Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les grandes heures de Bordeaux
Suffran Michel
PERRIN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782262020750
L'histoire de Bordeaux est celle d'une longue sédimentation où marins et bateliers, vignerons et juristes, armateurs et aristocrates ont bâti une ville toujours jugée singulière. De l'anonyme Biturige Vivisque, nomade sédentarisé, fondateur de la cité, jusqu'à François Mauriac qui a su en percer les secrets, Michel Suffran brosse le " portrait " des bâtisseurs de Bordeaux: Ausone, Paulin, Guillaume II d'Aquitaine, la reine Aliénor, Jean sans Terre, Jean XXII, le duc d'Epernon, Montaigne, Montesquieu, Madame Tallien ou Goya. Il sait aussi donner tout leur sens aux transformations de la ville qui, à l'exemple du quai des Chartrons, en modifient le destin, comme il n'oublie pas - du repli de 1870 à l'exode de 1940 - les heures sombres qui ont marqué son histoire. En vingt-quatre tableaux, Michel Suffran raconte la vie, la couleur et l'âme de Bordeaux.
Résumé : Le Bordeaux de François Mauriac, c'est d'abord le centre ancien, celui de la rue du Mirail, du côté de la Grosse Cloche, qui se poursuit autour de Sainte-Catherine et se prolonge au-delà des boulevards, vers Caudéran et Grand-Lebrun. Ce sont les lieux de l'enfance et de l'adolescence, les errances d'une famille où le père est absent, le parcours scolaire sous la coupe des marianistes. C'est aussi le Bordeaux du port, qu'à travers les fissures du beau décor classique de la place de la Bourse et de la Façade des quais, l'enfant-espion observe, guette, humant le fleuve et ébauchant ce qui deviendra son Bordeaux intérieur, celui dont il tiendra la chronique dans nombre de ses futurs romans. C'est encore le Bordeaux des jalles, des pins et de la lande : de Château-Lange à Gradignan au chalet maternel de Saint-Symphorien, et bien sûr à Malagar, que Mauriac investit à l'âge de raison. Et il s'agit en réalité de bien plus que cela. Au contraire d'un tableau réaliste, Michel Suffran retrouve un Bordeaux mauriacien habité, enchanté, recomposé à la lueur de l'oeuvre, où la description d'un lieu résulte de la fusion de plusieurs. La géographie urbaine, pour l'infini bonheur du lecteur, est métamorphosée par la puissance de la littérature.
Les gens, quand ils s'en vont... Oh ! bien sûr, vous autres avez un autre mot pour cela, mais, moi, je préfère dire quand ils s'en vont... En vérité, il leur suffit de reculer un peu. Tout juste un tout petit peu. D'un pas ou deux, peut-être. Pas la peine d'aller bien loin, au bout du monde ou ailleurs. Ou nulle part. Du moment où ils ont passé la lisière, aussitôt leurs traits se brouillent, leurs voix s'éteignent... Bon, pas entièrement. Quand on se souvient d'eux, ce qui persiste le plus longtemps c'est encore leur sourire. Oui. Leur tendre, leur ineffaçable sourire... " De retour à la Devinière, la maison de vacances familiale, Fabien est brusquement replongé dans son passé, revivant avec une remarquable précision un événement marquant de son enfance, comme si c'était hier... Reprenant des thèmes chers à l'auteur (le Paradis perdu de l'enfance, la mémoire, les liens invisibles entre les êtres), ce premier roman posthume de Michel Suffran est une belle occasion de (re)découvrir cet auteur majeur, dont la plume d'orfèvre n'a cessé de charmer.
Nous sommes dans les années soixante, au siècle dernier, sur un haut plateau pyrénéen occupé par le Grand Hôtel. Immensités neigeuses, nuits glacées. Le monde clos du Grand Hôtel est mis en scène à travers une fiction qui s'appuie sur la peinture d'une époque et d'une société. Une exposition de photographies prises durant les festivités du carnaval va jouer un rôle important. Flashs et flashs-back révèlent bien des vérités derrière les apparences. L'intrigue donne le premier rôle à un jeune et dilettante journaliste, personnage pivot que le lecteur suit dans les méandres de son parcours. Mais l'enquête qu'il tarde à mener va laisser finalement la place à une double quête amoureuse. Une jeune femme mythique et une jeune fille décidée s'installent peu à peu sur le devant de la scène. Quant aux adieux, ils annoncent la fin d'une époque : fatigué et déficitaire, le palace vit sa dernière année.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.