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Le handicap en images. Les représentations de la déficience dans les oeuvres d'art
STIKER HENRI-JACQUES
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749201740
Quatrième de couverture L'art modifie-t-il notre regard social sur ce que nous nommons aujourd'hui le handicap ? Ces images issues de la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie, les séries télévisées... trahissent souvent l'ambivalence faite d'attirance et de répulsion que nous entretenons avec l'autre si différent. Favorisent-elles la médiation entre les mondes distincts, le nôtre et celui des personnes souffrant de déficiences ? En amadouant le regard, les oeuvres d'art, quels que soient les supports utilisés (images fixes ou animées, images mentales), donnent corps et vie à l'atteinte, physique et morale, et à ses conséquences individuelles et sociales. Elles condensent des façons collectives de voir les personnes handicapées et constituent une manière d'officialiser les différences, sans les nier mais sans les exclure. Analyser, c'est-à-dire décrire et comprendre, ces oeuvres de culture provenant des siècles passés mais aussi d'aujourd'hui, telle est l'ambition de cet ouvrage qui témoigne des permanences et des évolutions de la place que la société réserve à la différence et à l'altérité.
L'année 2003 a été proclamée année européenne des personnes handicapées. Le handicap a été déclaré chantier prioritaire par la Président de la République. Une nouvelle loi, en février 2005, sur l'égalité des chances a été votée par le Parlement. Le combat ancien des associations pour améliorer la vie des trois millions de citoyens directement touchés se poursuit et se renouvelle. Des initiatives inédites se prennent pour sensibiliser le large public à la situation de ces citoyens et de leur entourage. Les entreprises se mobilisent pour l'intégration dans le travail. L'Europe et le Forum européen des personnes handicapées, invite à une meilleure prise en compte de celles-ci. Tout presse la communauté nationale à prendre la mesure des souffrances et de la passion de vivre de ces enfants, de ces hommes, de ces femmes, de ces familles qui doivent lutter contre la dépréciation, les discriminations, l'indifférence dont ils sont l'objet.
Il n'existe pas encore, à l'heure actuelle, d'histoire globale de l'infirmité - de ce que nous appelons pudiquement le handicap -, ni des systèmes de pensée qui commandent le rapport des sociétés au corps déviant ou diminué. Avec Corps infirmes et sociétés, H-J. Stiker a voulu combler cette lacune. En faisant revivre ce que fut le sort, si souvent cruel mais si différencié, des difformes, estropiés, impotents, l'auteur va bien au-delà du récit anecdotique. Du mythe d'?dipe relu et réinterprété jusqu'à la législation de 2005, il propose une histoire raisonnée, où les périodes historiques sont vues et rassemblées grâce à des idées maîtresses, à des concepts anthropologiques précis. Dans des contextes différents, les peurs, les rejets, les acceptations ne sont pas identiques. Ainsi, à travers l'infirmité, ce sont les sociétés qui se dévoilent, de façon parfois inattendue - tant le particulier est souvent la meilleure entrée dans l'ensemble d'une culture. Au fil de cet ouvrage, on pourra parcourir une histoire mal connue, pénétrer au plus profond des attitudes collectives, réfléchir à des fragments de politique, saisir l'importance extrême du culturel, subir un choc devant l'ampleur insoupçonnée de la question, comprendre, enfin, qu'elle ouvre en fait sur tout le social et permet de découvrir des voies nouvelles pour d'autres problèmes que celui des personnes handicapées.
Depuis plus de 40 ans, Henri-Jacques Stiker est un observateur du monde du handicap. Dans ce recueil de textes, de conférences données sur le sujet, il esquisse une réflexion globale sur la condition handicapée. En choisissant le terme de "condition", l'auteur s'éloigne d'une définition du handicap ou d'une approche catégorielle. La condition handicapée est une manière d'être-au-monde, d'être avec les autres, de se situer et d'entretenir des liens, comme on évoque la condition féminine ou la condition ouvrière. L'auteur présente un certain nombre de formes que prend le handicap durant la Révolution française, dans les classifications du XIXe siècle ou dans celles récentes de l'Organisation mondiale de la santé, dans les textes législatifs ou réglementaires, dans les études sur les outsiders. A travers ses analyses critiques, il développe une réflexion nouvelle sur la place du handicap. Toujours ambivalente et source de malaise social, la condition handicapée peut avoir aujourd'hui un avenir inédit en contribuant pleinement aux débats de société afin d'y apporter la richesse de la parole et de l'expérience des personnes concernées.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.