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Clausewitz
Terray Emmanuel
POCKET
9,60 €
Épuisé
EAN :9782266306126
L'étonnante fortune dont jouit aujourd'hui encore l'oeuvre de Clausewitz (1780-1831), l'auteur du fameux traité De la guerre, présente un caractère quelque peu paradoxal. Du point de vue de son objet propre, la guerre, la pensée de Clausewitz correspond en effet à une période historique précise - le concert des grands Etats européens aux XVIIIe et XIXe siècles -, et l'on peut juger que cette époque est à présent révolue du fait de l'avènement de l'arme nucléaire, du fait aussi des effets de la mondialisation sur l'autonomie et la consistance des Etats. Pourtant les oeuvres de Clausewitz présentent bien davantage qu'un intérêt historique. On peut d'abord y trouver les fondements d'une théorie générale de l'action dans le milieu de l'incertitude et du risque ; mieux, toute doctrine qui prend pour axiome premier la souveraineté de l'individu et qui essaie de construire sur cette base le social, le politique ou l'historique est nécessairement amenée à penser la vie sociale sur le modèle de la guerre ; dès lors, elle a tout intérêt à se tourner vers Clausewitz, où elle trouvera une description, à ce jour inégalée, des formes générales que prend le conflit lorsqu'il oppose des volontés à la fois intelligentes et passionnées. C'est à l'étude de la genèse de cette pensée et à l'évaluation de sa validité dans les conditions de l'action politique et sociale contemporaine que s'est attaché Emmanuel Terray dans cet essai.
Entre le despotisme de Richelieu et celui de Louis XIV, un intermède de désordre et de liberté: la Fronde, dont le souvenir se dépose bientôt dans un livre majeur: les Mémoires du cardinal de Retz. Que sont les Mémoires? Un récit partial et allègre des événements, une galerie de portraits à l'eau forte, une écriture alerte, une ironie dont l'auteur ne s'excepte pas, et, sous-tendant tout cela, une vision désenchantée de la politique et de l'histoire, où une anthropologie pessimiste à la manière de Pascal se conjugue avec l'éthique cornélienne de la grandeur et de l'héroïsme. Pour Retz, en cela fidèle à l'esprit de son temps qui est celui du baroque, un modèle guide la réflexion: celui du théâtre. La politique et l'histoire sont un spectacle, joué par des acteurs, les Princes, les Grands, devant un public silencieux, dont le jugement sera pourtant décisif, puisqu'il lui appartiendra d'accorder ce qui est recherché: la gloire. Cependant, la politique et l'histoire comme spectacle présentent certaines particularités: la pièce n'a pas d'auteur identifié et sa cohérence est rien moins qu'assurée; les acteurs à la fois mûs et aveuglés par leurs passions, sont à des degrés divers insensés, individuellement et plus encore lorsqu'ils agissent collectivement; l'État, terrain et enjeu de leur confrontation, est affligé d'une contradiction mortelle entre la proclamation du pouvoir absolu du monarque et l'inéluctable reconnaissance de la puissance de fait du peuple; il ne peut survivre qu'en enveloppant cette contradiction d'un mystère impénétrable. Enfin, la politique et l'histoire sont l'empire de la déraison et de l'irréel; à la différence de ce qui se produit dans la nature, il n'y existe aucune proportion définie entre la cause et l'effet, et le hasard y tient une place irréductible; par ailleurs, en politique et en histoire, l'imaginaire l'emporte sur le réel, et la parole compte plus que les actes. Dans un tel univers, l'action est malgré tout posible, parce que s'il n'y a pas de logique du réel, il y a bien en revanche une logique de l'action. Celle-ci suppose, d'une part, la définition d'objectifs situés juste au-delà de la frontière reconnue du possible et, d'autre part, le respect d'une cohérence rigoureuse entre la fin et les moyens. Ainsi deviennent possibles des destinées héroïques qui, pour Retz, relèvent exclusivement d'un jugement esthétique: furent-elles grandes? furent-elles belles?
La pensée de droite est diverse et changeante; elle varie selonles courants entre lesquels elle se partage, selon les secteurs dela vie sociale où elle s'énonce, selon les interlocuteursauxquels elle s'adresse. Elle présente parfois des incohérences,mais comme elle n'est jamais obligée de se constituer ensystème, ces incohérences passent très largement inaperçues.Par-delà cette multiplicité de facettes différentes, il estcependant possible, telle est l'hypothèse de ce livre, d'identifierun socle commun, un faisceau d'axiomes qui, sans former unedoctrine unique, permet aux penseurs de droite d'appréhenderles faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier auregard des mêmes valeurs; ainsi se préparent les conditionsd'une convergence face à l'adversaire. Ces axiomes sont passésen revue: ils ont nom réalisme, ordre, hiérarchie, autorité,patrie, morale. Ils impliquent une certaine conception de lanature humaine et de l'histoire, une certaine image desrapports entre l'individu, la société et l'Etat, et une certaineidée de la politique. Enfin, ils organisent les relations que lapensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature trèsdifférente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance: d'un côté l'extrême droite, de l'autre l'Eglise catholique. Forteen la matière d'une longue expérience, la pensée de droite saitvivre avec ses contradictions. L'écart se creuse cependant entresa version libérale et sa version conservatrice, entre lesexigences du système économique et social auquel elle adhèreet son attachement à l'ordre établi. Pour l'instant, le clivagepasse à l'intérieur de chacun des penseurs, mais il pourraitbientôt s'approfondir au point de les contraindre à choisir leurcamp.
Résumé : L'étonnante fortune dont jouit aujourd'hui encore l'?uvre de Clausewitz (1780-1831), l'auteur du fameux traité De la guerre, présente un caractère quelque peu paradoxal. Du point de vue de son objet propre, la guerre, la pensée de Clausewitz correspond en effet à une période historique précise - le concert des grands Etats européens aux XVIIIe et XIXe siècles -, et l'on peut juger que cette époque est à présent révolue du fait de l'avènement de l'arme nucléaire, du fait aussi des effets de la mondialisation sur l'autonomie et la consistance des Etats. Pourtant les ?uvres de Clausewitz présentent bien davantage qu'un intérêt historique. On peut d'abord y trouver les fondements d'une théorie générale de l'action dans le milieu de l'incertitude et du risque ; mieux, toute doctrine qui prend pour axiome premier la souveraineté de l'individu et qui essaie de construire sur cette base le social, le politique ou l'historique est nécessairement amenée à penser la vie sociale sur le modèle de la guerre ; dès lors, elle a tout intérêt à se tourner vers Clausewitz, où elle trouvera une description, à ce jour inégalée, des formes générales que prend le conflit lorsqu'il oppose des volontés à la fois intelligentes et passionnées. C'est à l'étude de la genèse de cette pensée et à l'évaluation de sa validité dans les conditions de l'action politique et sociale contemporaine que s'est attaché Emmanuel Terray dans cet essai.
Pour le public français, aujourd'hui, l'Allemagne, c'est avant tout le deutschmark et la Bundesbank, la puissance et la prospérité, un système social performant, une nation dynamique et sûre d'elle-même, une position hégémonique en Europe. Mais, derrière cette image impressionnante, il y a une autre Allemagne qui se débat avec son passé et reste incertaine de son identité. Cette Allemagne problématique, c'est avant tout à Berlin que l'on peut la surprendre, ville qui porte les stigmates de son histoire. Si le Mur a disparu, la ville attend toujours l'arrivée du gouvernement et du parlement qui manifestera officiellement qu'elle est bien à nouveau la capitale de la République unifiée. Emmanuel Terray nous propose une visite et chacune des stations de ce périple est l'occasion d'un retour sur le passé de l'Allemagne, de Weimar à la R. D. A. en passant par le troisième Reich. Puis, vient une réflexion plus générale sur l'Allemagne et sur les ruses de l'histoire et l'essentielle fragilité des pouvoirs, des systèmes sociaux et des régimes politiques. Né en 1935, Emmanuel Terray est anthropologue et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a séjourné à Berlin, de 1991 à 1994.
Résumé : Alors qu'elle combat sans relâche la puissance et l'efficacité du chamanisme, une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au coeur de la Sibérie à la rencontre d'une véritable charnane Oumaï. En l'initiant aux secrets de la guérison mentale, celle-ci lui fait découvrir la nature véritable de l'âme humaine. Transformée, confrontée à des expériences de plus en plus profondes, Olga Kharitidi finira par faire sienne cette magie, au point de l'intégrer à l'exercice quotidien de son métier.
Résumé : Utilisant des sources palies, sanscrites et chinoises inédites, Thich Nhat Hanh, en érudit et maître spirituel, restitue la vie et les enseignements de Bouddha dans toute leur humanité. Mêlant les principaux " sutras " au récit des événements, il nous livre une merveilleuse biographie, débarrassée des ornements de la légende. Mais il est aussi un merveilleux conteur : avec l'histoire du jeune bouvier Svasti, qui quitte sa famille pour suivre Siddharta, le récit prend une dimension romanesque qui séduira les lecteurs les plus jeunes comme les plus avertis.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?