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On est là ! La manif en crise
Tartakowsky Danielle
ED DETOUR
19,90 €
Épuisé
EAN :9791097079659
Les 32 premiers mois du mandat d'Emmanuel Macron ont compté pas moins de 22 mois de mobilisations sociales de grande ampleur. Celles-ci ont pu prendre des formes inédites d'occupation de l'espace public tout en s'inscrivant (ou pas) dans des évolutions à l'oeuvre depuis les années 1970. En 1995, des manifestations massives ont fait reculer Alain Juppé et sa réforme de la Sécurité sociale. Mais qu'en est-il depuis ? Si cette forme d'action politique semblait en repli en France dans les années 2000, elle se réinvente, ici et dans le monde, dans la lutte altermondialiste avec des modalités nouvelles d'occupation de l'espace public, des Zad aux places, jusqu'aux Gilets jaunes. Ce livre étudie les profondes mutations de la manifestation dans les cinquante dernières années. Il permet de comprendre ce qui se joue dans des séquences de plus en plus longues en prenant en compte des échelles de temps et d'espace (national ou international) qui replacent ces mouvements dans la lutte contre le néolibéralisme, lui-même en crise chronique.
Le Parti communiste français est né à Tours, dit-on, en décembre 1920. Ce seul acte de naissance ne suffit pas, cependant, à lui conférer tous les attributs du "parti de type nouveau" que l'Internationale communiste requiert de ses sections. Il va donc devoir se "bolcheviser" et la signification de cette période se saisit tout particulièrement dans la formation de ses premiers cadres. Il fallait, pour mener cette étude renouvelée de la bolchevisation, disposer de moyens nouveaux. Ceux mis en oeuvre dans ce livre sont de taille puisque l'auteur a pu travailler sur les archives de l'Internationale déposées à l'Institut Maurice Thorez. En nous faisant découvrir ces premiers communistes français, ce livre fournit à la question controversée du rôle et des fonctions des cadres du Parti sa nécessaire dimension historique.
Quatrième de couverture Au lendemain du 14 juillet 1935, la gauche française rassemblée contre le fascisme s'unit «pour le pain, la paix, la liberté». En mai 1936, sa victoire électorale s'accompagne d'une explosion sociale sans précédent. Le gouvernement Blum prend des mesures qui modifient irréversiblement le monde du travail : les quarante heures, les congés payés... Par-delà ces acquis, le Front populaire, c'est aussi et surtout un souffle neuf : la dignité reconquise, la vie qui change, l'espoir d'un avenir meilleur enfin réalisé. Malgré les contradictions qui emporteront le gouvernement, un mythe est né.Danielle Tartakowsky évoque l'esprit de 1936 qui catalysa les forces de gauche et infléchit le cours de leur histoire.
Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901), journaliste socialiste-républicain, rallie la Commune dès le premier jour. Après la défaite des insurgés, il réussit à s'enfuir. Exilé à Bruxelles puis à Londres, il commence une contreenquête à la campagne de publications versaillaises avec l'objectif de rétablir les faits, vrais et vérifiés. La première édition du livre parait en 1876. Ce livre est la réédition de la deuxième édition française du texte, en 1896, au moment où l'auteur, rentré en France après l'amnistie de 1880, reprend l'ensemble du dossier avec l'ambition d'être le plus exact possible : " le vainqueur guettera la moindre inexactitude pour nier tout le reste. " C'est le plus beau témoignage, par l'un de ses défenseurs, de ce qu'a pu être la Commune de Paris, à la fois revendication sociale et expérimentation politique. " Lissa " restitue, dans une langue vive et accessible, l'histoire, au jour le jour, de la plus importante tentative de libération politique du xixe siècle.
Emmanuel Dockès expose dans cet essai ses propositions pour repenser notre société dans tous ses aspects. Au fil de l'ouvrage, l'auteur mobilise les idées les plus progressistes et les plus audacieuses sur la monnaie, la démocratie participative, le partage du travail, la propriété, la place de la gratuité, de l'autogestion, de la liberté d'entreprendre, des services publics, de l'autodétermination? Cette réflexion politique très étayée et très précise démontre que les dérives autoritaires et libérales actuelles ne sont pas une fatalité et qu'il est possible de penser une évolution radicale de la société, dans une direction strictement inverse. L'ouvrage prend la forme facétieuse du témoignage fictif d'un personnage englué dans les préjugés de notre époque, perdu sur une terre inconnue dont il va découvrir les règles et les moeurs.
En juillet 1865, Timothée Castellan, ancien bouchonnier, est condamné à 12 ans de bagne pour avoir violé sous magnétisme Joséphine Hugues, journalière de 26 ans. Lors de ce procès, des médecins-experts valident l'existence de l'hypnose, jusqu'alors niée par les académies médicales, transformant Joséphine Hugues en cas de référence pendant de longues années. Nicole Edelman questionne les archives de l'affaire et l'histoire du Var : pourquoi valider, à ce moment, l'efficacité de l'hypnose ? Pourquoi fallait- il que Joséphine soit lavée de tout soupçon de consentement, privée de désir propre ? Pourquoi maires, médecins et juges ont-ils pesé de tout leur poids pour condamner Castellan à une peine aussi lourde, si rare en cas de viol ? Nicole Edelman analyse cette affaire sous l'angle des rapports de domination à la fois sociale, médicale et politique, et elle met au jour avec brio les multiples enserrements dans lesquels sont pris Timothée Castellan et bien plus encore Joséphine Hugues. Et les échos de cette affaire résonnent encore, ainsi dans l'adaptation récente que le cinéaste Benoît Jacquot en a faite.
?Depuis son élection en mai 2017, Emmanuel Macron annonce, les unes à la suite des autres, des mesures visant à enterrer le "vieux monde" issu du compromis social hérité de la Libération. Mais il ne précise pas là où il compte mener la société. "En marche", certes, mais... vers où ? Pour mieux comprendre la dynamique engagée, Michel Margairaz et Danielle Tartakowsky analysent comment, depuis le Conseil national de la Résistance et son programme, plusieurs visions s'affrontent, les idées libérales ou régulatrices gagnant du terrain ou en perdant selon les séquences historiques et les domaines, économiques ou sociétaux. De l'immédiate après-guerre à aujourd'hui, en passant par la création du Plan, Mai 1968, la construction européenne, la globalisation de l'économie ou l'essor de revendications individuelles au détriment du collectif, les fonctions de l'Etat vont se remodeler suivant un enchaînement complexe. Là où, après guerre, gaullistes et communistes défendaient différentes versions d'un Etat régulateur, s'est imposé progressivement un détricotage de l'Etat social. Mais aussi, et les auteurs le démontrent ici avec brio, une consolidation, voire un durcissement du rôle de l'Etat en de nombreux domaines, alternativement porté par les gouvernements de droite ou de gauche.