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La renaissance du rationalisme politique classique
Strauss Leo
GALLIMARD
36,40 €
Épuisé
EAN :9782070730773
Leo Strauss a exercé une influence considérable sur la formation de la volonté politique des élites libérales du XXe siècle. Il s'est attaché plus particulièrement à redéfinir les contours de ce qu'est la Politique au terme d'une discussion qui, par bien des aspects, renouvelle la fameuse querelle des Anciens et des Modernes. Sa critique de la modernité n'implique cependant pas le refuge dans la nostalgie de la tradition à jamais révolue. Strauss ne se contente pas d'être un grand interprète des penseurs classiques ; il parle pour le présent et pour l'avenir. Tels sont ici les enjeux, par exemple, de son analyse philosophique de la pensée de Heidegger dans ses conséquences politiques - l'une des plus fortes analyses jamais conduites de ce sujet controversé -, de son exposé magistral sur Socrate ; de son introduction à la philosophie médiévale ou aux rapports entre histoire et sciences de la culture. Tout conduit à la discussion sur le relativisme, caractérisé par Strauss comme le vrai mal du XX ? siècle.
Les Lois ne sont pas le dialogue de Platon le plus connu, ni a fortiori le plus commenté. Strauss nous en donne ici un commentaire magistral : serré, il épouse toutes les sinuosités du texte et en révèle toute la subtilité. Ce commentaire, publié après la mort de l'auteur, mais entièrement terminé, est le fruit d'une vie entière de méditation de l'oeuvre de Platon. A ce titre, il constitue un exemple privilégié de l'" art de lire" les textes de l'antiquité de Léo Strauss – qui nous transmet ici ce qu'il tient pour l'héritage de la pensée platonicienne, ou de la philosophie politique classique. Le dialogue des Lois, en tant qu'il traite les questions de la loi politique et de la loi divine, a très tôt alimenté les réflexions de Strauss sur le problème théologico-politique. Dans sa présentation, Olivier Berrichon-Sedeyn s'attache à situer cet ouvrage dans l'oeuvre de Strauss et à en dégager l'enjeu général.
Pour Strauss, tout ce qui succède aux Classiques n'est que décadence et confusion. En particulier, les problèmes fondamentaux n'ont été correctement posés que par les Grecs. C'est chez eux que nous devons les retrouver si nous voulons les résoudre d'une façon satisfaisante, en théorie comme en pratique.Dans le présent volume, Strauss nous fait voir les solutions politiques "classiques" en interprétant un opuscule méconnu d'un "classique" mal compris : Hiéron ou de la Tyrannie, de Xénophon. Kojève, dans un essai critique, Tyrannie et Sagesse, prend la défense des quelque deux mille ans d'histoire qui ont suivi le Hiéron. Cette tâche se révèle plus difficile qu'on ne pourrait le penser. Du moins, dans une Mise au Point, Strauss croit pouvoir maintenir toutes ses positions "classiques" en mentionnant à la fin le problème philosophique qui sert de base à la discussion.Ainsi le présent ouvrage constitue une pièce à verser au dossier de la vieille Querelle des Anciens et des Modernes.
Dès 1924, Leo Strauss s'est interrogé sur l'origine et la signification d'un problème auquel lui-même ainsi que de nombreux intellectuels de son époque se sont trouvés confrontés - et dans l'Allemagne de Weimar sans doute plus que partout ailleurs - celui du " juif perdu dans un monde moderne non-juif ". Cette question constitue à ses yeux " le symbole le plus manifeste du problème humain comme problème social et politique ". Le Testament de Spinoza réunit sous le titre d'un article de 1934 paru dans le " journal de la Communauté Israélite de Bavière " des textes de L. Strauss qui s'articulent autour de Spinoza et des problèmes du judaïsme. Leo Strauss y développe la thèse centrale que la compréhension du problème juif est inséparable d'une compréhension renouvelée du Traité théologico-politique. Cette dernière est liée à la découverte straussienne de l'art d'écrire. Spinoza n'est pas seulement ici figure paradigmatique pour une communauté à l'adresse de laquelle Leo Strauss a voulu retranscrire hic et nunc le message politique spinoziste. C'est aussi le philosophe qui maintient la catégorie du théologico-politique dans les termes de laquelle le conflit de la raison et de la révélation continue de devoir être rouvert et repense (fût-ce même dans une direction opposée à celle où la modernité de Spinoza s'engage) et à partir de laquelle son " testament " peut être apprécié.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.