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Paris manif'. Les manifestations de rue à Paris de 1880 à nos jours
Tartakowsky Danielle
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753513549
Les manifestations parisiennes, longtemps occasionnelles sinon exceptionnelles, connaissent une croissance exponentielle depuis le milieu des années 1910. Susceptibles d'émaner de tous les milieux et de tous les partis, syndicats ou mouvements, elles revêtent des formes toujours plus diversifiées, depuis les cortèges traditionnellement déployés dans le périmètre République, Bastille, Nation Jusqu'aux coups médiatiques de Aids ou de Greenpeace en passant par bien d'autres. Cet ouvrage, qui associe des chercheurs de diverses disciplines, aborde les liens puissants et inédits tissés durant plus d'un siècle entre les rues de la capitale et ces manifestations de toute espèce. Il traite de quelques-uns des principaux espaces manifestants, plus divers qu'on ne le dit parfois, sans négliger les relations complexes que Paris entretient avec sa périphérie, et s'attache à la dramaturgie et à la symbolique mises en ouvre ou requises par certains groupes manifestants : étudiants, lycéens, organisations ouvrières, droites, pareillement dotés d'une longue tradition manifestante, mais également agriculteurs montés à Paris, nouveaux mouvements sociaux ou " sans " qui inventent des modes d'appropriation inédits de l'espace public. Quelques-unes des " grandes manifestations " ayant rythmé l'histoire de la capitale, le régime juridique des manifestations, les problèmes afférant au maintien de l'ordre, au décompte des manifestants où à la violence d'Etat, font l'objet de contributions spécifiques.
Résumé : En 1889, les organisations ouvrières de 22 pays, réunies à Paris à la faveur de l'Exposition universelle, adoptent le principe d'une grande manifestation internationale pour faire appel d'une même voix aux pouvoirs en place et réclamer la diminution du temps de travail. La journée du 1er Mai va presque aussitôt donner des représentations et un langage communs aux travailleurs du monde entier. En France, cette journée devient un rendez-vous syndical majeur à partir de 1905 et le demeure durablement. Subvertie par le régime de Vichy puis légalisée par la IV République, elle évolue ensuite au gré des divisions syndicales ou de l'unité. En indéniable décrue, elle survit du moins à l'affaiblissement des organisations syndicales. Elle est simultanément appropriée par des associations toujours plus nombreuses dont les altermondialistes, aujourd'hui, et, plus paradoxalement, le Front national. À l'heure où la classe ouvrière décline, Danielle Tartakowsky s'interroge sur la pérennité et la complexité de cette journée toujours emblématique : est-elle l'un des derniers véritables bastions du rêve en politique ?
Le Parti communiste français est né à Tours, dit-on, en décembre 1920. Ce seul acte de naissance ne suffit pas, cependant, à lui conférer tous les attributs du "parti de type nouveau" que l'Internationale communiste requiert de ses sections. Il va donc devoir se "bolcheviser" et la signification de cette période se saisit tout particulièrement dans la formation de ses premiers cadres. Il fallait, pour mener cette étude renouvelée de la bolchevisation, disposer de moyens nouveaux. Ceux mis en oeuvre dans ce livre sont de taille puisque l'auteur a pu travailler sur les archives de l'Internationale déposées à l'Institut Maurice Thorez. En nous faisant découvrir ces premiers communistes français, ce livre fournit à la question controversée du rôle et des fonctions des cadres du Parti sa nécessaire dimension historique.
Quatrième de couverture Au lendemain du 14 juillet 1935, la gauche française rassemblée contre le fascisme s'unit «pour le pain, la paix, la liberté». En mai 1936, sa victoire électorale s'accompagne d'une explosion sociale sans précédent. Le gouvernement Blum prend des mesures qui modifient irréversiblement le monde du travail : les quarante heures, les congés payés... Par-delà ces acquis, le Front populaire, c'est aussi et surtout un souffle neuf : la dignité reconquise, la vie qui change, l'espoir d'un avenir meilleur enfin réalisé. Malgré les contradictions qui emporteront le gouvernement, un mythe est né.Danielle Tartakowsky évoque l'esprit de 1936 qui catalysa les forces de gauche et infléchit le cours de leur histoire.
Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Elles ont leurs parcours obligés et leurs usages propres, mais cette domestication demeure fragile : tout débordement semble gros d'émeutes ou de révoltes susceptibles de bouleverser l'ordre établi. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective. Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. Danielle Tartakowsky montre en effet que, depuis les débuts de la Troisième République, les différents gouvernements se sont davantage appuyés sur la rue qu'ils n'ont été mis en cause par elle. Seules deux vagues de contestations, celles de février 1934 et celles de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser le régime. Encore ces deux crises ont-elles permis de conforter ou de renouveler les institutions républicaines. Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la " manif " ne serait-elle ainsi qu'une expression du consensus démocratique, presque un signe de bonne santé ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.