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Guillaume
Steiner Olivier
LABYRINTHES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782492895081
Un jour, j'ai reçu le message d'une inconnue. Elle m'annonçait le suicide de son frère, un garçon rencontré quelques mois plus tôt dans mon pays des montagnes, là où je suis né. Un garçon que j'ai si peu connu, mais qui m'avait fait me dire que j'aurais pu tout quitter pour essayer de vivre avec lui, près de lui, dans son silence, avec son petit chien blanc. Le suicide est omniprésent dans ma vie : une amie de jeunesse, une grand-mère, un oncle, une amie de cinéma, un compagnon d'errance et ce dernier garçon, étrangement inoubliable, Guillaume. C'est trop. Trop. Le suicide est une mort radioactive, comme un trou noir sa gravité déchire et l'espace et le temps. J'ai répondu à cette soeur. Nous nous sommes rencontrés. Je n'ai pas su répondre à cette soeur. Ce livre est ma réponse si elle était possible. Mon sujet n'est pas le suicide, mon sujet c'est Guillaume, tel qu'il m'est arrivé, par son suicide.
Résumé : Devenu abordable par son prix, le scanner est aujourd'hui un périphérique très populaire et ses applications multiples tant professionnelles que familiales séduisent chaque jour davantage les adeptes de l'image. Grâce à ce guide très accessible, apprenez à exploiter tous les atouts de votre scanner, de votre première numérisation jusqu'à la reconnaissance optique des caractères. Découvrez les principaux critères qui devront guider votre choix avant l'achat, intégrez quelques paramètres techniques indispensables et notamment les modes de connexion de votre scanner, installez les différents logiciels nécessaires. Puis, passez à la pratique : paramétrage, numérisation, scan, recadrage, retouche, OCR, réussissez toutes vos opérations de scanner comme un véritable professionnel. De nouvelles sections sur la résolution pour le Web, les modes de numérisation ou encore le rééchantillonnage complètent cette nouvelle édition entièrement mise à jour et développée.
Une femme est retrouvée morte. C'est Marilyn Monroe. La scène peu à peu est envahie : policiers, médecins, photographes, journalistes, voisins attroupés dans l'impasse, prêts à forcer le passage. Et puis, ce sont des flashes : un ami, un parent, un photographe qui se souvient d'un sourire, d'un mot, d'une danse. Une pose. Un immense éclat de rire. Et le lecteur est avec eux. Parfois même, dans la peau de Marilyn. Et puis, le trajet de ce corps sans vie qu'on cache tant bien que mal, dont on ne sait pas quoi faire, qu'il faut emmener à la morgue... Et ce photographe enfin qui parvient à s'introduire, qui " mitraille la dépouille "... Et puis encore, l'autopsie. Les premières annonces officielles, le choix des photos, de l'emplacement des articles, les coups médiatiques qui se préparent. Ceux qui se sentent coupables. La cérémonie... A la limite de la fiction et du reportage, le texte est cru, parfois noir, mais plein de pudeur, et toujours tendre, étincelant...
On nous dit que l'amour rend aveugle. On nous dit que le romantisme est mort, que le discours amoureux est mièvre, que la passion, c'est de l'hystérie. Je dis qu'il n'y a rien de plus faux et de plus mensonger. Aimer, c'est connaître. L'amour ouvre les yeux, il est connaissance. Ce livre n'est pas la transcription ou la narration d'une histoire d'amour que j'aurais vécue dans ma vie, il est tout entier et à lui seul cette histoire d'amour.
Il est des obsessions que l'on traîne avec soi tout au long de sa vie et qui à l'âge d'homme peuvent enfin être exprimer avec sérénité et recul. Certains les nomment "traumas" et ils sont fréquemment sources de tristesse, de mélancolie. Le plus souvent, la vie courante nous permet pas de parler de ces expériences anciennes qui nous ont marqués, impactés, et seul l'art nous donne l'opportunité et la distance suffisante de mettre des maux sur les mots comme dit l'expression consacrée et plus particulièrement, la poésie qui par sa liberté de forme nous autorise tous les voyages dans le temps intime. Temps "suspendu" pour ma part où mon enfance frêle et fragile subissait sans le nommer un abandon. Abandon symbolique, psychique et physique, qu'il s'agit dans ce texte de rendre palpable en faisant parler les situations, les acteurs et sentiments d'une époque lointaine, archaïque et pourtant encore bien présente en moi comme fondatrice de ma vocation d'artiste et de ma volonté tenace à vouloir exprimer l'indicible.
Il ne s'agit pas de prendre les mots à leur sens premier, mais au contraire de retirer leur signification, de les vider, de les moduler comme de la pâte, pour n'en garder que leur sonorité. L'art de cette poésie vient de la liberté artistique de prendre les mots pour ce qu'ils sont d'une façon primaire, des sons, des lettres, un enchevêtrement bigarré qui une fois achevé tente de faire vibrer les mots comme des cordes âme. De simples mots sont modifiés, vidés de leur structure grammaticale, pressés comme des tubes de peinture, pour permettre à l'amateur regarder au-delà du voile d'un simple dictionnaire. Il existe de la peinture abstraite. De la sculpture abstraite. Je propose une poésie abstraire en absolu. Nous oublions de penser l'intérieur de l'oeuf, la poule n'existe plus ici, concentrons-nous sur la simple coquille. Pour que ces mots, simples sons que nous avons gonflés de sens deviennent comme ces images stéréoscopiques, qui ne semblent être que bouillie colorée, pour devenir image subliminale une fois le bon angle trouvé. N'avez-vous jamais remarqué que le même mot prononcé inlassablement perd petit à petit de son sens plus nous le prononçons, jusqu'à devenir simple bruit ?
Elle a pris un train pour Trouville, le train de midi. Elle voulait écrire un livre sur lui, sur le génie. Elle avait réservé une chambre d'hôtel, la saison n'avait pas commencé. Elle s'est installée dans la chambre, la fenêtre donnait sur la plage, avec ses marées, ses îlots de sable. Alors sont apparus les fantômes.
Depuis de nombreux siècles, sa bravoure est complète, sa malice un exemple. Depuis de nombreux siècles, son chant a façonné, l'air de rien, une galerie de portraits féminins stéréotypés, clichés à la peau dure. A la manière d'une religion, et la pire car le dieu vénéré ne serait qu'un homme, il a placé les femmes dans des cases bien nettes, des cases comme des cages : la pucelle innocente, l'amoureuse hystérique, la folle castratrice, l'épouse dévouée ou l'intouchable déesse. Depuis de nombreux siècles, bien trop nombreux, nous n'avons eu droit qu'à une version des faits, celle des hommes, depuis un seul point de vue, celui des hommes. Résonne enfin le chant des corps révélateurs, dont le héros mythique n'était qu'un négatif. Le long chemin d'Ulysse est jalonné de femmes, il est peut-être temps d'entendre leur version...