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Vous scrutez les écrits ? Ils témoignent pour moi. Lecture suivie de l'évangile selon saint Jean
Sublon Roland
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204083423
Roland Sublon est avant tout l'homme du "bord", au sens où pour ce médecin, prêtre, psychanalyste, le corps, l'âme et l'esprit ne sont pas seulement des domaines de spécialité, mais se renversent de l'un à l'autre - comme se suivent aussi, sur la même face inversée, pratique et théorie ; car, praticien dans les champs considérés, il s'y investit non moins comme chercheur et enseignant : chef de travaux en anatomie, professeur de théologie morale, membre de l'Ecole freudienne de Paris. La présente lecture suivie intégrale de l'évangile selon saint Jean par Roland Sublon provient d'un véritable corps à corps avec le texte : une lutte avec ses temps forts et ses prises de distance, un combat avec l'ange - ce jeune homme qui est le symbole de l'évangéliste. Le premier pari de la lecture est d'être direct, de présenter le commentaire avec le texte, à hauteur du texte, sans distance interposée. C'est un pari de "remière lecture" Il suppose que l'auditeur ou le lecteur puisse le recevoir sans préparation ni bagage particuliers. La lecture demeure toutefois un commentaire informé d'histoire antique, d'histoire biblique, d'exégèse historico-critique, d'analyse sémiotique et théologique. Roland Sublon s'est mêlé de questionner l'Evangile, toujours à l'intérieur, dans des passages précis : qu'est-ce que manger la chair et le sang ? manger ce qui est dit ? Qu'est-ce que la voix par rapport à la parole ? le regard par rapport à la vision ? Pourquoi travailler le jour du sabbat ? Que veut dire "Je suis la porte" ? " [René Heyer] -- "For Roland Sublon, a doctor, priest and psychoanalyst, the body, soul and spirit are not only his domains of specialization, they interact - just as practice and theory do ; for as a practitioner in these fields, he also works as a researcher and a teacher : head of practical studies in anatomy, professor of moral theology, member of the Freudian School in Paris. This commented reading of the entire Gospel of Saint John by Roland Sublon is the fruit of his clinch with the text : a struggle against its high points and its distance, a combat with the angel - the young man who is the very symbol of the evangelist. The first challenge the reading takes up is to be direct, to present the commentary alongside the text, at the same level, with no intermediary distance. It is the initial reader's challenge, for it supposes that the listener or the reader can receive it without any preparation or previous knowledge. Yet the reading remains an informed commentary of antique history, biblical history, historico-critical exegesis, semiotic and theological analysis. Roland Sublon has dared to question the Gospel, always from the inside, in precise passages : what does it mean to eat the flesh and the blood ? To eat what is spoken ? What is the voice in relation to the word ? The gaze in relation to vision ? Why work on the Sabbath day ? What does 'I am the way' mean ? ' [René Heyer]
Des thèmes aussi brûlants que ceux de la procréation, de la croyance, de l'amour ou de la souffrance, conduisent la réflexion théologique à poser la question du sujet. Si la maîtrise de celui-ci sur le monde et sur lui-même a pu être interrogée et sa responsabilité soupçonnée, la remise en cause la plus radicale de cette maîtrise est venue de la psychanalyse. En assimilant le sujet à l'inconscient, la psychanalyse ne ruine-t-elle pas les constructions théoriques passées concernant l'activité de connaissance et les nécessités de la morale ? Parce que le sujet de la psychanalyse est un sujet qui parle, et qu'à ce titre il se situe au bord insaisissable où s'articulent, singulièrement, la chair et le langage, il est vain de vouloir le tenir à la manière d'un objet. Le sujet demeure en souffrance, irrécupérable, interdisant à la théorie de la connaissance et à l'éthique, en tant que procès de la raison pratique, d'aboutir à quelque complétude. Mais c'est paradoxalement cette perte, ou ce trou, qui conditionne le désir, offre au discours de la science et de l'éthique la possibilité de poursuivre son procès, et permet au sujet d'advenir en sa parole pour disparaître aussitôt. Il ne cesse de faire entendre sa présence absente dans l'in-croyable de sa déclaration d'amour.
Le corps de Delmare est retrouvé sans vie dans sa propre scierie. La commissaire Aglaëe Boulu est dépêchée dans un village perdu dans les forêts du Vercors... Les habitants se révoltent : la rumeur désigne un coupable, il ne reste plus qu'à l'enfermer... Les villageois aspirent à conclure rapidement cette enquête... Pour autant, ils ne coopèrent guère... Ont-ils peur qu'une vérité enfouie n'éclate au grand jour ?
La commissaire parisienne Aglaëe Boulu et le lieutenant corse Francesco Falcone forment un tandem détonnant. Leur enquête les emmènera à travers une Corse fidèle à sa tradition, avec ses paysages, ses montagnes et ses villages perdus. Et ils croiseront des personnages attachants. Mais d'autres, aussi, qu'il aurait mieux valu éviter.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.