'il manipule affichent un programme inconnu intitulé Vierge du Cap. Une suite de mots et de chiffres dont il ne parvient pas à percer le sens. On lui cache quelque chose... Il a même l'impression qu'on le suit... Illusion ? Il s'est beaucoup surmené ces derniers temps. Un changement d'air est tout indiqué, d'autant plus qu'on aura besoin de lui pour superviser l'installation de la base Philvac de Mahé, poste clé du réseau dans l'Océan indien. Presque un voyage d'agrément. Pas comme celui du docteur Cheng, dont les spécialités vont du maniement expert d'armes en tout genre à la toxicologie. A travers les odyssées parallèles de Labus
Ismail Kadaré est l'un des plus grands écrivains d'aujourd'hui. Son oeuvre, ancrée dans sa propre expérience des drames contemporains, dépasse les frontières de son pays pour atteindre à l'universel à travers une dénonciation corrosive et percutante des systèmes totalitaires. Ce volume regroupe trois grands romans politiques, consacrés aux rapports difficiles qu'entretint la petite Albanie avec l'Union soviétique et la Chine. Trois livres aux tonalités bien différentes - biographique et intimiste pour Le Crépuscule des dieux de la steppe, épique et shakespearienne pour L'Hiver de la grande solitude, plus grotesque, voire cocasse, fantastique, pour Le Concert - mais qui forment une manière de fresque historique qui nous éclaire, de l'intérieur, sur les convulsions traversées par le monde communiste de la fin des années 1950 aux années 1970. Kadaré y évoque les combats idéologiques que se livrèrent les dirigeants des hautes sphères rouges, mais aussi la vie du petit peuple albanais, avec ses espoirs et ses déboires - aux antipodes des canons du réalisme socialiste. La petite histoire côtoie ici la grande, les drames personnels, les émois intimes se jouent à la lumière des schismes et des anathèmes, de part et d'autre d'un fossé qui se creuse et s'élargit entre révisionnistes et staliniens. Ces trois romans ont valu à leur auteur, contraint à l'exil, d'être attaqué avec virulence par le régime d'Enver Hodja en raison notamment de sa peinture pleine de dérision du bloc communiste et de ses méthodes tyranniques. Une peinture d'autant plus redoutable qu'elle est l'oeuvre d'un admirable conteur.
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.