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Stendhal musicien. Une identité grâce à la musique
Didier Béatrice
ROSENBERG SELLI
26,00 €
Épuisé
EAN :9791259930330
Chercheuse bien connue des spécialistes pour ses travaux sur Senancour, Sand et Stendhal entre autres, Béatrice Didier est l'auteure de cet ouvrage qui se propose d'explorer le rôle que joue la musique dans la quête d'identité de Stendhal : "Pour des raisons multiples, historiques et personnelles, Beyle semble être longtemps resté à la recherche de son identité. La musique lui a enfin permis de se trouver, en devenant un musicien, mais un musicien qui ignore " le bête de la musique ", c'est-à-dire sa technique. Par-delà une expérience d'auditeur passionné et de critique musical, il découvre alors une musique tout intérieure : musique du moi aux prises avec le temps, la musique d'une vie"". Ce recueil d'études et d'essais - en partie déjà parus mais remaniés pour l'occasion - offre un témoignage de l'histoire de la critique stendhalienne, illustrant la contribution apportée par Béatrice Didier, notamment sur les questions liées à la musique et à l'écriture personnelle (Vie de Henry Brulard, correspondance). Avec un avant-propos à caractère autobiographique qui éclaire le sens d'une longue fidélité au grand écrivain grenoblois, alliée à une expertise reconnue en matière d'histoire de la musique.
Résumé : L'Europe qui est en train de se constituer semble trop souvent essentiellement politique et commerciale. Il est nécessaire d'affirmer qu'il existe une Europe culturelle. La diversité des langues, l'histoire différente qu'a vécue chaque pays autorisent-elles cependant à parler d'une littérature européenne, comme d'une totalité ? De quelle littérature, de quelle Europe s'agit-il ? Et comment enseigner une telle littérature ? Des questions de méthode sont d'abord posées dans une première partie; la seconde étudie la répartition des littératures dans un espace européen lui-même variable, et la troisième, à travers des époques qui sont souvent en décalage d'un pays à un autre. La quatrième partie, enfin, analyse les divers genres littéraires pratiqués en Europe, avec le souci prédominant dans ce livre de marquer à la fois une unité de l'Europe où circulent si vite thèmes et idées, mais aussi la spécificité de chaque aire culturelle, qui constitue la richesse de notre confinent. Une cinquantaine de spécialistes ont apporté leur contribution à une réflexion fondamentale sur ces diverses questions, sans prétendre à une impossible exhaustivité. Des bibliographies à la fin de chaque chapitre, les vastes tableaux chronologiques qui terminent l'ouvrage permettent de compléter ces essais de synthèse par de nombreuses précisions et références.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.
La traduction de vingt chants choisis de la Divine Comédie parut en plein courant romantique en 1829, dans la même année que les Orientales de Victor Hugo, au lendemain des Etudes françaises et étrangèresd'Emile Deschamps. Antoni avait voulu contribuer, pour sa part, à donner ses lettres de naturalisation au grand poète que la nouvelle école plaçait non sans raison parmi ses ancêtres. Il entreprenait d'initier à cette poésie admirable le lecteur français qui l'avait jusqu'alors méconnu. Aussi ne voulut-il que donner, selon ses propres expressions, "une idée du ton et de la manière de Dante" . Il s'abstint de notes et de commentaires [... ] ; il s'attacha uniquement à reproduire, avec une religieuse fidélité, la couleur et surtout l'accent de la poésie dantesque. Ainsi comprise, sa traduction fut une véritable révélation pour le public compétent. (Paul Juillerat)
Belin Olivier ; Mayaux Catherine ; Verdure-Mary An
Espace de travail, de loisir ou d'évasion, la bibliothèque remplit toutes sortes de fonctions pour un écrivain. Elle est un patrimoine matériel qui se construit, se transmet et se disperse, mais aussi un atelier où les lectures, savantes ou sauvages, viennent nourrir la création ; enfin elle constitue le lieu d'un réseau de savoirs où se découvrent des filiations, des circulations et des dialogues parfois insoupçonnés. Telles sont les trois facettes des bibliothèques d'écrivains explorées dans ce volume, pour des auteurs de l'époque médiévale à l'époque contemporaine qui ont voyagé en Europe, Amérique et Asie. Ces études interrogent les archives papier ou numériques de figures intellectuelles variées : poètes, linguistes, philosophes, cinéastes ou critiques. Issu d'un séminaire du laboratoire Lexiques, Textes, Discours, Dictionnaires (LT2D) de l'Université de Cergy-Pontoise et d'un colloque co-organisé avec la Bibliothèque nationale de France en 2014, cet ouvrage bénéficie du soutien de la Fondation des Sciences du Patrimoine.
Le livre III du De casibus virorum illustrium de Boccace s'ouvre sur un apologue bien connu : la rencontre puis la lutte entre Paupertas et Fortuna. La moralité éditée ici en est la transposition drama- tique, enrichie d'autres personnages et autonome dans l'élaboration de la matière. Avant et après la lutte entre les deux protagonistes, le débat - tour à tour juridique et philosophique, par moments manifestement parodique -, est alerte et serré sur ce qui régit le sort des hommes, en utilisant nos termes, sur la liberté, le destin, le hasard. Inédit, le texte est conservé par un seul manuscrit. L'introduction rassemble nos connaissances au sujet de l'oeuvre, une transposition en français moderne est imprimée à la suite de l'édition, accompagnée de notes philologiques, littéraires et historiques, ainsi que du relevé des caractères codicologiques de la copie. Le volume comporte également les index des mots objet de discussion, des noms propres, des "autorités", des expressions proverbiales et des formes métriques.
Dans ses Essais, Montaigne trace de lui-même un portrait complexe, celui d'un gentilhomme engagé dans la vie publique de son temps, d'un homme prudent, cherchant à conserver son intégrité morale et sa liberté au milieu des guerres civiles, d'un écrivain original, créateur d'une langue d'art en français, et celui, plus intime, d'un vieillard malade affrontant avec courage les menaces du temps et de la déchéance physique. Ces portraits, rendus en couleurs vives, servent à représenter un personnage sur le théâtre du monde, dans l'espace littéraire de la mémoire, du jugement et des émotions. Ils incarnent une conception forte des valeurs morales, un humanisme civil, que porte une parole d'autant plus convaincante qu'elle est celle d'un homme de bien et de bonne foi.