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Bibliothèques d'écrivains. Lecture et création, histoire et transmission
Belin Olivier ; Mayaux Catherine ; Verdure-Mary An
ROSENBERG SELLI
36,00 €
Épuisé
EAN :9788878856783
Espace de travail, de loisir ou d'évasion, la bibliothèque remplit toutes sortes de fonctions pour un écrivain. Elle est un patrimoine matériel qui se construit, se transmet et se disperse, mais aussi un atelier où les lectures, savantes ou sauvages, viennent nourrir la création ; enfin elle constitue le lieu d'un réseau de savoirs où se découvrent des filiations, des circulations et des dialogues parfois insoupçonnés. Telles sont les trois facettes des bibliothèques d'écrivains explorées dans ce volume, pour des auteurs de l'époque médiévale à l'époque contemporaine qui ont voyagé en Europe, Amérique et Asie. Ces études interrogent les archives papier ou numériques de figures intellectuelles variées : poètes, linguistes, philosophes, cinéastes ou critiques. Issu d'un séminaire du laboratoire Lexiques, Textes, Discours, Dictionnaires (LT2D) de l'Université de Cergy-Pontoise et d'un colloque co-organisé avec la Bibliothèque nationale de France en 2014, cet ouvrage bénéficie du soutien de la Fondation des Sciences du Patrimoine.
Une Mise au point claire et concise sur les difficultés et les enjeux de l'avenir des institutions européennes. Un ouvrage intégrant les résultats du sommet de Nice.
Ce livre se propose de retracer le rapport de René Char au surréalisme: rapport d?abord placé sous le signe du partage de 1929 à 1934, années durant lesquelles s?élabore le chef-d??uvre surréaliste qu?est Le Marteau sans maître; rapport ponctué ensuite de débats polémiques que les aphorismes de Moulin premier (1936) ou de «Partage formel» (1942-1943) se chargent de mener; rapport qui prend enfin, après la guerre et jusqu?à la mort du poète, la forme d?une critique nuancée du surréalisme.
?La poésie doit être faite par tous?" , écrit en 1870 Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Un demi-siècle plus tard, les surréalistes érigent cette phrase en devise d'un "?communisme du génie?" dont ils se veulent les fers de lance. Depuis, des avant-gardes du XXe siècle aux pratiques numériques contemporaines en passant par la culture do it yourself, la formule n'a cessé de servir d'étendard à des entreprises littéraires, artistiques et politiques qui, malgré leurs divergences, se reconnaissent dans une visée fondamentale : faire de la poésie le lieu d'une communion, d'une communication et d'une communauté partagées. Ainsi émerge une utopie dont cet ouvrage entreprend l'histoire critique et explore les possibilités esthétiques : l'utopie d'une démocratie de la poésie, capable de changer la vie, de transformer le monde et de refonder la littérature. Olivier Belin est professeur de littérature française du XXe siècle à l'Université de Rouen-Normandie. Spécialiste des avant-gardes poétiques (René Char et le surréalisme, Garnier, 2011), il travaille sur la littérature francophone moderne et contemporaine et développe une recherche sur l'écriture poétique en amateur (Le Coin des Poètes, Pippa, 2014).
LA référence pour l'épreuve de lettres modernes de Khâgnes Traitant du programme de lettres modernes du concours de l'ENS pour 2025, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. L'ouvrage propose une étude du thème à travers chacune des oeuvres au programme ainsi qu'une mise en perspective de celui-ci.
Le livre III du De casibus virorum illustrium de Boccace s'ouvre sur un apologue bien connu : la rencontre puis la lutte entre Paupertas et Fortuna. La moralité éditée ici en est la transposition drama- tique, enrichie d'autres personnages et autonome dans l'élaboration de la matière. Avant et après la lutte entre les deux protagonistes, le débat - tour à tour juridique et philosophique, par moments manifestement parodique -, est alerte et serré sur ce qui régit le sort des hommes, en utilisant nos termes, sur la liberté, le destin, le hasard. Inédit, le texte est conservé par un seul manuscrit. L'introduction rassemble nos connaissances au sujet de l'oeuvre, une transposition en français moderne est imprimée à la suite de l'édition, accompagnée de notes philologiques, littéraires et historiques, ainsi que du relevé des caractères codicologiques de la copie. Le volume comporte également les index des mots objet de discussion, des noms propres, des "autorités", des expressions proverbiales et des formes métriques.
Les Ditz des sages hommes (vers 1492) constituent la première tentative d'acclimater en français le genre de l'apophtegme. Ce florilège de bons mots traduits pour la plupart des Rerum memorandarum libri de Pétrarque et des Vitae philosophorum de Diogène Laërce dans la version latine d'A. Traversari fut compilé et mis en français par Guillaume Tardif, professeur de rhétorique et précepteur du futur roi Charles VIII. Ecrits dans un français vivant, familier et docte à la fois, les Ditz explorent la possibilité d'adapter un 'illustre français' à une parole comique qui exalte la sagacité, l'indépendance d'esprit et l'ironie. Leur succès durable au XVIe siècle témoigne de la réussite de cette expérimentation originale.
Rousseau avec les Confessions n'a pas fini d'explorer les profondeurs de son moi, d'autant qu'il ne cesse de connaître de nouvelles souffrances, ou de nouveaux bonheurs. Les Dialogues, les Rêveries sont le fruit d'une démarche d'un auteur qui expérimente diverses formes d'écriture : il se libère de la chronologie ; il préfère les coups de sonde du fragment à la continuité du récit. Dans ces expériences extrêmes de la folie et du rêve, il s'interroge et nous interroge sur l'identité, la mémoire, le statut de la littérature, toutes questions qui n'ont cessé de hanter notre xxe siècle et risquent de connaître une acuité toujours plus grande au xxie siècle.