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Le va-nu-pieds des nuages
Théodoropoulos Takis ; Decorvet Gilles
SABINE WESPIESE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782848051048
Dans son dernier roman, Le Va-nu-pieds des nuages, Takis Théodoropoulos, toujours curieux de revisiter la Grèce antique, s'intéresse à l'histoire d'une comédie: Les Nuées, qu'Aristophane écrivit en 423 av J-C pour vilipender Socrate. La pièce n'eut pas le succès escompté par l'auteur comique. Lors de sa première représentation, le jury des Grandes Dionysies refusa de lui accorder la moindre récompense. Le public athénien, lui, se contenta de réagir par quelques quolibets. L'échec mortifia un Aristophane âgé d'à peine vingt-trois ans. À vrai dire, Socrate n'était pas encore le célèbre philosophe qu'il deviendra. Entouré d'un petit cercle de disciples, il était certes reconnu comme un membre à part entière de la société athénienne, mais il ne jouissait d'aucun prestige, d'aucune notoriété. Alors, pourquoi l'ironique Aristophane s'était-il mis en tête de mettre en scène cet inconnu? C'est là qu'intervient l'imaginaire de Takis Théodoropoulos, avec l'érudition et la drôlerie qui le caractérisent. Rien de tout cela n'est du ressort des êtres humains, affirme sans rire le romancier grec. Ce sont les dieux qui sont en cause. Eux qui, du sommet de leur Olympe, contemplent les humains avec un ennui profond (c'est long, l'éternité!) et un intérêt agacé. Leur agacement provient de ce que, du côté d'Athènes, les hommes ont dépassé les bornes. Toujours très agités, les Athéniens se démènent beaucoup, se prennent, à l'instar de Périclès, pour le centre du monde, et n'hésitent pas à remettre en cause la suprématie des Olympiens. Même la Grande Peste de 430 (qui a pourtant emporté Périclès) n'a pas eu totalement raison d'eux. Or les dieux sont d'autant plus impatients de châtier la prétention des humains qu'ils leur doivent une invention essentielle: celle de la langue grecque. Voilà pourquoi ils dépêchent sur terre un Démon chargé d'une mission spéciale: semer la zizanie à Athènes. Comment? En rendant si subtils et si perturbateurs les questionnements d'un obscur philosophe (Socrate, donc) qu'immanquablement celui-ci laminera l'intelligence de ses congénères. Car Socrate possède cette rare capacité: lorsqu'il croise un athlète en train de s'entraîner à la course, il l'interroge si habilement sur les motivations et la technique de son exercice physique que le sportif, bientôt, en perd ses moyens au point de ne plus savoir courir. Il s'agit donc d'appliquer cette recette au domaine du langage. Par sa maïeutique, Socrate - espèrent les dieux - saura rendre à jamais aphasiques ces prétentieux d'Athéniens. Seulement, voilà. Même les plans des dieux peuvent être contrecarrés. Car eux aussi aiment à se chamailler. Ainsi Athéna prend-elle à c?ur de défendre sa chère cité contre la perversité de ses divins collègues. Et puis, s'agissant des affaires humaines, on n'est jamais sûr de rien. De revirement en revirement, entre un Socrate sans cesse déroutant et un Aristophane s'arrachant les cheveux, le Démon perd à son tour ses moyens, au point de connaître, après s'être intéressé de près à Aspasie, une grave crise existentielle.
Ecrivain revenu de tout, Andréas Giotis découvre que la passion seule peut encore donner le grand frisson : commence alors, sur fond de trafic d'antiquités et de voyages internationaux, un thriller métaphysique que dénouera... la chute de Narcisse.
Résumé : "Ecole", "mouvement", "avant-garde" ou autres "ismes" : l'historien d'art contemporain se réfère constamment à des catégories qui, loin d'être neutres, sont porteuses de discours. L'historicisation des "courants", tels que l'expressionnisme abstrait, l'art minimal, le Body-Art, le néo-expressionnisme ou encore le néo-dada, peut laisser entendre une forme de reconduction du projet des avant-gardes historiques. Mais leur statut ambigu un courant recouvre-t-il un style, une période, un projet esthétique, un label ou une technique de marketing ? est symptomatique de la mutation profonde, depuis les années 1960, du fonctionnement du système artistique (marché, institution, critique), tout comme de la nature des intentions créatrices. Ce phénomène d'historicisation des pratiques sous forme de courants se poursuit sur les deux dernières décennies du XXe siècle (avec Esthétique relationnelle, les Young British Artists, le bio-art...), tandis que de très nombreux groupes, collectifs, coopératives ou entreprises continuent d'apparaître sur la scène artistique. A l'inverse des étiquettes mentionnées précédemment, leurs noms signalent un projet ou une intention commune de l'Internationale situationniste et du groupe ZERO à Présence Panchounette, des Yes Men à Société Réaliste, sans nécessairement suggérer l'élaboration d'une nouvelle esthétique. Si ces configurations, en tant qu'identités collectives arbitraires et autodéterminées, semblent également s'inscrire dans le legs politique des avant-gardes, elles le redéfinissent radicalement. Dépassant le simple constat de ce double héritage, paradoxal, du phénomène avant-gardiste, les études rassemblées dans cet ouvrage proposent de réfléchir aux stratégies de dénomination adoptées par les différents acteurs du monde de l'art, aux divers types de coalition définis ou revendiqués par les artistes, enfin aux pratiques artistiques que celles-ci recouvrent.
Ancien gauchiste reconverti dans les affaires, homme sans scrupules aujourd'hui comme autrefois, le narrateur a perdu le goût de vivre, car sans culpabilité, dit-il, la vie n'a plus de saveur. Sur une île de la mer Egée en proie à la canicule, ce personnage va s'adresser tout au long du récit à la femme avec qui il est marié depuis vingt ans, faisant alterner interrogations existentielles et fantasmes sexuels, vécus séparément par le couple. Et les dilemmes tragiques finiront par basculer dans le tragi-comique et le fantastique, se résumant à ces questions y a-t-il bien un cadavre, est-il le double du narrateur, et que faut-il en faire ?
L'invention de La Vénus de Milo. Comment un marbre antique découvert par hasard dans le champ d'un paysan grec, brisé en deux morceaux de surcroît, est devenu l'un des symboles majeurs de l'art occidental, voilà l'enjeu de cette enquête menée tambour battant. Au printemps 1820, il y avait foule dans la petite île cycladique de Milo: Olivier Voutier, aspirant de la Marine française nostalgique de l'empereur, fut le premier à dessiner le fascinant visage de la statue, à qui il donna les traits de la femme de ses rêves, épouse du consul local. Dumont d'Urville, le futur explorateur de l'Océanie, n'eut aucun scrupule à s'attribuer la paternité du croquis et de la découverte du marbre, tant il rêvait d'en faire hommage à son roi Louis XVIII. C'était sans compter avec le comte de Marcellus, le futur secrétaire de Chateaubriand, alors en poste à l'ambassade de Constantinople. Les notables locaux ne restèrent pas inactifs, et moins encore les pilleurs d'antiques ottomans. Au c?ur de ces rebondissements sentimentaux, politiques et diplomatiques, s'inscrit pourtant la question principale: celle de l'identité de la statue. Que Voutier se soit écrié "ma Vénus", devant la pureté et le mystère de ses traits ne constitue en rien une preuve... et jamais on ne retrouva la main gauche censée tenir la pomme de discorde, attribut de la déesse de l'amour! Takis Théodoropoulos, dont l'iconoclaste ironie n'épargne aucun des acteurs impliqués dans cette affaire, montre ici avec brio que la Vénus de Milo fut l'invention paradoxale que tout le monde attendait. Produit d'une sensibilité néoclassique alors en vogue, elle contribua à renforcer les valeurs dont nous sommes encore les héritiers, à l'heure où triomphe la culture des musées. Biographie: Takis Théodoropoulos est né à Athènes en 1954. Ecrivain, chroniqueur et éditeur, il est l'auteur d'une dizaine de livres dont l'inspiration est nourrie par une solide culture antique, parmi lesquels, chez Sabine Wespieser éditeur, Les Sept Vies des chats d'Athènes (2003) et Le Roman de Xénophon (2005).
Résumé : Chicago. Un soir d'automne, Ramona débarque à Chicago avec sa lourde valise et s'installe chez sa logeuse, à quelques blocks du campus. Arrivée d'Europe, elle vient enseigner le français pendant un an. Le lac, l'éclat scintillant de la ville, l'obsession de la performance qu'affichent ses étudiants, de même que leur zèle à se couler dans le moule américain ? toute cette efficacité de façade trouble la jeune femme, surtout curieuse de l'envers du décor. Convaincue que "Chicago n'est pas une page blanche d'où surgissent les gratte-ciels", elle part en quête de son coeur battant. Au concert, à l'opéra, elle ne cesse de croiser un étrange jeune homme dégingandé qui semble partout un intrus, mais comme elle entièrement absorbé par l'émotion du spectacle. Quand, dans un club de blues, elle les rejoint, lui et l'amie plus âgée qui l'accompagne, c'en est fait de sa solitude. Ces trois-là ne vont plus se quitter. En visite de fin d'année chez son père à Londres, Ramona se garde bien de lui révéler qu'elle occupe tout son temps libre à explorer la face cachée de Chicago avec un garagiste et une esthéticienne.
L'armoire des ombres. Beyrouth au moment des manifestations de 2005. Une comédienne se présente à un casting. L'accueil est étrange: dès son arrivée, l'ouvreuse lui demande de laisser son ombre au vestiaire. Le metteur en scène veut que l'actrice soit dépouillée de tout pour mieux s'emparer du rôle. Comme elle a un farouche besoin de gagner sa vie - le loyer que lui réclame sa propriétaire et l'éducation de son fils - elle accepte le bout d'essai. Quand elle revient au théâtre après avoir décroché le rôle, le metteur en scène s'est envolé, et il n'y a pas de scénario. Pour tout décor une armoire, dans laquelle elle découvre... des ombres soigneusement pliées. Devant un public de plus en plus nombreux, elle déploie les ombres, improvisant à partir de chacune d'elles: elle est Greta la prostituée, Mona la réprouvée... tout en se révoltant contre sa mère, une femme désespérément conventionnelle. Alors qu'elle finit par se fondre jusqu'au vertige dans ses multiples identités, la comédienne dresse le tableau saisissant d'une société libanaise où les individus n'ont pas de place, et moins encore les femmes. Personne ne parvient à exercer son libre-arbitre, si fortes sont les pressions: même les manifestants exigent des passants une adhésion aveugle à leur cause... Poète, Hyam Yared écrit un premier roman singulier qui capte à merveille le surréel et l'étrangeté du quotidien tout en livrant une vision du monde subversive et violente. Car son livre interroge avec clairvoyance une société cadenassée par le poids de l'histoire et des traditions, où toute tentative d'émancipation se paie au prix fort. Biographie de l'auteur Hyam Yared est née en 1975 à Beyrouth. Poète et nouvelliste, elle a publié au Liban deux recueils de poésie. L'Armoire des ombres est son premier roman.
Résumé : L'Annexe. Quand elle n'est pas en mission, Anna retourne à Amsterdam, dans l'annexe où Anne Frank s'est cachée avec sa famille, avant d'être déportée, en 1944. Lors d'une de ses visites, l'espionne comprend qu'elle est suivie. Sans tarder, son organisation l'exfiltre dans une maison de protection, dont elle est supposée ignorer l'emplacement. Mais une allusion au smoked-meat de chez Schwartz's la convainc qu'elle va atterrir à Montréal, la ville de ses grands-parents. Celle dont le métier exige maîtrise des émotions et oubli de soi se laisse envahir par les souvenirs de ses vacances d'enfant. Dès son arrivée dans cette nouvelle annexe, un autre pan occulté de son passé se rappelle à elle : Celestino, chargé de veiller sur les neuf membres de leur insolite communauté, est un fou de littérature. Dans l'appartement couvert de bibliothèques, Anna s'abandonne aux réminiscences de ses études et à son goût exclusif pour la lecture, qu'elle avait sacrifié en changeant de vie. Avec le fantasque majordome prétendument cubain, qui la surnomme Albertine, l'espionne rebaptise ses compagnons de réclusion du nom des auteurs ou des personnages qu'ils lui évoquent : un vieux couple slave devient les Tourgueniev ; un agent d'apparence banale, certainement capable du pire, Meursault ; le chat, Moortje, comme celui d'Anne Frank. Ni la prisonnière ni son gardien ne perdent pourtant de vue l'enjeu de leur brillant duo. Et c'est tout l'art de Catherine Mavrikakis que de puiser dans la fiction la bien réelle issue de leur vénéneux pas de deux... Jouant avec les codes du roman d'espionnage et de captivité, L'Annexe se révèle un éblouissant hommage à la puissance invaincue de la littérature.
La route des Balkans. Dans une forêt hongroise, après des mois d'errance, Asma, une jeune Syrienne, attend, avec d'autres réfugiés, un véhicule pour l'Allemagne. Son père, pharmacien à Damas, a été exécuté, son frère a rejoint la rébellion. Pour sa sécurité, sa famille l'a alors envoyée en Europe. Lorsqu'arrive enfin un camion frigorifique, elle éprouve presque du soulagement à s'y entasser. Même si, dans la bousculade, elle perd son sac... et son cahier rouge ? le journal intime qu'elle tient depuis l'arrestation de son père en 2006. Tamim parvient à le récupérer. Il le conservera précieusement. Sur les routes depuis trois ans, contraint à chaque étape de travailler pour payer la suivante, il a quitté l'Afghanistan à quatorze ans, après l'assassinat de son père et de ses frères par les talibans. Lui aura plus de chance qu'Asma ? abandonnée à bord du fourgon avec ses compagnons d'infortune sur une aire d'autoroute, et dont la fin tragique agira comme un électrochoc sur la politique et l'opinion. A Munich, en cet été 2015, Helga entend avec effarement la nouvelle. Elle se souvient d'avoir été une réfugiée elle aussi, fuyant l'Armée rouge qui marchait sur Königsberg en 1945. Et, quand la chancelière Angela Merkel prononce son désormais célèbre "Wir schaffen das, nous y arriverons", Helga, comme tant de ses concitoyens, va tout naturellement proposer son aide aux demandeurs d'asile affluant sur le territoire allemand. Revenant sur cet élan de générosité et sur l'espoir suscité, Christine de Mazières, dans ce roman polyphonique qui retrace le parcours des victimes, mais aussi des acteurs de ce drame, nous interroge avec force sur le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Détails sur la fin du monde ou les aventures d'une famille bourgeoise confrontée à ses propres dérèglements. Amalia a, depuis la disparition de sa jeune soeur, toujours été fascinée par la mort. Sa volonté de survivre à cet épisode tragique l'a dotée d'une imagination si fertile qu'elle passe constamment de la vie réelle à la vie rêvée. Parents, mari, enfants ont chacun développé leur propre stratégie pour faire face à cette situation. Enfance sauvée par le rêve, adolescence aussi péremptoire qu'hasardeuse, mariage en forme d'arrangement avec les apparences, chaque génération s'accommode comme elle peut de sa confrontation au monde réel. Mais le vrai matériau de ce récit est la profondeur, indiscernable à première vue, des événements quotidiens les plus banals. Avec un humour féroce, une cruauté et une tendresse mêlées pour ses personnages, Aranitsis brosse le portrait d'une famille méditerranéenne d'aujourd'hui comme parabole du monde.Evjenios Aranitsis est né en 1955 à Corfou. Poète et romancier, auteur de nouvelles et d'essais, admirateur de Nabokov et Gombrovicz, c'est un intellectuel engagé dans son époque, éditorialiste au quotidien Elefthérotypia, à qui la revue Porfyras vient de consacrer un numéro spécial. Détails sur la fin du monde est son premier roman traduit en français.
Les sept nouvelles qui composent Sortilèges et Maléfices constituent l'oeuvre intégrale en prose de Georges Vizyinos. Parmi elles, seule " Le Péché de ma mère " fut traduite en français, en 1883, dans La Nouvelle Revue de Paris. Comme leur auteur, elles sont hantées par la folie. La nouvelle " Moscov-Sélim " est significative du mélange d'humour et de désespoir qui baigne tout le recueil : le héros en est un Turc si maltraité par son propre peuple qu'il en vient à vouer, pendant sa détention comme prisonnier de guerre en Russie, une admiration inconditionnelle à tout ce qui est russe. Entre le vécu des personnages, dont l'histoire est contée, et la réalité sociale dans laquelle ils se meuvent, aucun lien n'est possible : la démence est alors la seule issue.
Résumé : "Il n'avait jamais su prendre une décision. Il s'en remettait au hasard, les circonstances dirigeaient toujours sa vie. Avant même d'apercevoir la voiture, il discerna au loin sa venue au bruit des fers des chevaux sur le sol dur. Un instant son coeur se mit à battre fort : les divers arguments, les souvenirs, les craintes, tout cela lui revenait pêle-mêle et tourbillonnait comme un vol d'oiseaux effarés attaqués par un épervier. Il ne prendrait aucune décision, pensa-t-il alors ; c'était un effort trop pénible, il l'abandonna. La voiture allait s'arrêter devant lui, la porte s'ouvrirait, le cocher lui demanderait où il allait et le forcerait à caser son sac de voyage sur le toit ; puis il se trouverait au milieu d'inconnus qui le regarderaient d'un air réprobateur, comme font toujours les voyageurs quand un nouveau vient s'asseoir auprès de ceux qui ont déjà fait un certain nombre de milles ensemble."
Résumé : Le 13 décembre 1943, une tragédie a frappé la ville de Kalavryta : en représailles aux actions des résistants grecs, des soldats allemands ont assassiné tous les hommes présents. Parmi eux, Athos est laissé pour mort. Afin de surmonter son traumatisme, il se réfugie dans la forêt, qu'il ne quittera plus qu'à de très rares occasions, laissant sa femme et sa fille dans le doute quant à sa disparition. Sa présence planera comme une ombre sur les trois générations de femmes de sa descendance, chacune oscillant entre la volonté d'en savoir davantage sur cet homme qu'elles ont peu ou pas connu, et celle d'oublier, pour se consacrer aux vivants. Dans son premier grand roman, récompensé par le prix de l'Académie d'Athènes, Maria Stefanopoulou convoque l'Histoire en mettant en regard les conséquences de la catastrophe historique et la vie dans la forêt garante de la liberté. Avec virtuosité et une impressionnante compréhension de l'âme humaine, elle bâtit ce bouleversant récit qui interroge la transmission des mythes et de la mémoire.