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Le Bordeaux de François Mauriac
Suffran Michel
BORD DE L EAU
17,00 €
Épuisé
EAN :9782360622764
Le Bordeaux de François Mauriac, c'est d'abord le centre ancien, celui de la rue du Mirail, du côté de la Grosse Cloche, qui se poursuit autour de Sainte-Catherine et se prolonge au-delà des boulevards, vers Caudéran et Grand-Lebrun. Ce sont les lieux de l'enfance et de l'adolescence, les errances d'une famille où le père est absent, le parcours scolaire sous la coupe des marianistes. C'est aussi le Bordeaux du port, qu'à travers les fissures du beau décor classique de la place de la Bourse et de la Façade des quais, l'enfant-espion observe, guette, humant le fleuve et ébauchant ce qui deviendra son Bordeaux intérieur, celui dont il tiendra la chronique dans nombre de ses futurs romans. C'est encore le Bordeaux des jalles, des pins et de la lande : de Château-Lange à Gradignan au chalet maternel de Saint-Symphorien, et bien sûr à Malagar, que Mauriac investit à l'âge de raison. Et il s'agit en réalité de bien plus que cela. Au contraire d'un tableau réaliste, Michel Suffran retrouve un Bordeaux mauriacien habité, enchanté, recomposé à la lueur de l'oeuvre, où la description d'un lieu résulte de la fusion de plusieurs. La géographie urbaine, pour l'infini bonheur du lecteur, est métamorphosée par la puissance de la littérature.
L'histoire de l'Aquitaine est une fresque, mais une fresque dont les statues sont vivantes. Une tapisserie, mais qu'agite un vent furieux. Dès le premier instant où un chasseur, quelque 35 000 ans avant J. -C. , applique le sceau de sa main enduite d'ocre contre la paroi d'une caverne périgourdine, commence cette très longue épopée d'une région modelée par l'homme au long des siècles. Car l'Aquitaine n'est pas une fatalité géographique, mais une permanente conquête. Zone élective d'échange entre la haute terre et l'océan, balafrée par l'énorme blessure de l'estuaire de la Garonne, l'Aquitaine a dû à sa seule volonté de devenir un pays aux limites mouvantes, mais à la spécificité inébranlable. Avant-poste de la romanité en Gaule, royaume mérovingien, puis carolingien, duché, possession anglaise, province française enfin, ravagée d'invasions, labourée de migrations, déchirée de conflits religieux, l'Aquitaine a su demeurer fidèle à son destin et ne perdre dans tous ces avatars ni son identité, ni son âme. Et c'est elle qui, pour finir, a conquis ses conquérants. D'étonnantes figures sont venues la symboliser et marquer son histoire éclatante ou secrète : la reine Aliénor, le Prince Noir, l'archevêque Pey-Berland, Montaigne, les ducs d'Epernon, les grands Intendants du xviiie siècle, Montesquieu, ont servi et exalté son génie. Mais l'histoire de l'Aquitaine, c'est celle, aussi et surtout, d'une prise de conscience collective : des mouvements populaires comme la Commune de Guyenne au xvie, l'Ormée au xviie, le fédéralisme des Girondins sous la Révolution, ont puissamment affirmé une personnalité qui a fait de cette terre frondeuse un étonnant miroir de l'aventure humaine.
Cet ouvrage est avant tout destiné aux candidats à l'Agrégation externe de mathématiques désirant s'entraîner et se préparer aux deux épreuves écrites du concours. Les quatorze problèmes de concours réunis dans ce recueil ont été choisis de façon à être les plus représentatifs des épreuves des douze dernières années.
Résumé : La collection Philo, par l'indétermination même de son intitulé, s'ouvre à toute réflexion qui met en jeu la philosophie. Elle sera donc aussi bien le lieu d'études techniques, répondant à une orientation universitaire, que d'études interdisciplinaires s'adressant à tous ceux qui, plus largement, s'intéressent à la philosophie.
Les particuliers, quel que soit leur statut professionnel, salarié, retraité, commerçant, profession libérale, sont confrontés quotidiennement à la complexité de la fiscalité. Impôt sur le revenu et ses multiples catégories, impôts directs, niais aussi impôts locaux ou encore droits d'enregistrement constituent autant de problèmes pour le contribuable. Cet ouvrage a pour objectif de présenter de façon claire et synthétique l'impôt sur le revenu et les principaux autres impôts à la charge des particuliers, hormis les impôts indirects. De manière simple mais complète, agrémenté de nombreux exemples concrets, il permettra au lecteur de se familiariser avec les principes de base de la fiscalité. Destiné aux étudiants du premier cycle universitaire (lUT, BTS, DEUG), aux candidats au DECF (UV 1), il intéressera également tous les contribuables désireux de mieux connaître les arcanes du système fiscal français.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.