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Dans les interstices de la globalisation. Les chaînes de marchandises populaires : Chine, Chili, Bol
Tassi Nico ; Poupeau Franck ; Mariette Maëlle
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365124355
Présentation - Collection Le Grand Entrepôt Nous vivons quelque chose d'une grande transformation équivalente àce que fut en son temps la révolution industrielle. C'est d'ailleurs l'histoirede l'une qui éclaire pour nous la naissance de l'autre, soit dit en passant. Quelques précurseurs la nomment d'ailleurs révolution logistique. C'est bien eneffet de logistique qu'il s'agit, de cette manière toute moderne de fonder uneéconomie mondiale sur la circulation des marchandises. Mobilité desmarchandises, des hommes, des informations, de l'argent. Nous avons donc mis enplace un programme de recherche pour rendre compte de cette transformation, lafabrique qu'elle organise de nouvelles économies mondes, les acteurs économiquesqu'elle suscite et ceux qu'elle éteint, les formes de travail et de mobilisationqu'elle promeut, ce qu'elle construit et ce qu'elle détruit des espacesindustriels. Ce programme nous l'avons baptisé "Le Grand EntrepôtA " parcequ'il nous semble que le stockage et son organisation économique joue un rôleimportant dans cette affaire. Des entrepôts donc, des ports devenus gigaparkings à containers et des décharges. Nous avons donc rassemblé ici, dans unecollection qui a le nom du programme, quelques travaux qui éclairent cettetransformation, la décrive, en mesure l'impact, analyse ses conséquences. Et quisurtout essaye de penser non pas simplement les formes économiques, sociales etspatiales de cette transformation, mais son impact, sa force et sa violence. Autant le dire simplement, nous pensons que la transformation que les expertsnomme logistique n'est pas, ou très peu, une transformation positive des mondesde l'économie. C'est une catastrophe, une mise en désordre de mondes quil'étaient déjà pas mal, un dérèglement ou un échauffement sans précédentd'économies déjà pas mal déjantées. Les auteurs de ces travaux viennent de lasociologie du travail, de l'anthropologie urbaine, de la géographie économique. De ce monde qui vient nous en voyons les aspérités, les gouffres, lessouffrances et les débâcles, pas le génie. Titre 3A : Dans les interstices de la globalisation. Les chaînes de marchandisespopulairesA : Chine, Chili, Bolivie. Nico Tassi RésuméA : Le texteétudie les articulations, les circuits et les chaînes d'approvisionnementglobales qui se développent entre la Chine et la Bolivie, via le Chili, à partird'entreprises économiques populaires, pour tenter de comprendre à la fois leprocessus d'expansion de l'échelle des économies populaires et les modalités dela participation de ces acteurs à la sphère globale. A partir d'une séried'alliances entre acteurs économiques sino-boliviens fondées sur des pratiquesde compadrazgo et de liens matrimoniaux, la recherche cristallise uneinfrastructure socio-économique capable d'accélérer l'incursion des acteurspopulaires dans les espaces et les infrastructures de la mondialisation, descompagnies maritimes aux zones de libre-échange, de la logistique aux ports, commençant à produire des processus localisés mais importants de reconfigurationglobale. Au-delà de la description des chaînes de marchandises populaires, l'étude suggère une réadaptation des volumes, des formes de fonctionnement etdes géographies de la mondialisation, en profilant ces entreprises populairescomme des fabricants du global plutôt que comme de simples victimes oubénéficiaires.
Le Tasse a écrit son épopée en 1570-1575, à la cour de Ferrare. Elle fut publiée en 1580-1581. Elle raconte la première Croisade et la reconquête de Jérusalem. Le modèle du Tasse (1544-1595) est homérique. Il a voulu fondre une donnée historique, des éléments tirés des chansons de geste et des romans en vers (il écrit lui-même en octosyllabes), avec le merveilleux (magie, sorcier, surnaturel) caractéristique de l?épopée et la peinture de l?amour. Jérusalem libérée devint rapidement une des ?uvres poétiques les plus illustres de tous les temps. Le tempérament passionné du poète s?incarne dans une poésie puissante et neuve, d?un ton élevé mais mélancolique : il retrace en effet la souffrance de ces personnages, la tragédie de la condition humaine, quel que soit le camp auquel les héros appartiennent. Parmi ses créations merveilleuses les plus fameuses, citons le jardin d?Armide, la forêt enchantée, différente pour chaque guerrier, la pureté du ciel que contemplent les héros.
A la fin des années 50, Milan devient la capitale du "miracle économique" italien. Avec ce livre, nous avons essayé de retracer le portrait réel et imaginaire d'une ville qui, à cette époque, semble connaître et contenir toutes les dynamiques de changement, qu'à une plus grande échelle connaît le pays tout entier : un extraordinaire développement économique et urbanistique, l'avènement de la société de consommation, la fin des traditions rurales ancestrales et une nouvelle façon de penser le présent et d'envisager le futur. Comment les artistes et les intellectuels les plus influents de l'époque ont-ils perçu, analysé et représenté les bouleversements urbanistiques et socio-économiques qui caractérisent la ville de Milan ? Pour répondre à cette question, nous avons adopté une démarche interdisciplinaire qui nous a conduit à étudier les formes réelles de la ville à travers des ouvrages d'histoire, d'architecture, d'urbanisme et de sociologie pour ensuite les confronter avec leurs représentations imaginaires dans la littérature et le cinéma. L'image de la ville qui se dégage de notre analyse reflète ainsi la complexité et l'ambivalence d'un processus de changement qui a marqué en profondeur et pour toujours l'histoire de l'urbanisme italien.
Le groupe de sociétés est un marché interne de capitaux liquides, favorable au financement intragroupe. Il permet de garantir l'accès au financement et consolide les crédits. Les techniques juridiques telles les abandons de créances, les comptes courants et les prêts d'associés, permettent de renflouer les filiales en difficulté. Sur le plan financier, le cash management facilite la gestion des flux financiers. A travers le Netting, la société pivot centralise les différents comptes créditeurs et finance les comptes débiteurs à un taux favorable. Sur le plan fiscal, le groupe bénéficie des régimes optionnels : le régime des sociétés mère-fille ou l'ancien Schachtelprivileg, l'intégration fiscale ou l'Organschaft et le recours à l'article 8 du CGI français (l'intégration sauvage). L'administration fiscale contrôle le prix pratiqué par les sociétés du groupe. Un formalisme est obligatoire en matière de prix de transfert et le non-respect expose le contrevenant à des sanctions. La responsabilité du gérant peut être engagée à la fois sur le plan civil, pénal et enfin fiscal.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Résumé : L'histoire qui sera relatée ici, c'est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Cette synthèse à la fois plaisante, exigeante et complète retrace l'histoire de l'anthropologie sociale, aborde les concepts, les enjeux, les éléments historiques incontournables. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles - tout ce qui soude une communauté scientifique au-delà des querelles et des controverses -, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Résumé : Les passagers, munis de titres de transport électroniques, de bagages de cabine passés aux rayons X, attendent, guidés par un personnel aux uniformes seyants et sous l'oeil d'une police affairée à regarder les écrans de contrôle de sécurité, d'embarquer pour Wapenamanda, Goroka, Kikori, Kundiawa et Wewak. Nous sommes à Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Rien que de normal. L'essentiel est ailleurs : ces hommes d'équipage, ces policiers à gadgets électroniques et ces passagers coutumiers de l'avion sont les descendants directs de ces millions de Papous, découverts par une expédition australienne en 1931, vivants isolés dans leurs diverses vallées montagneuses, en petites sociétés closes, dépourvues d'écriture, de monnaie, d'écoles et de gouvernement centralisé, à un âge trop vite jugé "de pierre". En quelque quatre-vingts années, la population des Highlands de Nouvelle-Guinée a vécu des changements qui prirent des millénaires à advenir dans le reste du monde. Jared Diamond, qui découvrit la Nouvelle-Guinée en 1964 pour sa première étude de terrain ornithologique, pose la question, rarement envisagée : que nous apprennent ces Papous de ce que les Occidentaux ont perdu avec la disparition des sociétés traditionnelles - ces sociétés structurées en groupes de faible densité de population (allant de quelques dizaines à quelques milliers d'individus), subsistant de la chasse et de la cueillette, de la culture ou de l'élevage, et que les contacts avec les grandes sociétés industrielles ont transformées de façon limitée ? Elles ont en effet inventé des milliers de solutions aux problèmes humains différentes de celles adoptées par nos sociétés modernes. Certaines - par exemple, des manières d'élever les enfants, de traiter les personnes âgées, de demeurer en bonne santé, de bavarder, de passer le temps libre, de pratiquer le multilinguisme ou de régler les litiges - semblent supérieures à celles des pays occidentalisés et riches. Les sociétés traditionnelles peuvent nous inspirer quelques meilleures pratiques de vie, mais également nous aider à évaluer d'autres avantages de notre propre société que nous avons fini par considérer comme normaux.
La diversité des cultures, la place de la civilisation occidentale dans le déroulement historique et le rôle du hasard, la relativité de l'idée de progrès, tels sont les thèmes majeurs de Race et histoire. Dans ce texte écrit dans une langue toujours claire et précise, et sans technicité exagérée, apparaissent quelques-uns des principes sur lesquels se fonde le structuralisme.