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Ombres berlinoises. Voyage dans une autre Allemagne
Terray Emmanuel
JACOB
20,90 €
Épuisé
EAN :9782738104007
Pour le public français, aujourd'hui, l'Allemagne, c'est avant tout le deutschmark et la Bundesbank, la puissance et la prospérité, un système social performant, une nation dynamique et sûre d'elle-même, une position hégémonique en Europe. Mais, derrière cette image impressionnante, il y a une autre Allemagne qui se débat avec son passé et reste incertaine de son identité. Cette Allemagne problématique, c'est avant tout à Berlin que l'on peut la surprendre, ville qui porte les stigmates de son histoire. Si le Mur a disparu, la ville attend toujours l'arrivée du gouvernement et du parlement qui manifestera officiellement qu'elle est bien à nouveau la capitale de la République unifiée. Emmanuel Terray nous propose une visite et chacune des stations de ce périple est l'occasion d'un retour sur le passé de l'Allemagne, de Weimar à la R. D. A. en passant par le troisième Reich. Puis, vient une réflexion plus générale sur l'Allemagne et sur les ruses de l'histoire et l'essentielle fragilité des pouvoirs, des systèmes sociaux et des régimes politiques. Né en 1935, Emmanuel Terray est anthropologue et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a séjourné à Berlin, de 1991 à 1994.
Dans la mythologie grecque, Méduse est l'incarnation conjointe de la Mort, de l'Horreur et du Chaos, tels qu'ils font irruption dans la vie des hommes et dans celle des cités. Elle transforme en pierre tous ceux et toutes celles qui ont le malheur de voir son visage. Tout au long de leur histoire, les hommes ont livré bataille à Méduse et les textes ici réunis rappellent quelques-uns de ces combats. On a parfois tenté d'éliminer Méduse en établissant sur terre le règne de Dieu ou celui de la justice, mais le remède s'est souvent révélé pire que le mal; d'autres ont voulu l'enchaîner et la réduire à l'impuissance, mais les dispositifs inventés à cet effet - le droit, la loi, la démocratie - se sont avérés peu sûrs. Ce passé annonce notre avenir: contre Méduse et ses métamorphoses, il nous faudra jour après jour forger de nouvelles armes dans une lutte qui ne finira qu'avec nous.
Résumé : L'étonnante fortune dont jouit aujourd'hui encore l'?uvre de Clausewitz (1780-1831), l'auteur du fameux traité De la guerre, présente un caractère quelque peu paradoxal. Du point de vue de son objet propre, la guerre, la pensée de Clausewitz correspond en effet à une période historique précise - le concert des grands Etats européens aux XVIIIe et XIXe siècles -, et l'on peut juger que cette époque est à présent révolue du fait de l'avènement de l'arme nucléaire, du fait aussi des effets de la mondialisation sur l'autonomie et la consistance des Etats. Pourtant les ?uvres de Clausewitz présentent bien davantage qu'un intérêt historique. On peut d'abord y trouver les fondements d'une théorie générale de l'action dans le milieu de l'incertitude et du risque ; mieux, toute doctrine qui prend pour axiome premier la souveraineté de l'individu et qui essaie de construire sur cette base le social, le politique ou l'historique est nécessairement amenée à penser la vie sociale sur le modèle de la guerre ; dès lors, elle a tout intérêt à se tourner vers Clausewitz, où elle trouvera une description, à ce jour inégalée, des formes générales que prend le conflit lorsqu'il oppose des volontés à la fois intelligentes et passionnées. C'est à l'étude de la genèse de cette pensée et à l'évaluation de sa validité dans les conditions de l'action politique et sociale contemporaine que s'est attaché Emmanuel Terray dans cet essai.
La pensée de droite est diverse et changeante; elle varie selonles courants entre lesquels elle se partage, selon les secteurs dela vie sociale où elle s'énonce, selon les interlocuteursauxquels elle s'adresse. Elle présente parfois des incohérences,mais comme elle n'est jamais obligée de se constituer ensystème, ces incohérences passent très largement inaperçues.Par-delà cette multiplicité de facettes différentes, il estcependant possible, telle est l'hypothèse de ce livre, d'identifierun socle commun, un faisceau d'axiomes qui, sans former unedoctrine unique, permet aux penseurs de droite d'appréhenderles faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier auregard des mêmes valeurs; ainsi se préparent les conditionsd'une convergence face à l'adversaire. Ces axiomes sont passésen revue: ils ont nom réalisme, ordre, hiérarchie, autorité,patrie, morale. Ils impliquent une certaine conception de lanature humaine et de l'histoire, une certaine image desrapports entre l'individu, la société et l'Etat, et une certaineidée de la politique. Enfin, ils organisent les relations que lapensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature trèsdifférente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance: d'un côté l'extrême droite, de l'autre l'Eglise catholique. Forteen la matière d'une longue expérience, la pensée de droite saitvivre avec ses contradictions. L'écart se creuse cependant entresa version libérale et sa version conservatrice, entre lesexigences du système économique et social auquel elle adhèreet son attachement à l'ordre établi. Pour l'instant, le clivagepasse à l'intérieur de chacun des penseurs, mais il pourraitbientôt s'approfondir au point de les contraindre à choisir leurcamp.
Entre le despotisme de Richelieu et celui de Louis XIV, un intermède de désordre et de liberté: la Fronde, dont le souvenir se dépose bientôt dans un livre majeur: les Mémoires du cardinal de Retz. Que sont les Mémoires? Un récit partial et allègre des événements, une galerie de portraits à l'eau forte, une écriture alerte, une ironie dont l'auteur ne s'excepte pas, et, sous-tendant tout cela, une vision désenchantée de la politique et de l'histoire, où une anthropologie pessimiste à la manière de Pascal se conjugue avec l'éthique cornélienne de la grandeur et de l'héroïsme. Pour Retz, en cela fidèle à l'esprit de son temps qui est celui du baroque, un modèle guide la réflexion: celui du théâtre. La politique et l'histoire sont un spectacle, joué par des acteurs, les Princes, les Grands, devant un public silencieux, dont le jugement sera pourtant décisif, puisqu'il lui appartiendra d'accorder ce qui est recherché: la gloire. Cependant, la politique et l'histoire comme spectacle présentent certaines particularités: la pièce n'a pas d'auteur identifié et sa cohérence est rien moins qu'assurée; les acteurs à la fois mûs et aveuglés par leurs passions, sont à des degrés divers insensés, individuellement et plus encore lorsqu'ils agissent collectivement; l'État, terrain et enjeu de leur confrontation, est affligé d'une contradiction mortelle entre la proclamation du pouvoir absolu du monarque et l'inéluctable reconnaissance de la puissance de fait du peuple; il ne peut survivre qu'en enveloppant cette contradiction d'un mystère impénétrable. Enfin, la politique et l'histoire sont l'empire de la déraison et de l'irréel; à la différence de ce qui se produit dans la nature, il n'y existe aucune proportion définie entre la cause et l'effet, et le hasard y tient une place irréductible; par ailleurs, en politique et en histoire, l'imaginaire l'emporte sur le réel, et la parole compte plus que les actes. Dans un tel univers, l'action est malgré tout posible, parce que s'il n'y a pas de logique du réel, il y a bien en revanche une logique de l'action. Celle-ci suppose, d'une part, la définition d'objectifs situés juste au-delà de la frontière reconnue du possible et, d'autre part, le respect d'une cohérence rigoureuse entre la fin et les moyens. Ainsi deviennent possibles des destinées héroïques qui, pour Retz, relèvent exclusivement d'un jugement esthétique: furent-elles grandes? furent-elles belles?
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit, plus violent que ceux que nous avons connus depuis un siècle? Pour Samuel Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations... Le livre qu'il faut lire pour comprendre le monde contemporain et les vraies menaces qui s'annoncent...