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Eglises de pierre et villages recomposés. Regards croisés
Suaud Charles ; Renau Raphaël
ORBESTIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782842381585
Ici, un village qui décide à une écrasante majorité de rénover son église, en dépit des impôts importants occasionnés. Là, une chapelle mise en vente par un diocèse et qui sera achetée par la mairie, au terme de tensions entre communautés religieuses. On le voit aisément dans l?actualité : tandis que leur fréquentation se raréfie, que les paroisses face à cela se réorganisent, le devenir de nos églises pose profondément question, et les réponses données sont souvent diverses, rarement parfaites. Ce livre propose une réflexion autour de cette problématique, non pas en donnant la parole aux élus et aux spécialistes, même si ceux-ci sont présents, mais en s?intéressant aux propos et aux idées de la population. Il est le fruit d?une enquête sociologique menée auprès des habitants d?une petite ville de Loire-Atlantique, Corcoué-sur-Logne, qui, au gré des regroupements de villages, possède aujourd?hui trois églises et une chapelle. Se fondant sur cet exemple, il interroge, au fil de ses pages, notre conception du sacré, notre vision des églises qui conservent, que nous soyons catholiques ou non, pratiquants ou non, une forte valeur patrimoniale et historique. Il contient aussi le diagnostic qu?un architecte, également tailleur de pierres, a établi des églisesbâtiments, instrument indispensable pour toute décision à venir. Cet ouvrage veut ainsi être une aide à la décision, transposable en d?autres lieux, en matière de rénovation de patrimoine religieux qui soit à la fois respectueuse du passé et ouverte sur des possibles en accord avec la société du XXIe siècle.
C'est dans l'après seconde guerre mondiale que naît le métier d'éducateur spécialisé. Très convoité pour ses conventions collectives et un marché du travail plutôt favorable, il est aussi séduisant pour son accessibilité qui, même en l'absence de titres scolaires permet la réalisation d'aspirations sociales. Les nombreux emplois possibles, compte tenu de la multitude et de la variété d'établissements et de services constituant le secteur de l'éducation spécialisée, laissent présager un marché du travail ouvert à des carrières professionnelles dynamiques et variées. Pourtant c'est plutôt l'inverse qui se produit. En s'appuyant sur une enquête réalisée par l'auteur, le livre montre que les éducateurs spécialisés sont en réalité confrontés à un marché du travail qui, sans être totalement fermé, ne permet pas des carrières professionnelles multicolores. Dans l'ensemble ils vivent des parcours plutôt uniformes, ponctués de petits changements parfois acquis de longue lutte. C'est un repli sur soi, dans une stratégie de sauvegarde personnelle, que vivent ces professionnels contraints de devoir aménager leur poste de travail à leur convenance, dans une posture individualiste au sein d'un métier véhiculant pourtant des valeurs de solidarité et de partage. Des changements sont en cours (création récente d'un référentiel professionnel, réforme du diplôme d'Etat). Peut-être auront-ils pour effet de favoriser l'élaboration d'une identité collective peu développée jusqu'à ce jour.
Javerlhiac Sophie ; Suaud Charles ; Demazière Didi
L'un des problèmes les plus cruciaux qui se pose aux sportifs de haut niveau (SHN) est la reconversion. Celle-ci constitue une période transitoire particulièrement difficile qui doit être préparée. Le double projet (se former durant la carrière sportive) constitue l'un des processus qui devrait faciliter cette transition. S'il existe, a priori, une volonté politique pour que les SHN puissent s'engager dans le double projet, la réalité semble toute autre. Quelques-uns anticipent leur reconversion dès leur arrivée dans les centres nationaux ou les clubs professionnels. Construisent un projet professionnel. Suivent des formations. A l'inverse d'autres sont dans l'obligation de trouver des solutions urgentes à l'issue de leurs carrières sportives ou à la suite d'une blessure. La question se trouve donc posée : "Comment interpréter le fait qu'un grand nombre d'athlètes ne s'engage pas dans le double projet malgré les dispositifs mis en oeuvre et les discours politiques les y encourageant ?" Pour y répondre 60 SHN appartenant à 5 sports différents et 14 cadres institutionnels ont été interrogés sous forme d'histoire de vie ou de récit de pratique professionnelle. L'analyse révèle un système complexe dans lequel, en l'absence de pilotage institutionnel, se confrontent des stratégies antagonistes et des relations de pouvoir et de domination. Les politiques fédérales se distinguent entre "éthique de la responsabilité" (l'athlète est au centre du projet) et "éthique de la conviction" (seul le résultat sportif compte). Si les SHN subissent de nombreuses contraintes, celles-ci constituent autant d'obstacles que d'excuses à ne pas se former. C'est dans l'histoire singulière de ceux qui ont décidé de se former, parfois à l'encontre de la politique fédérale, que se lisent tout à la fois la volonté et les stratégies mises en oeuvre. Les acteurs institutionnels tentent de faire vivre le double projet. Ce dernier étant "imparfaitement défini", non encadré légalement, leur cadre d'action se trouve considérablement réduit.
En conservant toute la saveur de mots de l'ancien français et leur prononciation, en enrichissant sans cesse la langue d'apports nouveaux, souvent très riches en couleurs, les Québécois ont développé un parler étonnant plein de séduction, de poésie et parfois d'étrangeté pour les visiteurs. Ce petit dico insolite permet de jouer avec les mots et de découvrir mille expressions savoureuses, anciennes ou modernes de la Belle Province. De judicieux commentaires, plein d'humour, font mieux connaître similitudes et différences entre les langues de ces «cousins» des deux rives de l'Atlantique.Claire Armange, artiste plasticienne, a fait cinq années d'études aux Beaux-Arts en France. Adaptatrice de pièces de théâtre américaines, elle est passionnée par la langue française sous toutes ses formes. Sa double nationalité franco-canadienne et son amour du Québec, où elle vit, lui ont permis d'établir - avec un malicieux sens critique - cet ouvrage sur le québécois tel qu'on le parle aujourd'hui.
Résumé : A deux voix et quatre mains, Jean-Claude Lamatabois et Yves Cosson, chacun dans son registre, évoquent les temps forts de leur existence, leurs rencontres, leur passion de la poésie qui rassemble leurs dissemblances. De concert et de conserve ils nous offrent aussi un florilège de leur univers poétique.
Résumé : "Saint-Jean du bout du monde", se dresse fièrement près de la côte, en Vendée, au sud des Sables d'Olonne. Ce monument bien restauré témoigne de ce qui fut un important monastère bénédictin entre le XIIe et le XVIIIe siècle. Son histoire nous fait découvrir le destin de nombreuses abbayes à travers l'histoire de France. Ce livre, très documenté, conçu pour une lecture à plusieurs niveaux, constitue une bonne approche de la vie monastique.
Les informations que pouvait fournir l'indicateur pachtoune se révélaient, la plupart du temps exactes. Dervas Rahjat-Khan gagnait ainsi sa vie, en parcourant de long en large les grandes étendues montagneuses, truffées de grottes et de cavernes, à cheval entre l'Afghanistan et le Pakistan. Pas plus guide pour touristes fortunés en manque de grands frissons que contrebandier, Dervas s'était fait depuis quelques années une spécialité en vendant des renseignements sur les mouvements d'hommes et de marchandises dans cette immense zone de non droit.Suivant les confidences recueillies, il n'avait que trois clients possibles, toujours les mêmes depuis près d'une décennie. Il ne les avait jamais mis en concurrence sachant que de toute façon les trois hommes se connaissaient et échangeaient une grande partie des données récoltées.Quand il s'agissait de drogues, Dervas contactait John Weber, le responsable du Narcotic Bureau de Peshawar. Le grand blond, toujours uniformément bronzé, portait depuis son arrivée, neuf ans auparavant, un début de barbe de trois jours, ce qui étonnait toujours ses collaborateurs et ses amis. En dehors de ce petit air négligé savamment étudié, John était d'une rigueur à toute épreuve lorsqu'il s'agissait du travail. Il prenait sa revanche dans une lutte sans concession contre la drogue. Il avait subi ce fléau quand, après quelques années de mariage, il avait vu sa femme Lisa plonger dans l'héroïne pour ne jamais s'en relever. À quarante-cinq ans passés, il continuait sa lutte inégale contre ceux qui avaient détruit son couple.Les trafics d'armes et de munitions amenaient aussi Dervas à négocier avec Ian Moresby de l'Intelligence Service avec lequel il devait marchander des heures entières pour gagner quelques milliers de roupies de plus. Le petit rouquin britannique à la peau tavelée et déjà toute fripée n'avait pas encore atteint la quarantaine. Vieillard avant l'âge, il prenait un air de fouine dès que Dervas prononçait le mot «argent» et semblait toujours s'offusquer des prétentions de son indicateur.