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CORPS INFIRMES ET SOCIETES
STIKER HENRI-JACQUES
AUBIER
13,00 €
Épuisé
EAN :9782700702866
Il n'existe pas encore, à l'heure actuelle, d'histoire globale de l'infirmité - de ce que nous appelons pudiquement le handicap -, ni des systèmes de pensée qui commandent le rapport des sociétés au corps déviant ou diminué. Avec Corps infirmes et sociétés, H-J. Stiker a voulu combler cette lacune. En faisant revivre ce que fut le sort, si souvent cruel mais si différencié, des difformes, estropiés, impotents, l'auteur va bien au-delà du récit anecdotique. Du mythe d'?dipe relu et réinterprété jusqu'à la législation de 2005, il propose une histoire raisonnée, où les périodes historiques sont vues et rassemblées grâce à des idées maîtresses, à des concepts anthropologiques précis. Dans des contextes différents, les peurs, les rejets, les acceptations ne sont pas identiques. Ainsi, à travers l'infirmité, ce sont les sociétés qui se dévoilent, de façon parfois inattendue - tant le particulier est souvent la meilleure entrée dans l'ensemble d'une culture. Au fil de cet ouvrage, on pourra parcourir une histoire mal connue, pénétrer au plus profond des attitudes collectives, réfléchir à des fragments de politique, saisir l'importance extrême du culturel, subir un choc devant l'ampleur insoupçonnée de la question, comprendre, enfin, qu'elle ouvre en fait sur tout le social et permet de découvrir des voies nouvelles pour d'autres problèmes que celui des personnes handicapées.
L'année 2003 a été proclamée année européenne des personnes handicapées. Le handicap a été déclaré chantier prioritaire par la Président de la République. Une nouvelle loi, en février 2005, sur l'égalité des chances a été votée par le Parlement. Le combat ancien des associations pour améliorer la vie des trois millions de citoyens directement touchés se poursuit et se renouvelle. Des initiatives inédites se prennent pour sensibiliser le large public à la situation de ces citoyens et de leur entourage. Les entreprises se mobilisent pour l'intégration dans le travail. L'Europe et le Forum européen des personnes handicapées, invite à une meilleure prise en compte de celles-ci. Tout presse la communauté nationale à prendre la mesure des souffrances et de la passion de vivre de ces enfants, de ces hommes, de ces femmes, de ces familles qui doivent lutter contre la dépréciation, les discriminations, l'indifférence dont ils sont l'objet.
Remarquable approche historique et anthropologique du handicap, des "origines" à nos jours. Du mythe d'Oedipe (le boiteux) à la nouvelle loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, se trouve discutée et éclairée toute la problématique de l'intégration des handicapés, qui constitue à l'heure actuelle l'une des priorités de l'action sociale.
Quatrième de couverture L'art modifie-t-il notre regard social sur ce que nous nommons aujourd'hui le handicap ? Ces images issues de la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie, les séries télévisées... trahissent souvent l'ambivalence faite d'attirance et de répulsion que nous entretenons avec l'autre si différent. Favorisent-elles la médiation entre les mondes distincts, le nôtre et celui des personnes souffrant de déficiences ? En amadouant le regard, les oeuvres d'art, quels que soient les supports utilisés (images fixes ou animées, images mentales), donnent corps et vie à l'atteinte, physique et morale, et à ses conséquences individuelles et sociales. Elles condensent des façons collectives de voir les personnes handicapées et constituent une manière d'officialiser les différences, sans les nier mais sans les exclure. Analyser, c'est-à-dire décrire et comprendre, ces oeuvres de culture provenant des siècles passés mais aussi d'aujourd'hui, telle est l'ambition de cet ouvrage qui témoigne des permanences et des évolutions de la place que la société réserve à la différence et à l'altérité.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.