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ANDREI TARKOVSKI
TARKOVSKI LARISSA
CALMANN-LEVY
57,20 €
Épuisé
EAN :9782702126608
En six longs métrages seulement, de L'Enfance d'Ivan (Lion d'or du festival de Venise 1962) au Sacrifice (Grand Prix spécial du jury au festival de Cannes 1986), Andreï Tarkovski (1932 - 1986) s'est imposé comme l'un des plus grands artistes du XXe siècle. Il n'existait pas à ce jour de biographie de ce cinéaste dont les films plongent leurs racines dans sa propre vie. Mais Larissa Tarkovski, qui partagea son existence et son travail pendant vingt ans, n'a pas composé une biographie traditionnelle. Elle n'a pas voulu retracer année pas année la vie et la carrière d'un jeune espoir du VGIK, la grande école de cinéma moscovite, entré très vite en résistance, privé de travail et condamné à l'exil, mais livrer un livre tarkovskien", tout entier basé sur la sensation, le rêve et la mémoire. Un livre à la fois sinueux et limpide, où le démiurge s'efface derrière l'homme, mais qui, en nous révélant son intimité, nous promène, très simplement, sur les sentiers de la création et aux origines d'une des oeuvres majeures de ce temps.Provenant des archives personnelles de sa famille, une iconographie inédite ou rarissime fait exploser tous les clichés sur Andreï Tarkovski."
Tarkovski Arséni ; Mouze Christian ; Akhmatova Ann
Ces vers qui se sont fait attendre longtemps avant d'être révélés, frappent par leur qualité la plus rare. (...) Comme cela sonne juste en ce temps - même comme eu tout temps ! Il s'est manifesté au festin des vivants et nous apprit beaucoup sur lui et sur nous. Cette nouvelle voix va résonner pour longtemps dans la poésie russe.". Anna Akhmatova, 1962.
Le Temps gelé est un ensemble de récits évoquant les rives de l'Ienisseï, dans la région de Krasnoïarsk, où depuis trente ans Mikhaïl Tarkovski s'est installé comme chasseur-trappeur. Après avoir longtemps vécu isolé, il habite maintenant le petit village de Bakhta avec sa famille. Ses récits retracent des histoires de chasseurs, de pêcheurs, de villageois, de gens simples, d'animaux, de rivières, toute une vie qu'il connaît bien, qu'il dépeint avec amour et humilité. Il dresse avec un lyrisme discret un portrait inégalé du coeur de la Sibérie et de ses habitants, aussi bien Russes qu'appartenant à divers peuples autochtones. Il nous fait partager sa connaissance concrète et profonde de la forêt où les conditions de vie sont particulièrement difficiles, racontant avec le même bonheur d'écriture la construction d'une cabane, la chasse à la zibeline, les rêveries amoureuses du trappeur durant les mois solitaires de chasse, les retours difficiles à la ville ou les fêtes au village, pour le lecteur, toute la taïga en partage, un long séjour en Sibérie. Son écriture fine et élégante, précise, sait nous faire sentir son goût pour une existence dont nous savons peu de chose, une réalité où chacun est responsable de sa vie à chaque instant - les grands froids ne pardonnent pas, et où l'homme se construit un monde à sa mesure. Pour Mikhaïl Tarkovski, écrire est avant tout un acte de générosité et d'initiation.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.