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LE TESTAMENT DE SPINOZA. Ecrits de Leo Strauss sur Spinoza et le judaïsme
Strauss Leo
CERF
51,00 €
Épuisé
EAN :9782204042628
Dès 1924, Leo Strauss s'est interrogé sur l'origine et la signification d'un problème auquel lui-même ainsi que de nombreux intellectuels de son époque se sont trouvés confrontés - et dans l'Allemagne de Weimar sans doute plus que partout ailleurs - celui du " juif perdu dans un monde moderne non-juif ". Cette question constitue à ses yeux " le symbole le plus manifeste du problème humain comme problème social et politique ". Le Testament de Spinoza réunit sous le titre d'un article de 1934 paru dans le " journal de la Communauté Israélite de Bavière " des textes de L. Strauss qui s'articulent autour de Spinoza et des problèmes du judaïsme. Leo Strauss y développe la thèse centrale que la compréhension du problème juif est inséparable d'une compréhension renouvelée du Traité théologico-politique. Cette dernière est liée à la découverte straussienne de l'art d'écrire. Spinoza n'est pas seulement ici figure paradigmatique pour une communauté à l'adresse de laquelle Leo Strauss a voulu retranscrire hic et nunc le message politique spinoziste. C'est aussi le philosophe qui maintient la catégorie du théologico-politique dans les termes de laquelle le conflit de la raison et de la révélation continue de devoir être rouvert et repense (fût-ce même dans une direction opposée à celle où la modernité de Spinoza s'engage) et à partir de laquelle son " testament " peut être apprécié.
Les Lois ne sont pas le dialogue de Platon le plus connu, ni a fortiori le plus commenté. Strauss nous en donne ici un commentaire magistral : serré, il épouse toutes les sinuosités du texte et en révèle toute la subtilité. Ce commentaire, publié après la mort de l'auteur, mais entièrement terminé, est le fruit d'une vie entière de méditation de l'oeuvre de Platon. A ce titre, il constitue un exemple privilégié de l'" art de lire" les textes de l'antiquité de Léo Strauss – qui nous transmet ici ce qu'il tient pour l'héritage de la pensée platonicienne, ou de la philosophie politique classique. Le dialogue des Lois, en tant qu'il traite les questions de la loi politique et de la loi divine, a très tôt alimenté les réflexions de Strauss sur le problème théologico-politique. Dans sa présentation, Olivier Berrichon-Sedeyn s'attache à situer cet ouvrage dans l'oeuvre de Strauss et à en dégager l'enjeu général.
Leo Strauss a exercé une influence considérable sur la formation de la volonté politique des élites libérales du XXe siècle. Il s'est attaché plus particulièrement à redéfinir les contours de ce qu'est la Politique au terme d'une discussion qui, par bien des aspects, renouvelle la fameuse querelle des Anciens et des Modernes. Sa critique de la modernité n'implique cependant pas le refuge dans la nostalgie de la tradition à jamais révolue. Strauss ne se contente pas d'être un grand interprète des penseurs classiques ; il parle pour le présent et pour l'avenir. Tels sont ici les enjeux, par exemple, de son analyse philosophique de la pensée de Heidegger dans ses conséquences politiques - l'une des plus fortes analyses jamais conduites de ce sujet controversé -, de son exposé magistral sur Socrate ; de son introduction à la philosophie médiévale ou aux rapports entre histoire et sciences de la culture. Tout conduit à la discussion sur le relativisme, caractérisé par Strauss comme le vrai mal du XX ? siècle.
Léo Strauss (1899-1973) est une des grandes figures de la philosophie politique du XXe siècle. Si ses ?uvres sont devenues aujourd'hui des classiques, l'homme reste mal connu. Philosophe allemand émigré aux États-Unis dans les années trente, grand connaisseur de l'antiquité grecque, juif soucieux d'être fidèle à son peuple et solidaire de ses souffrances, Léo Strauss déploya durant toute sa vie une réflexion critique sur la politique et son histoire en se situant à la charnière des sagesse juives et hellénistiques. Dans l'article qui donne son titre au recueil, l'auteur s'interroge sur ce que c'est qu'être juif : est-ce appartenir à une religion, à une culture, au malheur ? Il répond à la difficile question de la transmission de la judéité, pourquoi rester juif, en démontrant qu'il est impossible de faire autrement.Entre révélation et raison, entre Athènes et Jérusalem, Strauss chemine avec une clarté et une simplicité exemplaires qui donnent à comprendre, que l'on partage ou non ses analyses, les enjeux de la philosophie politique occidentale.C'est avec Droit naturel et histoire que Strauss s'imposa en France. On pourra lire pour découvrir sa pensée politique : La Cité et l'Homme et Qu'est-ce que la philosophie politique ? Sur le thème de la judéité, on comparera avec intérêt les positions de l'auteur avec celles d'Hannah Arendt dans La Tradition cachée. --Emilio Balturi
L'un des penseurs majeurs de notre temps livre ses dernières paroles à la postérité dans cet ouvrage. Le recueil Etudes de philosophie politique platonicienne était bien avancé au moment de la mort de son auteur, en 1973. Ayant décidé du titre du livre, Leo Strauss choisit, parmi ses écrits des dernières années, ceux qui lui importaient le plus, et les ordonna de manière à mettre en évidence les questions de philosophie politique qui l'avaient occupé toute sa vie. Comme l'indique le titre de ce livre, le platonisme est au c?ur de l'?uvre de Strauss - un platonisme aussi controversé qu'il est peu orthodoxe. Ces essais se tournent, entre autres, vers Heidegger, Husserl, Nietzsche, Marx, Maïmonide ou Machiavel, et bien entendu Platon lui-même, pour mettre à l'épreuve la conception platonicienne du conflit entre philosophie et société politique. Pour Strauss, si la modernité s'est abîmée dans une effrayante pauvreté spirituelle, c'est que notre conscience de ce conflit s'est obscurcie. Dans son introduction, Thomas Pangle situe l'ouvrage dans l'ensemble du corpus straussien ; il insiste particulièrement sur les derniers écrits socratiques de Strauss : c'est là qu'il trouve la clé de la pensée la plus mûre du philosophe. Pour les familiers de Strauss, l'essai de Thomas Pangle sera matière à réflexion et à discussion ; à ceux des lecteurs qui découvrent Strauss, il offrira une remarquable introduction à sa pensée. On trouvera en fin de volume une bibliographie complète des écrits de Strauss.
Spinoza Baruch ; Akkerman Fokke ; Steenbakkers Pie
Résumé : Ce volume contient l'édition critique et la traduction française de l'Ethica, munies d'une introduction, de notes et de deux annexes (sur les mathématiques et la physique). L'établissement du texte par Fokke Akkerman et Piet Steenbakkers prend pour base l'édition latine des Opera posthuma de 1677, confrontée avec la version néérlandaise des Nagelate Schriften et avec le manuscrit récemment découvert dans les archives du Vatican ? seul témoin connu de l'état du travail en 1675, transcrit par un ami de Spinoza (van Gent) à l'usage d'un autre (Tschirnhaus) et demeuré inconnu jusqu'en 2010. La traduction de Pierre-François Moreau met en application les principes définis pour la série des oeuvres de Spinoza, fondés sur la recherche de la cohérence lexicale et conceptuelle et sur l'analyse des écarts sémantiques. Elle établit la première édition française du livre le plus célèbre de Spinoza prenant en compte les apports du manuscrit découvert en 2010.
Édition bilingue latin-français (page par page) des Oeuvres complètes sous la direction de Pierre-François Moreau. Est déjà paru Traité théologico-politique (publié en 1999). --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Résumé : Manifeste de la philosophie cartésienne, le Discours de la méthode (1637) est tout à la fois le récit d'un cheminement intellectuel et l'illustration magistrale d'un projet : fonder l'unité des sciences et constituer une science universelle. Foyer d'une oeuvre foisonnante, le Discours revendique les droits de la raison contre toute tradition et toute autorité. C'est pourquoi il assigne à la philosophie une tâche : s'élever à 1a certitude. La présente édition, augmentée d'un dossier, entend mettre en évidence le jeu de résonances qui relie le Discours aux autres textes de Descartes.
Prince des philosophes ", selon Deleuze, " moment crucial de la pensée moderne ", selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires. Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Ethique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance. Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Ethique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des Etats, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même. Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : " Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre ".