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De la tyrannie. Précédé de Hiéron et suivi de Tyrannie et sagesse
Strauss Leo
GALLIMARD
13,50 €
Épuisé
EAN :9782070258864
Pour Strauss, tout ce qui succède aux Classiques n'est que décadence et confusion. En particulier, les problèmes fondamentaux n'ont été correctement posés que par les Grecs. C'est chez eux que nous devons les retrouver si nous voulons les résoudre d'une façon satisfaisante, en théorie comme en pratique.Dans le présent volume, Strauss nous fait voir les solutions politiques "classiques" en interprétant un opuscule méconnu d'un "classique" mal compris : Hiéron ou de la Tyrannie, de Xénophon. Kojève, dans un essai critique, Tyrannie et Sagesse, prend la défense des quelque deux mille ans d'histoire qui ont suivi le Hiéron. Cette tâche se révèle plus difficile qu'on ne pourrait le penser. Du moins, dans une Mise au Point, Strauss croit pouvoir maintenir toutes ses positions "classiques" en mentionnant à la fin le problème philosophique qui sert de base à la discussion.Ainsi le présent ouvrage constitue une pièce à verser au dossier de la vieille Querelle des Anciens et des Modernes.
Dès 1924, Leo Strauss s'est interrogé sur l'origine et la signification d'un problème auquel lui-même ainsi que de nombreux intellectuels de son époque se sont trouvés confrontés - et dans l'Allemagne de Weimar sans doute plus que partout ailleurs - celui du " juif perdu dans un monde moderne non-juif ". Cette question constitue à ses yeux " le symbole le plus manifeste du problème humain comme problème social et politique ". Le Testament de Spinoza réunit sous le titre d'un article de 1934 paru dans le " journal de la Communauté Israélite de Bavière " des textes de L. Strauss qui s'articulent autour de Spinoza et des problèmes du judaïsme. Leo Strauss y développe la thèse centrale que la compréhension du problème juif est inséparable d'une compréhension renouvelée du Traité théologico-politique. Cette dernière est liée à la découverte straussienne de l'art d'écrire. Spinoza n'est pas seulement ici figure paradigmatique pour une communauté à l'adresse de laquelle Leo Strauss a voulu retranscrire hic et nunc le message politique spinoziste. C'est aussi le philosophe qui maintient la catégorie du théologico-politique dans les termes de laquelle le conflit de la raison et de la révélation continue de devoir être rouvert et repense (fût-ce même dans une direction opposée à celle où la modernité de Spinoza s'engage) et à partir de laquelle son " testament " peut être apprécié.
Voici la première traduction en français de l'ouvrage de Leo Strauss Die Religionskritik als Grandlage seiner Bildeheissenschaft (Berlin, 1930). Edité par l'Académie pour la science du judaïsme, ce livre est le fruit d'un travail scientifique. Sans jamais verser dans l'académisme, il se présente comme une étude historique spécialisée qui se conforme strictement aux règles du genre. La vaste énxlition dont témoignent l'abondance et la variété des matériaux, puisés pour la plupart à même l'original, ne le cède en rien à la précision et à la rigueur de l'analyse. Dans la Critique de la religion, Spinoza étudie un certain nombre de doctrines élaborées par des penseurs d'origine juive et détermine en même temps la Façon dont chacun d'eux se rapporte au judaïsme. La référence au judaïsme est un élément au sein d'une vaste enquête historico-critique qui l'enveloppe et la déborde. Si la critique spinoziste du miracle et de la prophétie est examinée à la faveur des enseignements de Maïmonxle sur le sujet, la métacritique straussienne de la critique spinoziste de la religion révélée suppose la connaissance préalable des différents motifs épicurien, averroïste, machiavélien qui sous-tendent cette critique : l'appréciation de la critique philologico-historique de la Bible élaborée par Spinoza est inséparable de la prise en compte des considérations de Hobbes en la matière, et la validité de la contestation spinoziste du miracle est jaugée à la faveur de sa confrontation avec la position de Calvin concernant la valeur, ou la non-valeur en l'occurrence, que ce dernier attribue à la raison face à la Révélation. Mais les mêmes raisons qui montrent que la Critique de la religion n'est pas un "livre juif" montrent également que l'intérêt de Strauss pour le philosophe n'est pas suscité par la division académique du travail intellectuel, étranger qu'il serait alors à l'intérêt encore actuel pour l'auteur du Traité théologico-politique. La philosophie de Spinoza n'est pas non plus pour Strauss celle que l'exégèse aurait lui-même écrite si l'histoire ne la lui avait livrée toute formée. Elle n'est pas davantage objet théorique réfléchissant la contemplation d'un "meilleur savoir", mais nourrit au contraire cette pratique de la pensée qu'une lettre de Karl Löwith définira plus tard par la constitution en unité de "questionner et apprendre", un rapport à la faveur du quel celui qui rencontrait l'auteur de l'Ethique au coeur de la question d'un possible retour à la religion de ses pères pouvait trouver dans un grand texte du passé, et à une époque de déclin de la philosophie, de quoi se connaître lui-même.
Les Lois ne sont pas le dialogue de Platon le plus connu, ni a fortiori le plus commenté. Strauss nous en donne ici un commentaire magistral : serré, il épouse toutes les sinuosités du texte et en révèle toute la subtilité. Ce commentaire, publié après la mort de l'auteur, mais entièrement terminé, est le fruit d'une vie entière de méditation de l'oeuvre de Platon. A ce titre, il constitue un exemple privilégié de l'" art de lire" les textes de l'antiquité de Léo Strauss – qui nous transmet ici ce qu'il tient pour l'héritage de la pensée platonicienne, ou de la philosophie politique classique. Le dialogue des Lois, en tant qu'il traite les questions de la loi politique et de la loi divine, a très tôt alimenté les réflexions de Strauss sur le problème théologico-politique. Dans sa présentation, Olivier Berrichon-Sedeyn s'attache à situer cet ouvrage dans l'oeuvre de Strauss et à en dégager l'enjeu général.
Platon a composé ses écrits de manière à empêcher pour toujours de les utiliser comme des textes faisant autorité. Ses dialogues ne nous donnent pas tant une réponse l'énigme de l'être qu'une "imitation" extrêmement claire de cette énigme. Son enseignement ne peut jamais devenir l'objet d'un endoctrinement. En dernière analyse, il est impossible d'utiliser ses écrits pour une fin autre que la pratique de la philosophie. En particulier, aucun ordre social et aucun parti passé, présent ou futur, ne peut légitimement prétendre avoir Platon pour patron. Cela ne veut pas dire que l'interprétation de Platon soit essentiellement arbitraire. Cela signifie, au contraire, que les exigences d'exactitude qui gouvernent l'interprétation des livres de Platon sont beaucoup plus strictes que celles qui gouvernent l'interprétation de la plupart des livres(LEO STRAUSS
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.