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Le temps gelé
Tarkovski Mikhaïl ; Perrel Catherine
VERDIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782864329718
Le Temps gelé est un ensemble de récits évoquant les rives de l'Ienisseï, dans la région de Krasnoïarsk, où depuis trente ans Mikhaïl Tarkovski s'est installé comme chasseur-trappeur. Après avoir longtemps vécu isolé, il habite maintenant le petit village de Bakhta avec sa famille. Ses récits retracent des histoires de chasseurs, de pêcheurs, de villageois, de gens simples, d'animaux, de rivières, toute une vie qu'il connaît bien, qu'il dépeint avec amour et humilité. Il dresse avec un lyrisme discret un portrait inégalé du coeur de la Sibérie et de ses habitants, aussi bien Russes qu'appartenant à divers peuples autochtones. Il nous fait partager sa connaissance concrète et profonde de la forêt où les conditions de vie sont particulièrement difficiles, racontant avec le même bonheur d'écriture la construction d'une cabane, la chasse à la zibeline, les rêveries amoureuses du trappeur durant les mois solitaires de chasse, les retours difficiles à la ville ou les fêtes au village, pour le lecteur, toute la taïga en partage, un long séjour en Sibérie. Son écriture fine et élégante, précise, sait nous faire sentir son goût pour une existence dont nous savons peu de chose, une réalité où chacun est responsable de sa vie à chaque instant - les grands froids ne pardonnent pas, et où l'homme se construit un monde à sa mesure. Pour Mikhaïl Tarkovski, écrire est avant tout un acte de générosité et d'initiation.
En six longs métrages seulement, de L'Enfance d'Ivan (Lion d'or du festival de Venise 1962) au Sacrifice (Grand Prix spécial du jury au festival de Cannes 1986), Andreï Tarkovski (1932 - 1986) s'est imposé comme l'un des plus grands artistes du XXe siècle. Il n'existait pas à ce jour de biographie de ce cinéaste dont les films plongent leurs racines dans sa propre vie. Mais Larissa Tarkovski, qui partagea son existence et son travail pendant vingt ans, n'a pas composé une biographie traditionnelle. Elle n'a pas voulu retracer année pas année la vie et la carrière d'un jeune espoir du VGIK, la grande école de cinéma moscovite, entré très vite en résistance, privé de travail et condamné à l'exil, mais livrer un livre tarkovskien", tout entier basé sur la sensation, le rêve et la mémoire. Un livre à la fois sinueux et limpide, où le démiurge s'efface derrière l'homme, mais qui, en nous révélant son intimité, nous promène, très simplement, sur les sentiers de la création et aux origines d'une des oeuvres majeures de ce temps.Provenant des archives personnelles de sa famille, une iconographie inédite ou rarissime fait exploser tous les clichés sur Andreï Tarkovski."
Résumé : " Ce n'est plus le moment de se plaindre et de s'indigner dans les couloirs. Ce temps est révolu. Se plaindre est devenu inutile, et indigne. Comment se comporter à l'avenir, voilà à quoi il faut réfléchir. " Quand Andreï Tarkovski commence, en avril 1970, à tenir le journal qui accompagnera les dix-sept dernières années de sa vie, il a tout juste 38 ans, sa femme attend un enfant. Le cinéaste vient d'acheter une maison à la campagne et son film autobiographique, Le Miroir, est en germe dans son esprit. Il ne cessa dès lors d'y consigner ses lectures et ses réflexions, les aléas de ses productions, les espoirs et les difficultés de son travail (sur Stalker en particulier), l'instant à la fois intense et angoissant de la sortie de ses films dans ce qui s'appelait encore l'Union Soviétique. Au cours des années 80, ce journal deviendra un " journal d'exil ". Tarkovski tourne en Italie (Nostalghia), en Suède (Le Sacrifice), et c'est à Paris qu'il meurt en 1986. Revivre cette vie, au jour le jour, est une expérience dont on ne sort pas indemne, mais on y retrouve, dans toute leur concision et leur naturel, les intuitions qui allaient être développées dans Le Temps scellé et qui font de ce cinéaste l'un des très rares artistes-philosophes de notre époque. Par la somme des projets qui y figurent, la publication de ce livre-boussole montre à quel point l'?uvre d'Andreï Tarkovski reste inachevée et ouverte.
Tarkovski Andreï ; Tarkovski Larissa ; Kichilov An
«C'est après avoir achevé L'Enfance d'Ivan que j'eus le pressentiment que le cinéma était à la portée de ma main [...]. Un miracle avait eu lieu : le film était réussi. Quelque chose d'autre était maintenant exigé de moi : il me fallait comprendre ce qu'était le cinéma. C'est alors que me vint cette idée de temps scellé.»
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.