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LA CRITIQUE DE LA RELIGION CHEZ SPINOZA. Ou Les fondements de la science spinoziste de la Bible, Rec
Strauss Leo
CERF
48,00 €
Épuisé
EAN :9782204053082
Voici la première traduction en français de l'ouvrage de Leo Strauss Die Religionskritik als Grandlage seiner Bildeheissenschaft (Berlin, 1930). Edité par l'Académie pour la science du judaïsme, ce livre est le fruit d'un travail scientifique. Sans jamais verser dans l'académisme, il se présente comme une étude historique spécialisée qui se conforme strictement aux règles du genre. La vaste énxlition dont témoignent l'abondance et la variété des matériaux, puisés pour la plupart à même l'original, ne le cède en rien à la précision et à la rigueur de l'analyse. Dans la Critique de la religion, Spinoza étudie un certain nombre de doctrines élaborées par des penseurs d'origine juive et détermine en même temps la Façon dont chacun d'eux se rapporte au judaïsme. La référence au judaïsme est un élément au sein d'une vaste enquête historico-critique qui l'enveloppe et la déborde. Si la critique spinoziste du miracle et de la prophétie est examinée à la faveur des enseignements de Maïmonxle sur le sujet, la métacritique straussienne de la critique spinoziste de la religion révélée suppose la connaissance préalable des différents motifs épicurien, averroïste, machiavélien qui sous-tendent cette critique : l'appréciation de la critique philologico-historique de la Bible élaborée par Spinoza est inséparable de la prise en compte des considérations de Hobbes en la matière, et la validité de la contestation spinoziste du miracle est jaugée à la faveur de sa confrontation avec la position de Calvin concernant la valeur, ou la non-valeur en l'occurrence, que ce dernier attribue à la raison face à la Révélation. Mais les mêmes raisons qui montrent que la Critique de la religion n'est pas un "livre juif" montrent également que l'intérêt de Strauss pour le philosophe n'est pas suscité par la division académique du travail intellectuel, étranger qu'il serait alors à l'intérêt encore actuel pour l'auteur du Traité théologico-politique. La philosophie de Spinoza n'est pas non plus pour Strauss celle que l'exégèse aurait lui-même écrite si l'histoire ne la lui avait livrée toute formée. Elle n'est pas davantage objet théorique réfléchissant la contemplation d'un "meilleur savoir", mais nourrit au contraire cette pratique de la pensée qu'une lettre de Karl Löwith définira plus tard par la constitution en unité de "questionner et apprendre", un rapport à la faveur du quel celui qui rencontrait l'auteur de l'Ethique au coeur de la question d'un possible retour à la religion de ses pères pouvait trouver dans un grand texte du passé, et à une époque de déclin de la philosophie, de quoi se connaître lui-même.
Dès 1924, Leo Strauss s'est interrogé sur l'origine et la signification d'un problème auquel lui-même ainsi que de nombreux intellectuels de son époque se sont trouvés confrontés - et dans l'Allemagne de Weimar sans doute plus que partout ailleurs - celui du " juif perdu dans un monde moderne non-juif ". Cette question constitue à ses yeux " le symbole le plus manifeste du problème humain comme problème social et politique ". Le Testament de Spinoza réunit sous le titre d'un article de 1934 paru dans le " journal de la Communauté Israélite de Bavière " des textes de L. Strauss qui s'articulent autour de Spinoza et des problèmes du judaïsme. Leo Strauss y développe la thèse centrale que la compréhension du problème juif est inséparable d'une compréhension renouvelée du Traité théologico-politique. Cette dernière est liée à la découverte straussienne de l'art d'écrire. Spinoza n'est pas seulement ici figure paradigmatique pour une communauté à l'adresse de laquelle Leo Strauss a voulu retranscrire hic et nunc le message politique spinoziste. C'est aussi le philosophe qui maintient la catégorie du théologico-politique dans les termes de laquelle le conflit de la raison et de la révélation continue de devoir être rouvert et repense (fût-ce même dans une direction opposée à celle où la modernité de Spinoza s'engage) et à partir de laquelle son " testament " peut être apprécié.
Platon a composé ses écrits de manière à empêcher pour toujours de les utiliser comme des textes faisant autorité. Ses dialogues ne nous donnent pas tant une réponse l'énigme de l'être qu'une "imitation" extrêmement claire de cette énigme. Son enseignement ne peut jamais devenir l'objet d'un endoctrinement. En dernière analyse, il est impossible d'utiliser ses écrits pour une fin autre que la pratique de la philosophie. En particulier, aucun ordre social et aucun parti passé, présent ou futur, ne peut légitimement prétendre avoir Platon pour patron. Cela ne veut pas dire que l'interprétation de Platon soit essentiellement arbitraire. Cela signifie, au contraire, que les exigences d'exactitude qui gouvernent l'interprétation des livres de Platon sont beaucoup plus strictes que celles qui gouvernent l'interprétation de la plupart des livres(LEO STRAUSS
Pour Strauss, tout ce qui succède aux Classiques n'est que décadence et confusion. En particulier, les problèmes fondamentaux n'ont été correctement posés que par les Grecs. C'est chez eux que nous devons les retrouver si nous voulons les résoudre d'une façon satisfaisante, en théorie comme en pratique.Dans le présent volume, Strauss nous fait voir les solutions politiques "classiques" en interprétant un opuscule méconnu d'un "classique" mal compris : Hiéron ou de la Tyrannie, de Xénophon. Kojève, dans un essai critique, Tyrannie et Sagesse, prend la défense des quelque deux mille ans d'histoire qui ont suivi le Hiéron. Cette tâche se révèle plus difficile qu'on ne pourrait le penser. Du moins, dans une Mise au Point, Strauss croit pouvoir maintenir toutes ses positions "classiques" en mentionnant à la fin le problème philosophique qui sert de base à la discussion.Ainsi le présent ouvrage constitue une pièce à verser au dossier de la vieille Querelle des Anciens et des Modernes.
Léo Strauss (1899-1973) est une des grandes figures de la philosophie politique du XXe siècle. Si ses ?uvres sont devenues aujourd'hui des classiques, l'homme reste mal connu. Philosophe allemand émigré aux États-Unis dans les années trente, grand connaisseur de l'antiquité grecque, juif soucieux d'être fidèle à son peuple et solidaire de ses souffrances, Léo Strauss déploya durant toute sa vie une réflexion critique sur la politique et son histoire en se situant à la charnière des sagesse juives et hellénistiques. Dans l'article qui donne son titre au recueil, l'auteur s'interroge sur ce que c'est qu'être juif : est-ce appartenir à une religion, à une culture, au malheur ? Il répond à la difficile question de la transmission de la judéité, pourquoi rester juif, en démontrant qu'il est impossible de faire autrement.Entre révélation et raison, entre Athènes et Jérusalem, Strauss chemine avec une clarté et une simplicité exemplaires qui donnent à comprendre, que l'on partage ou non ses analyses, les enjeux de la philosophie politique occidentale.C'est avec Droit naturel et histoire que Strauss s'imposa en France. On pourra lire pour découvrir sa pensée politique : La Cité et l'Homme et Qu'est-ce que la philosophie politique ? Sur le thème de la judéité, on comparera avec intérêt les positions de l'auteur avec celles d'Hannah Arendt dans La Tradition cachée. --Emilio Balturi
Spinoza Baruch ; Akkerman Fokke ; Steenbakkers Pie
Résumé : Ce volume contient l'édition critique et la traduction française de l'Ethica, munies d'une introduction, de notes et de deux annexes (sur les mathématiques et la physique). L'établissement du texte par Fokke Akkerman et Piet Steenbakkers prend pour base l'édition latine des Opera posthuma de 1677, confrontée avec la version néérlandaise des Nagelate Schriften et avec le manuscrit récemment découvert dans les archives du Vatican ? seul témoin connu de l'état du travail en 1675, transcrit par un ami de Spinoza (van Gent) à l'usage d'un autre (Tschirnhaus) et demeuré inconnu jusqu'en 2010. La traduction de Pierre-François Moreau met en application les principes définis pour la série des oeuvres de Spinoza, fondés sur la recherche de la cohérence lexicale et conceptuelle et sur l'analyse des écarts sémantiques. Elle établit la première édition française du livre le plus célèbre de Spinoza prenant en compte les apports du manuscrit découvert en 2010.
Spinoza Baruch ; Caillois Roland ; Francès Madelei
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Court traité - Traité de la réforme de l'entendement - Les Principes de la philosophie de Descartes - Pensées métaphysiques - L'Éthique - Traité des autorités théologique et politique - Traité de l'autorité politique - Correspondance. Appendices: La Vie de Spinoza, par Jean Colerus - La Vie de Spinoza, par un de ses disciples. Traduit du latin et du néerlandais par Roland Caillois, Madeleine Francès et Robert Misrahi. Édition de Roland Caillois, Madeleine Francès et de Robert Misrahi.
Prince des philosophes ", selon Deleuze, " moment crucial de la pensée moderne ", selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires. Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Ethique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance. Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Ethique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des Etats, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même. Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : " Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre ".
Descartes René ; Beyssade Jean-Marie ; Beyssade Mi
Poser les fondements de toute philosophie et de tout savoir, en retraçant le chemin qui mène du doute radical à l'indubitable science: telle est l'entreprise de Descartes dans ses Méditations métaphysiques. Tout au long de cet ouvrage original où se conjuguent démonstration et ascèse, la vérité se fonde à mesure que le lecteur se découvre et se forme, en éprouvant, après l'incertitude de toute connaissance, l'existence du sujet pensant, de Dieu, des choses matérielles, la distinction de l'âme et du corps et leur union en l'homme. Les Méditations, dont nous donnons ici les textes latin et français, sont suivies des Objections formulées par d'illustres théologiens et philosophes - dont Arnauld, Hobbes, Gassendi - et des Réponses de l'auteur, à travers lesquelles l'exposé de sa métaphysique se trouve prolongé.