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La qualité des produits en France, XVIIIème-XXème siècles
Stanziani Alessandro ; Frank Robert
BELIN
26,60 €
Épuisé
EAN :9782701135465
Vache folle ", sang contaminé, produits transgéniques : ces affaires ont récemment mobilisé l'opinion et soulignent l'importance des problèmes de qualité face aux logiques commerciales et aux dérives du marché. Comment concilier liberté d'initiative et de concurrence, d'une part, sécurité et santé publiques, d'autre part ? Qui peut fixer les normes légitimes de qualité des produits ? Depuis longtemps producteurs, marchands, consommateurs, experts et juristes s'affrontent sur ce terrain. Quel est le rôle de l'Etat, le poids des lobbies économiques, la place de l'expertise et l'action du droit ? Ce livre analyse les enjeux actuels en matière de sécurité et de qualité des produits dans une perspective historique. La première partie, consacrée au XVIIIe siècle, retrace la construction de la notion de qualité sous l'Ancien Régime : efforts d'identification et de classement des produits, volonté réglementaire de Colbert et ses limites, rôle des corporations. La seconde partie étudie la mise en place des normes de contrôle au sein de l'économie libérale du XIXe et du début du XXe siècles, à travers les exemples du savon de Marseille, du vin et des conserves. Elle renverse les thèses traditionnelles opposant un Ancien Régime " dirigiste " et un XIXe siècle libéral : le fonctionnement de l'économie libérale aurait été impossible sans les règles de droit disciplinant les marchés. La dernière partie analyse les problèmes contemporains de qualification des produits, notamment à la lumière de la crise de la vache folle et dans la législation européenne. Ce livre est issu du séminaire " Normes et produits " de l'IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l'économie, CNRS), d'une part, et, d'autre part, d'un groupe de travail consacré aux classifications et aux certifications des produits, soutenu par le ministère de la Recherche.
Les récits de Conrad m'accompagnent depuis mon enfance. A cette époque, j'aimais surtout l'aventure, le bruit et le parfum de la mer. [... ] Je pensais avoir mis de côté Conrad jusqu'à ce que, il y a quelques années, un ami [... ] me dise : as-tu remarqué que tes terrains de recherche suivent à peu près les périples de Conrad ? Le livre de l'historien Alessandro Stanziani ne parle pas des voyages de Joseph Conrad, mais des travailleurs et des asservis que l'écrivain polonais a côtoyés : les serfs de Russie, les salariés et les marins des empires français et britannique, les esclaves et les immigrés de l'océan Indien. Il s'achève au Congo, dans les violences extrêmes perpétrées contre les indigènes par des compagnies coloniales en quête effrénée de profits. De la pensée des Lumières à l'évolution du droit et à la réalité des conditions de travail, Alessandro Stanziani montre par son approche globale que l'histoire du travail forcé ne peut se comprendre qu'en relation avec celle du travail libre. Les deux aires ne cessent de se superposer et de se répondre mutuellement pour écrire une seule et même histoire encore inachevée, celle d'une difficile émancipation.
La bataille d?Ulan Butong en 1690 oppose dix mille Zhungars (trente mille suivant d?autres sources) à deux armées Mandchous (soit cinq mille hommes); le siège de Gingee par les Moghols implique environ 40000 soldats, des dizaines de milliers de chevaux et de dromadaires et des centaines d?éléphants. Ces affrontements ont lieu à des centaines, parfois des milliers de kilomètres des villes et des pâturages. Dans les steppes d?Asie centrale autant qu?en Inde, l?alimentation des chevaux et des hommes est tout aussi importante que la qualité des sabres. D?où venaient donc lesapprovisionnements nécessaires? Les steppes ne sont-elles pas synonyme de territoire désertiqueset de populations nomades? Et l?Inde que nous décrivons toujours surpeuplée e sous-alimentée oùtrouvait-elle, en 1690, ces immenses ressources?Le point de départ et le fil rouge de cet ouvrage est donc tout simple: l?approvisionnement desarmées dans les steppes et lors des sièges dans des régions périphériques. De quelle manière lesRusses, les Chinois et les Moghols ont, chacun à sa manière, réglé ce problème? Dans l?édificationdes Empires eurasiatiques, la lutte pour les chevaux est impitoyable. Chinois, russes et Mogholsvont s?affronter entre eux et avec les peuples des steppes, les éleveurs mongols. Qui parmi lesChinois, les Russes et les Moghols aura mieux réussi dans ces opérations et pour quelles raisons?Au-delà, l?organisation militaire exige une discipline, une administration fiscale et un système derecrutement. Ce dernier peut avoir comme cible des mercenaires, des élites guerrières, descavaliers nobles, des soldats paysans. En Inde des guerriers ascètes combattent à côté de paysansaffamés et des cavaliers Rajputs; dans les steppes d?Asie centrale, les cosaques déferlent à côtédes Nogays, véritables nomades et de paysans russes cachés derrière les fortifications en bois; enChine enfin, ou plutôt dans sa partie nord-occidentale; des paysans han, des criminels ordinaireset des guerriers mandchous organisés en bannières sont confrontés aux hordes Zunghars (mongoles oirats). Tous doivent être rémunérés alors même que leur emploi détourne des ressources monétaires, alimentaires et des bras d?autres occupations. Tout l?équilibre social est concerné. Les formes du recrutement et de la gestion des soldats, leurs équipements et approvisionnements s?ancrent dans le tissu social, dans les formes des institutions politiques et, bien entendu, dépendent de l?accès aux ressources disponibles. Les relations entre paysans, seigneurs, soldats et administration règlent cette architecture complexe.Et le sort de ces trois empires immenses, les systèmes socio-économiques sur lesquels ils reposent, ne sont pas anecdotiques; ce sont eux qui dominent le monde à une époque où personne n?aurait misé sur la suprématie mondiale de l?Europe. Jusqu?en 1789, quand l?Angleterre vient juste d?occuper le Bengale, l?Asie a encore de l?avance. Pourtant, un siècle plus tard, cette hiérarchie aura été complètement bouleversée; l?Occident domine la planète. Alessandro Stanziani, auteur majeur du changement de perspective propre à l?histoire globale, explique dans ce livre ce prodigieux retournement, qu?a oublié l?histoire racontée par ceux qui connaissent la suite de l?histoire. Cette hiérarchie a été bouleversée, mais pour combien de temps?
L'étude sérielle des comptes seigneuriaux vers la fin du Moyen Age, une nouvelle base de données sur les privilèges d'entreprises textiles en Europe entre le XVIe et le XVIIIe siècles, des données tout aussi détaillées sur les crédits en France au XVIIIe siècle et, enfin, les données du commerce international pendant la seconde moitié du XXe siècle : autant d'usages de données construites à partir de sources d'archives qui permettent de reconsidérer des argumentaires classiques en histoire médiévale, moderne et contemporaine. Ces analyses novatrices sont accompagnées d'une réflexion sur l'un des statisticiens les plus réputés dans l'histoire des statistiques, Adolphe Quetelet.
Résumé : Qu'on la nomme histoire globale, mondiale, connectée, histoire-monde ou world history, c'est elle qui aujourd'hui suscite l'intérêt des lecteurs, des médias, des universitaires, et tend à façonner notre représentation du passé. Mais qu'est-ce que l'histoire globale ? Que propose-t-elle ? La belle synthèse d'Alessandro Stanziani fournit toutes les clés pour comprendre l'essor et les ambitions de cette histoire plurielle. Filiations multiples, bifurcations inattendues, brassages et métissages : affranchie de l'européocentrisme, l'histoire globale élargit les horizons géographiques, déborde les cadres nationaux, pense le monde à partir des connexions et des relations au sein d'entités politiques ou économiques hétérogènes. Elle a pour objet les migrations d'hommes, de biens, d'idées, de savoirs, de symboles, mais aussi le changement climatique, les révolutions technologiques, l'évolution des mentalités... Saisies dans la longue durée, et à l'intersection de plusieurs mondes, Alessandro Stanziani explore à nouveaux frais les relations que l'histoire établit avec la philosophie, la sociologie, la philologie et l'économie : ces interactions délimitent la portée de l'histoire globale par rapport aux autres approches. Face aux progrès du nationalisme, cette façon de faire de l'histoire permet de revisiter le passé d'un certain nombre d'événements, de culture et/ou de régions. De l'Inde à la Russie, des décolonisations à l'islam, cet ouvrage montre que l'histoire globale invite à multiplier les angles de vue, mais aussi à dépasser la vision de l'histoire comme choc entre les civilisations.
Depuis quelques années, un mouvement d'idées venu des Etats-Unis, qualifié de "Révolution transhumaniste", a pris un essor considérable. Demain, on vivra 200 ou 300 ans... et bien sûr en parfaite santé : l'immortalité n'est pas loin ! Ces prophéties s'appuient sur les avancées réelles de l'intelligence artificielle et de la recherche en biologie, en particulier dans le domaine du vieillissement, passant ainsi allègrement de l'homme préservé et/ou augmenté à un véritable homme dieu. Mais dès que l'on s'intéresse au cerveau, les données, particulièrement complexes, ne vont pas dans leur sens. Il existe une contradiction criante entre la jeunesse éternelle promise et la réalité actuelle, marquée en particulier par les échecs thérapeutiques répétés dans les maladies neurodégénératives. Forts de leur expérience et de leur autorité dans le domaine des neurosciences et du vieillissement, Danièle Tritsch et Jean Mariani dénoncent l'imposture du transhumanisme et ses excès ou délires, données scientifiques à l'appui. De façon accessible et vivante, avec de nombreux exemples de la vie quotidienne, ils démontrent que les efforts lents et soutenus de la recherche biologique et médicale - auxquels contribuera l'intelligence artificielle - restent la seule voie pour comprendre le fonctionnement du cerveau, le maintenir en bonne santé (cerveau préservé), le doter de capacités nouvelles (cerveau augmenté) et, dans un délai non prévisible, guérir ou stabiliser les maladies neurodégénératives (cerveau réparé). L'homme dieu, quant à lui, ne s'appuie sur rien de tangible.
Steyer Jean-Sébastien ; Lehoucq Roland ; Mangin Lo
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science. On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d'archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s'est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures. 38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin...) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques. Chaque chapitre est ainsi l'objet d'une découverte : le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l'origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible... Illustré par de superbes dessins inédits d'Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d'une lumière inédite cette oeuvre monde.
Quelle que soit la civilisation à laquelle il appartient - celte, aborigène, grecque, égyptienne, arabe, chinoise, maya, etc. -, l'être humain cherche dans le ciel des réponses aux questions qu'il se pose sur son origine, son avenir et sa finalité. Ainsi, l'astronomie a commencé à travers les mythes célestes imaginés par les Anciens pour expliquer l'ordre du monde, et la place qu'ils y occupaient. Dans ce livre, l'auteur mène une passionnante enquête à travers le monde sur les astronomies anciennes, de Stonehenge à Gizeh en passant par Pékin et Mexico, en se fondant sur l'étude des monuments et des sources écrites encore accessibles. Les savoirs astronomiques passés étaient loin d'être négligeables, et certainement pas limités aux seuls travaux des Grecs. Les tablettes mésopotamiennes, les annales chinoises et les chroniques médiévales sont en outre d'une singulière utilité pour les astronomes modernes : comment sinon remonter aux variations de la durée du jour au cours des siècles, ou percer la nature de l'explosion qui a frappé tant d'observateurs en 1054 ? Ce livre offre ainsi un voyage magnifiquement illustré à travers les âges, entre astronomie et archéologie. Avec passion, l'auteur raconte les toutes dernières avancées et les découvertes récentes du domaine. Angkor Vat, Pétra, l'Ile de Pâques, les lignes de Nazca, le Machu Picchu ... ces monuments mythiques et leur contenu astronomique n'auront plus de secrets pour vous ! Une première édition de cet ouvrage a été publiée en 2009 sous le titre L'astronomie des anciens (prix Jean Rostand 2009).
Résumé : Ce guide complet décrit près de 600 espèces d'oiseaux nicheurs ou migrateurs, soit l'ensemble des oiseaux observables en France, Belgique et Luxembourg. Chaque oiseau fait l'objet d'une fiche détaillée, avec une description précise pour bien l'identifier, des données sur sa biologie et son comportement, des informations sur où et quand l'observer, avec une carte de répartition. Enfin, des indications sont apportées sur les espèces ressemblantes afin d'éviter toute confusion avec une autre espèce. L'ouvrage, riche d'un millier de photos de grande qualité, est précédé d'une introduction très graphique, qui, à l'aide de nombreux dessins, initie le lecteur au monde des oiseaux, éveille sa curiosité et apporte des explications sur leur mode de vie. Sa couverture plastifiée en fait un vrai guide d'identification sur le terrain. En outre, le chant ou le cri de près de 400 espèces est accessible directement via un Q-R Code. "Un rare concentré de données pédagogiques [...] Certainement le guide idéal pour l'ornitho débutant !" (Nat'Images, 2015).