Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Syndicats et Associations. Concurrence ou complémentarité ?
Tartakowsky Danielle ; Tétard Françoise ; Dreyfus
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753502741
Les syndicats sont et demeurent des associations dans la large acception du terme. Ils émergent et se développent dans l'espace du travail où préexistent nombre d'associations, d'initiatives et d'intitulés divers. Syndicats et associations remplissent de surcroît, souvent, les mêmes fonctions et nourrissent, parfois, des objectifs similaires. L'ouvrage qui rassemble des contributions émanant d'historiens, de sociologues et de politistes s'essaie à analyser la diversité des relations qui se sont nouées durant plus d'un siècle entre ces modes d'agrégation sociale; la législation, les politiques publiques, les formes prises par les structures étatiques et la traditions de subsidiarité dans la politique sociale influent fondamentalement sur le rapport que l'État entretient avec les syndicats et les associations et, du même fait, sur les relations que ces deux types d'organisations entretiennent. L'explosion associative et la dépréciation de la forme syndicale restaurent des rapports de concurrence. Les redéfinitions du politique à l'oeuvre dessinent, toutefois, simultanément, des espaces d'alliances redéfinis.
Les manifestations parisiennes, longtemps occasionnelles sinon exceptionnelles, connaissent une croissance exponentielle depuis le milieu des années 1910. Susceptibles d'émaner de tous les milieux et de tous les partis, syndicats ou mouvements, elles revêtent des formes toujours plus diversifiées, depuis les cortèges traditionnellement déployés dans le périmètre République, Bastille, Nation Jusqu'aux coups médiatiques de Aids ou de Greenpeace en passant par bien d'autres. Cet ouvrage, qui associe des chercheurs de diverses disciplines, aborde les liens puissants et inédits tissés durant plus d'un siècle entre les rues de la capitale et ces manifestations de toute espèce. Il traite de quelques-uns des principaux espaces manifestants, plus divers qu'on ne le dit parfois, sans négliger les relations complexes que Paris entretient avec sa périphérie, et s'attache à la dramaturgie et à la symbolique mises en ouvre ou requises par certains groupes manifestants : étudiants, lycéens, organisations ouvrières, droites, pareillement dotés d'une longue tradition manifestante, mais également agriculteurs montés à Paris, nouveaux mouvements sociaux ou " sans " qui inventent des modes d'appropriation inédits de l'espace public. Quelques-unes des " grandes manifestations " ayant rythmé l'histoire de la capitale, le régime juridique des manifestations, les problèmes afférant au maintien de l'ordre, au décompte des manifestants où à la violence d'Etat, font l'objet de contributions spécifiques.
Les 32 premiers mois du mandat d'Emmanuel Macron ont compté pas moins de 22 mois de mobilisations sociales de grande ampleur. Celles-ci ont pu prendre des formes inédites d'occupation de l'espace public tout en s'inscrivant (ou pas) dans des évolutions à l'oeuvre depuis les années 1970. En 1995, des manifestations massives ont fait reculer Alain Juppé et sa réforme de la Sécurité sociale. Mais qu'en est-il depuis ? Si cette forme d'action politique semblait en repli en France dans les années 2000, elle se réinvente, ici et dans le monde, dans la lutte altermondialiste avec des modalités nouvelles d'occupation de l'espace public, des Zad aux places, jusqu'aux Gilets jaunes. Ce livre étudie les profondes mutations de la manifestation dans les cinquante dernières années. Il permet de comprendre ce qui se joue dans des séquences de plus en plus longues en prenant en compte des échelles de temps et d'espace (national ou international) qui replacent ces mouvements dans la lutte contre le néolibéralisme, lui-même en crise chronique.
Le Parti communiste français est né à Tours, dit-on, en décembre 1920. Ce seul acte de naissance ne suffit pas, cependant, à lui conférer tous les attributs du "parti de type nouveau" que l'Internationale communiste requiert de ses sections. Il va donc devoir se "bolcheviser" et la signification de cette période se saisit tout particulièrement dans la formation de ses premiers cadres. Il fallait, pour mener cette étude renouvelée de la bolchevisation, disposer de moyens nouveaux. Ceux mis en oeuvre dans ce livre sont de taille puisque l'auteur a pu travailler sur les archives de l'Internationale déposées à l'Institut Maurice Thorez. En nous faisant découvrir ces premiers communistes français, ce livre fournit à la question controversée du rôle et des fonctions des cadres du Parti sa nécessaire dimension historique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.