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Journal 1970-1986
Tarkovski Andreï
CAH CINEMA
29,95 €
Épuisé
EAN :9782866421380
Ce n'est plus le moment de se plaindre et de s'indigner dans les couloirs. Ce temps est révolu. Se plaindre est devenu inutile, et indigne. Comment se comporter à l'avenir, voilà à quoi il faut réfléchir. " Quand Andreï Tarkovski commence, en avril 1970, à tenir le journal qui accompagnera les dix-sept dernières années de sa vie, il a tout juste 38 ans, sa femme attend un enfant. Le cinéaste vient d'acheter une maison à la campagne et son film autobiographique, Le Miroir, est en germe dans son esprit. Il ne cessa dès lors d'y consigner ses lectures et ses réflexions, les aléas de ses productions, les espoirs et les difficultés de son travail (sur Stalker en particulier), l'instant à la fois intense et angoissant de la sortie de ses films dans ce qui s'appelait encore l'Union Soviétique. Au cours des années 80, ce journal deviendra un " journal d'exil ". Tarkovski tourne en Italie (Nostalghia), en Suède (Le Sacrifice), et c'est à Paris qu'il meurt en 1986. Revivre cette vie, au jour le jour, est une expérience dont on ne sort pas indemne, mais on y retrouve, dans toute leur concision et leur naturel, les intuitions qui allaient être développées dans Le Temps scellé et qui font de ce cinéaste l'un des très rares artistes-philosophes de notre époque. Par la somme des projets qui y figurent, la publication de ce livre-boussole montre à quel point l'?uvre d'Andreï Tarkovski reste inachevée et ouverte.
Tarkovski Andreï ; Kichilov Anne ; Brantes Charles
Le Miroir, Stalker, Nostalghia, Le Sacrifice ; de 1970 jusqu'à la fin de sa vie, à Paris, Tarkovski n'a cessé de consigner dans ce Journal, ses lectures et ses réflexions, les aléas de ses productions, et les espoirs et les difficultés de son travail dans un pays qui s'appelait encore l'Union Soviétique.
Ce recueil de textes inédits regroupe des conférences qui furent prononcées, chacune, à un tournant critique dans la vie d'Andreï Tarkovski.En mars 1982, il a quitté l'URSS pour réaliser en Italie son avant-dernier film, Nostalghia. Il n'y reviendra plus jusqu'à sa mort, fin 1986. Pendant ce séjour en Italie, en 1983, il se rend à Livourne à un séminaire de littérature. Il est invité à le conclure par une intervention, La pratique de la narration, où il exprime pour la première fois à l'Ouest ce qui l'anime en profondeur : la véritable vocation de l'artiste. Ayant obtenu une bourse pour vivre à Berlin, il est invité à y donner une conférence en mars 1984 sur L'image et le symbole, où il réaffirme la valeur unique et fondamentale qu'il assigne à l'art qui, selon lui, ne doit se préoccuper que d'Absolu. Fin juillet 1984, il donne deux conférences à Londres, essentielles pour comprendre le souffle spirituel à la source de sa vie et son oeuvre. L'une d'elles est une méditation libre sur le dernier livre de la Bible, L'Apocalypse. Un livre présent en filigrane dans ses trois derniers films, Stalker, Nostalghia et Sacrifice, et qui habite sa vie personnelle, touchée par de grands bouleversements. Cette dernière méditation lui permet de reformuler les thèmes moteurs de son oeuvre.
Tarkovski Andreï ; Kichilov Anne ; Brantes Charles
Présentation de l'éditeur Tout au long de sa vie, Andreï Tarkovski rédige des notes de travail, des observations, des pensées, posant ainsi des jalons à son itinéraire d'homme et d'artiste. Durant sa dernière année, il rassemble ces écrits en un volume, Le Temps scellé, qui deviendra vite une référence incontournable. Il y aborde une large réflexion aussi bien sur la civilisation contemporaine que sur le cinéma sa place parmi les autres arts, ou des aspects plus concrets comme le scénario, l'image, le montage, l'acteur, le son, la musique... Puisant dans son expérience de cinéaste et dans sa vaste culture littéraire, se remémorant ses années de formation et les luttes interminables pour terminer ses films à l'époque soviétique, Andreï Tarkovski offre ici le livre-bilan d'un artiste en recherche de sens, d'un homme qui consacra son inépuisable énergie à "sculpter le temps".
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
Keaton doit son prénom, Buster - "casse-cou", à une dégringolade, miraculeusement sans conséquences, qu'il fit bébé dans l'escalier. C'est sans doute ce que l'on peut appeler une scène primitive pour se maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.Alors qu'il se produit au music-hall avec ses parents depuis tout petit, une société de protection de l'enfant s'émeut des chutes et contorsions que lui valent ses rôles d'adultes miniatures. Il est recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, "l'obèse au visage de poupon", dans d'hilarantes comédies à base de poursuites et de batailles de tartes à la crème. Mais, plus largement, c'est un genre à part entière du cinéma qui s'y invente, le burlesque, qui, qu'au-delà du rire, traite du rapport difficile qu'entretient l'homme avec les objets l'espace et les autres. Au début des années vingt, Kaeton crée ses propres studios. Acteur, metteur en scène, scénariste, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l'inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d'?uvre comme Sherlock Junior, La Croisière du "Navigator", ou Le Mécano de la "General", merveilleuses de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n'est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer une place centrale qui lui revient de droit dans l'histoire du cinéma mondial. Il n'est donc plus besoin de l'opposer à Charlie Chaplin. Ce combat de cinéphilie a été gagné, et Charlie Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque. Biographie: Stéphane Goudet est maître de conférence en cinéma à l'Université Paris I et dirige le cinéma Le Méliès à Montreuil. Il est l'auteur de Jacques Tati, de François le facteur à M. Hulot et le coauteur (avec François Ede) du livre Playtime (Cahiers du cinéma). Il a réalisé un film sur mon oncle, Tout communique (DVD Naïve).